Nice vue aérienne

Aire azuréenne : une surconcentration des zones d’emplois sur la bande côtière du littoral

81 % de l’emploi salarié sur 9 % du territoire azuréen. C’est le constat opéré par l’Insee dans une étude récemment publiée [source].

Parmi les 388 400 emplois salariés de l’aire azuréenne, 313 000 sont localisés dans des zones où l’emploi est très concentré.

Parmi les 17 zones de concentration de l’emploi salarié (public et privé), l’une d’entre elles occupe la moitié de la superficie communale de Nice. Elle s’étend sur Saint-​Laurent-​du-​Var à l’ouest, et sur une partie des communes de La Trinité et de Saint André-​de-​la-​Roche à l’est. Couvrant ainsi 4 370 hectares pour 148 000 emplois salariés (public et privé), cette zone représente 40 % des effectifs salariés de l’aire azuréenne sur 3 % de sa surface.

Concentration emploi salarié Côte d'Azur 2011
Zones de concentration de l’emploi salarié (public et privé) au sein de l’aire azuréenne au 1er janvier 2011

Certains spécialistes mettent en exergue la politique urbaine de « reconstruction de la ville sur la ville » issue de la loi SRU pour expliquer ce phénomène de concentration.

Lutter contre l’étalement urbain, voilà le leitmotiv des urbanistes depuis 15 ans, et ce, pour des raisons économiques et environnementales : destruction d’espaces naturels, augmentation des temps de trajets et des déplacements en véhicule individuel au détriment des modes doux ou collectifs, etc.

Pourtant, cette politique de concentration foncière n’est pas sans faire écho aux graves inondations qui ont touché le département des Alpes-​Maritimes puisque tout le monde semble s’accorder sur ses causes : une « surdensification » urbaine sur la bande côtière du littoral.

Autre constat de l’Institut : les activités de la sphère industrie-​production peinent de plus en plus à trouver des terrains où s’implanter sur le bassin azuréen, et ce, par l’effet d’une concurrence toujours plus forte par des activités plus rentables appartenant au tertiaire, au commerce, voire au logement.

On ne peut que se désoler de cette orientation frénétique vers le « tout tourisme » et l’immobilier de marché dans la mesure où les activités de production sont indispensables au fonctionnement de l’économie d’un territoire notamment pour l’emploi des catégories sociales les moins qualifiées.

Et ce d’autant plus que les terrains agricoles permettent l’absorption de l’eau pluviale…

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