Surpopulation

Le seul et unique problème de l’humanité

Pierre Lance

À lire nos journaux et à écouter nos radios et nos télévisions, l’humanité serait aujourd’hui assaillie par une multitude de problèmes dramatiques. Les performances technologiques que nous ne cessons d’accumuler devraient pourtant finir par nous apporter toutes les solutions souhaitables. Un peu de patience, et tout va s’arranger…
Or, de toute évidence, rien ne s’arrange et tout s’aggrave. Pourquoi ?
Pour la simple raison que si le progrès avance à 100 à l’heure, la dégradation planétaire, elle, fonce à 500 à l’heure ! Et que nous n’avons donc aucune chance de la rattraper.
Par exemple, depuis 1950, la production agricole mondiale s’est formidablement développée, nourrissant presque tous les humains, pourtant passés de 2,5 milliards à plus de 7. Mais cela au prix d’une déforestation systématique et d’une détérioration constante des capacités nutritives réelles de nos aliments (selon certains nutritionnistes, une pomme de 2015 vous apporte moitié moins de nutriments qu’une pomme de 1950, sans parler des pesticides en prime). La population du Sahel, l’une des régions les plus pauvres du monde, ne survit que grâce à l’aide internationale. C’est très bien d’empêcher les gens de mourir de faim. Mais que font-ils ensuite ? De plus en plus d’enfants, fabriquant donc à la chaîne de futurs affamés. Toute aide internationale de nourriture qui ne pose pas la condition préalable du planning familial entretient inexorablement la famine, la souffrance et la mort.
Car le seul et unique problème de l’humanité, qui engendre tous les autres, c’est l’explosion démographique. Les Européens sont les seuls peuples à avoir montré spontanément l’exemple d’une réduction de leur natalité. Si tous les autres ne les imitent pas, l’humanité, tôt ou tard, s’effondrera sur elle-même.

Pierre LANCE

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Je voudrais faire écho à l’article paru dans «Nice-Provence-Info» le 21 avril avec « Réchauffement climatique …

8 commentaires

  1. 1 « seul » milliard en 1800 – Plus de 7 milliards aujourd’hui – Et si les alertes répétées (telle celle de Pierre Lance) ne sont pas entendues, probablement 11 milliards à la fin du siècle ! L’espèce humaine se dirigerait-elle tout droit vers son effondrement ?…

  2. je qualifierais bien votre pensé d un millier de noms d oiseaux
    c est entièrement faux . C est prendre le probleme a l envers . Prétention d enfant gaté d occident . Petit frimeur aux pretention universaliste . De la politique de caniveau comme bien souvent . Avec le niveau de vie et la consommation d un Somalien nous pourrions etre 20 milliards sur terre et on se porterait a merveille .
    Quand un somalien meurt a 30 ans apres avoir bouffer seulement quelques kilo de riz dans toute sa vie, apres n avoir jamais consommer du petrole ni du gaz . Apres n avoir pas acheter une garde robe complete tout les 4 ans ce Somalien aura eu un impacte ecologique quasi nul . Il partira sans aucune « dette » ecologique car il remboursera en retournant a la terre . De l humus pour la planete
    comparé à un americain qui vivra 80 ans en ayant bouffer comme un porc des tonnes de viandes et de merdes chimiques, en changeant de télé tout les 3 ans ,de téléphone tout les ans, en roulant avec d enorme bagnole et en buvant toute les merde possible imaginable, en chiant dans de l eau potable, e arrosant son jardin a l eau potable …..bref cet americain moyen (pléonasme) partira avec une dette ecologique énorme et non remboursable . Les cadavre dans les pays occidentaux mettent 3 fois plus longtemps a se décomposé . Remplis de conservateur et de merde meme la planete ne nous support plus, meme mort
    Bref la politique de caniveau des pipologues a de beau jours …la planete par contre ……

    • « Avec le niveau de vie et la consommation d’un Somalien nous pourrions être 20 milliards sur terre et on se porterait a merveille ». « A merveille » ! Il ne faut vraiment rien connaître de la Somalie pour écrire des choses pareilles ! Car nombre de ses habitants souffrent de la faim et des maladies… et « cerise sur la gâteau », si l’on peut dire, la misère est telle que le terrorisme des shebabs assassine régulièrement nombre d’entre eux… La Somalie actuelle, c’est l’enfer sur Terre ! Et c’est cela que vous souhaitez à 20 milliards d’humains ?…

  3. Comment peut-on encore penser que la population mondiale peut augmenter dans un espace fini qu’est la Terre sans que notre train de vie et l’environnement n’y prennent un coup ?
    Le philosophe allemand Nietzsche parlait de  » volonté de puissance « , volonté qui, selon lui, animerait chaque être vivant, qu’il soit animal ou végétal.
    Il semblerait que l’être humain soit à son apogée dans sa volonté de puissance : toujours plus d’êtres humains, toujours plus de confort, toujours une plus grande espérance de vie, etc…
    Mais cela devra bien finir un jour…l’être humain a puisé sans modération depuis trop longtemps dans les réserves de cette planète.
    Pénurie d’eau et de nourriture seront les principaux problèmes du XXI ème siècle selon moi.
    La volonté de puissance de l’humanité va arrivé à un point de frustration ou il n’y aura pas 15000 solutions pour y remédier.
    L’Humanité devra soit :

    – limiter de façon drastique les naissances, favoriser et développer encore plus la contraception, interdire au-delà d’un certain seuil le nombre de naissances. Mais pour cela, nos gouvernements devront avoir fait depuis longtemps le deuil des droits de l’Homme. Car il est évident qu’il ne sera pas chose aisée de forcer certaines personnes à se limiter à un ou deux enfants.
    Des méthodes de plus en plus  » fascistes » devront être appliquée afin d’arriver en douceur à une diminution de la population mondiale : contraception imposée, stérilisation forcée au-delà d’un certain nombre d’enfants, baisse ou disparition progressive des aides sociales pour les familles nombreuses.
    Diminution de certains privilèges de la vie moderne : diminution de la consommation de viande, de l’utilisation d’eau courante, économie de carburant, baisse du pouvoir d’achat, etc…
    Cette méthode serait difficilement applicable car il y aura toujours des familles qui passeront à travers les mailles du filet et la diminution des naissances ne règlerait pas le problème du financement des retraites d’une population de plus en plus vieillissante.

    – Deuxième hypothèse, la plus violente, anarchique mais également la plus plausible ( malheureusement ! ) ? L’augmentation des guerres, des famines, des conflits les plus divers ( nucléaires ou bactériologiques ). Tout cela sous différentes bannières qui ne serviront que de prétexte pour contrôler les dernières réserves encore intactes ( nationalisme, intégrisme religieux, etc… ).

    – Dernière hypothèse, à la fois la plus farfelue et la plus irréalisable mais également la plus audacieuse.
    Il resterait à l’être humain de combler enfin sa volonté de puissance toujours grandissante non pas en faisant la guerre, mais en colonisant…l’espace !
    On a ri de Jacques Cheminade il y a quelques années car il préconisait dans son programme de relancer le programme spatial comme solution à la crise de l’emploi mais après tout, qu’y a t’il d’illogique et de farfelu à cela ? Les grandes épidémies et l’augmentation démographique du Moyen-Age ont été soulagé par la découverte du Nouveau Monde et les aventures coloniales à l’autre coin de la planète.
    La conquête spatiale serait le nouveau salut de l’Humanité qu’une Terre vieillissante et surpeuplée ne peut plus lui apporter ! Un nouveau défi, un nouvel idéal, une nouvelle aventure pour l’Humanité et les jeunes générations.
    Combien de personnes savent ce que la conquête spatiale a pu nous apporter comme progrès technologique et comme connaissance scientifique. L’Humanité ne peut stagner en restant indéfiniment dans son berceau qu’est la Terre. Et qui deviendra bientôt son tombeau si on ne fait rien et que plus personne ne possède d’audace et de rêves !

    • Et si…? Je ne sais pas si c’est de l’audace, mais j’ai toujours rêvé, à mes heures. J’avoue, que devant nos réalités contemporaines il ne reste plus beaucoup de place pour le beau rêve. Mais je creuse parfois quelque part, où je me dis qu’il en reste peut être assez, pour faire place à un infime espoir.
      Et si, donc nous disposions aujourd’hui pour demain; non pas de « l’énergie libre », qui est une pure aberration scientifique; mais de ce Graal, qu’est la FUSION Nucléaire, contrôlée, et exploitable à souhait, pour tout le monde, dans les meilleures conditions. Après tout, si on parle de rêve, je ne vois pas ce que ça a de plus fantaisiste que la colonisation de l’espace cosmique. Ça présente en plus l’avantage de prouver, que l’on serait capable de maîtriser notre environnement, avant d’aller polluer d’autres astres.
      Bien plus que ça même, je cherche , avec cette idée, à déboucher sur un scénario optimiste. Contrairement à la situation actuelle; où la fuite en avant technologique est désemparée, par la fatalité de la pénurie de combustibles fossiles à venir; cette vraie source de transition énergétique, pourrait avoir des effets positifs. En effet, elle pourrait être mise à la disposition de tous les pays, désamorçant ainsi tout conflit, engendré par la localité des ressources énergétiques en tout genre.
      Et sa mise à disposition dans les pays en émergence, elle permettrait, non seulement leur développement rapide, mais en plus la finalisation de leur transition économique. Cela signifiant, bien sur, la tendance de la population à limiter, elle même, sa démographie.
      Mais c’est peut être trop simple, soit que j’oublie des choses, soit qu’on ne cherche surtout pas à faire simple. Peut être que ça dérangerait certains, en particulier ceux qui ont le pouvoir d’entretenir la situation à leur avantage, au détriment des autre, bien sûr.
      De plus il serait nécessaire que toutes les nations se montrent capables d’accepter le même objectif de répartition et de partage des autres richesses. Autrement dit des échanges planifiés à l’échelle mondiale, plutôt qu’un commerce au profit d’une oligarchie de transnationales. Mais c’est pas parti pour, je crois même qu’on peut rêver ; les intéressés ne sont pas près d’abandonner çà.
      Le nombre fait le bonheur de ceux qui ont le pouvoir sur une grosse masse de misère nécessiteuse.

  4. Un monde surpeuplé d’humains sera bien plus terrifiant que celui peuplé de bêtes sauvages comme le tigre à dents de sabre et autres prédateurs féroces que les hommes ont exterminés. Si la biomasse totale diminue avec le changement climatique, il faudra que la population humaine suive. Si la population humaine ne se stabilise pas rapidement, elle subira une décroissance brusque et d’une violence sans précédent. La stratégie du choc doit être évitée à tout prix. Malheureusement, la montée des eaux va submerger des centrales nucléaires, et l’espèce humaine va subir une forte décroissance par les maladies et la stérilité à cause des mutations et des perturbateurs endocriniens, sujets que la rubrique le lance-pierre ne manquera pas d’aborder tant chaque chapitre fait partie d’un tout cohérent. Je ne comprends pas les gauchos qui veulent qu’on soit 20 milliards et plus sur terre, comme si le bonheur était dans le nombre…

    • Et si…? Je ne sais pas si c’est de l’audace, mais j’ai toujours rêvé, à mes heures. J’avoue, que devant nos réalités contemporaines il ne reste plus beaucoup de place pour le beau rêve. Mais je creuse parfois quelque part, où je me dis qu’il en reste peut être assez, pour faire place à un infime espoir.
      Et si, donc nous disposions aujourd’hui pour demain; non pas de « l’énergie libre », qui est une pure aberration scientifique; mais de ce Graal, qu’est la FUSION Nucléaire, contrôlée, et exploitable à souhait, pour tout le monde, dans les meilleures conditions. Après tout, si on parle de rêve, je ne vois pas ce que ça a de plus fantaisiste que la colonisation de l’espace cosmique. Ça présente en plus l’avantage de prouver, que l’on serait capable de maîtriser notre environnement, avant d’aller polluer d’autres astres.
      Bien plus que ça même, je cherche , avec cette idée, à déboucher sur un scénario optimiste. Contrairement à la situation actuelle; où la fuite en avant technologique est désemparée, par la fatalité de la pénurie de combustibles fossiles à venir; cette vraie source de transition énergétique, pourrait avoir des effets positifs. En effet, elle pourrait être mise à la disposition de tous les pays, désamorçant ainsi tout conflit, engendré par la localité des ressources énergétiques en tout genre.
      Et sa mise à disposition dans les pays en émergence, elle permettrait, non seulement leur développement rapide, mais en plus la finalisation de leur transition économique. Cela signifiant, bien sur, la tendance de la population à limiter, elle même, sa démographie.
      Mais c’est peut être trop simple, soit que j’oublie des choses, soit qu’on ne cherche surtout pas à faire simple. Peut être que ça dérangerait certains, en particulier ceux qui ont le pouvoir d’entretenir la situation à leur avantage, au détriment des autre, bien sûr.
      De plus il serait nécessaire que toutes les nations se montrent capables d’accepter le même objectif de répartition et de partage des autres richesses. Autrement dit des échanges planifiés à l’échelle mondiale, plutôt qu’un commerce au profit d’une oligarchie de transnationales. Mais c’est pas parti pour, je crois même qu’on peut rêver ; les intéressés ne sont pas près d’abandonner çà.
      Le nombre fait le bonheur de ceux qui ont le pouvoir sur une grosse masse de misère nécessiteuse.

  5. Pierre Lance a raison. Dire que c’est le seul problème est exact, pas au sens bien sûr où aucune autre question ne se pose, mais au sens où si nous échouons sur ce point (stabiliser notre explosion démographique puis revenir à des effectifs plus raisonnables), alors quels que soient nos efforts sur les autres problèmes nous échouerons à protéger les équilibres de la biosphère et que la sixième extinction, déjà bien entamée, sera inéluctable. Il va de soi aussi que dans ce cadre, les sociétés humaines s’effondreront.