Hollande chevet Théo

Pourquoi Hollande n’est-il pas venu me voir, moi ?

En juillet 2012, lorsqu’il fut annoncé que le Qatar achetait l’hôtel Martinez à Cannes, nous fumes quelques uns à manifester contre cette opération.

Je me joignis à une vingtaine de militants identitaires pour un « sitting » non violent dans le hall de l’hôtel. La presse avait été convoquée discrètement : l’objet de cette manifestation était de déclencher une opération médiatique afin d’alerter l’opinion sur la vague d’achats d’un pays qui était en guerre avec la France puisqu’il finançait — et finance toujours — de nombreux groupes terroristes islamistes.

Bien vite les polices municipales et nationales furent sur place ce qui ne nous a pas empêché de scander devant des clients ébahis mais plutôt empathiques « Le Qatar, y en a marre » ou encore « Ni Qatar, ni finance, ici c’est la Provence ».

Étant le plus âgé, il fut décidé de me placer à l’une des extrémités du groupe assis qui se tenait par les jambes et les bras, selon la technique du « sitting », en imaginant que les forces de l’ordre aurait plus de scrupule à s’en prendre à une personne aux cheveux grisonnants. Que nenni ! Un policier national me frappa violemment au visage et à plusieurs reprises de sa main gantée afin de m’obliger à me protéger et à lâcher prise. Je hurlai de douleur mais tenais bon car j’avais pratiqué longuement et à très haut niveau la boxe française. Le policier me frappait de plus bel.

L’un des militants filmait la scène, mais fut vite repéré et l’enregistrement fut effacé.

L’opération médiatique ayant réussi (ci-​dessous la coupure de presse de Nice Matin le lendemain 8 juillet 2012), nous levâmes le siège avant d’être contrôlés par la police à l’extérieur.

Nice-Matin 8 juillet 2012 occupation Martinez Cannes-Identitaire
Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Pendant ce temps mon visage enflait sous l’effet des coups assénés. Personne ne prit soin de moi.Je me rendis chez mon médecin qui me fit une attestation et le lundi 9 juillet je me rendis au commissariat central de Cannes afin de déposer plainte. Je fis remarquer que le policier ne m’aurait pas frappé ainsi si j’avais appartenu à une minorité visible par crainte de représailles communautaristes. Mais un « mâle blanc sénior », il pouvait y aller. Là il me fut conseillé de me rendre chez un médecin légiste qui attesta des blessures tout en s’offusquant qu’un policier ait pu frapper ainsi quelqu’un qui aurait pu être son père.

À peine 8 jours plus tard je reçus un courrier du procureur de la République qui rejetait ma plainte au motif que j’avais « provoqué le policier » [sic].

Je déplore qu’à l’époque François Hollande, tout fraîchement élu, qui fréquentait sa résidence voisine de Mougins, ne m’ait pas rendu visite comme il le fait ostensiblement aujourd’hui pour Théo (notre image à la une).

Georges Gourdin

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