Algérie française

« L’Algérie barbare  » selon Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a qualifié la colonisation de l’Algérie de « crime contre l’humanité » et de « vraie barbarie », dans une interview à la chaîne algérienne Echorouk News le mardi 14 février 2017. Il est particulièrement grave qu’une personne qui se présente à la présidence de la République Française fasse preuve d’une aussi affligeante pleuterie. Il nous paraît indispensable de rappeler à monsieur Macron et à celles et ceux qui le croient de bonne — ou de mauvaise — foi, quelques faits historiques relatifs à l’Algérie française.

« La France n’a pas colonisé l’Algérie, elle l’a fondée » selon Ferhat Abbas, Président provisoire de la république algérienne GPRA. C’est le 14 octobre 1839 et, par décision du Ministre de la Guerre, que le nom « Algérie » fut attribué à cette partie de l’Afrique du Nord.

Beaucoup de contrevérités ont été propagées sur la prétendue richesse des Pieds Noirs, bien entendu cette « richesse » se serait faite sur le dos des indigènes. Pour beaucoup l’image du Pied Noir, c’est le riche colon exploitant ses ouvriers indigènes. Or la vérité est tout autre. 
Le nombre total de Pieds Noirs vivant en Algérie (en 1962) est de 1 042 409. Sur ce nombre 19 400 sont des colons au sens strict du terme. 7 432 ont moins de 10 ha. Sur les 12 000 colons exploitant plus de 10 ha, 300 sont riches et sur ces 300 une dizaine est — effectivement — très riche.
Avec leur famille ces 12 000 colons représentent 45 000 personnes.
C’est-à-dire que ces 45 000 personnes représentent 4,3 % de la population Pieds Noirs.
Le million de Pieds Noirs restant se répartissent dans tous les corps de métiers. Donc prés de 96 % des Pieds Noirs sont des ouvriers de l’industrie, du bâtiment, des employés de bureau, des commerçants, des fonctionnaires, etc, la plupart du temps, moins payés que les salariés en France. Du reste ouvriers ils étaient en Algérie, ouvriers ils seront en France.

Quant aux colons, riches ou moins riches, ils l’ont été par leur travail et tout ne s’est pas fait aussi facilement que certains le pensent. Comme on peut le lire dans un article de Pierre Montagnon paru dans Historia de janvier 1998 « Faire fructifier implique de défricher, drainer, assécher, fertiliser un sol souvent délaissé depuis longtemps. L’acharnement pour déboucher sur de belles récoltes a son prix. En 1841, 106 colons sur 450 meurent de maladies en Mitidja.
Citons aussi Boualem Sansal : « En un siècle, à force de bras, les colons ont, d’un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux. Seul, l’amour pouvait oser pareil défi… Quarante ans est un temps honnête, ce nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous, qui sommes ses enfants. »

À écouter certains, la colonisation en Algérie ne serait qu’exploitation et tortures. S’il est vrai que toute guerre a son lot d’atrocités, huit ans de conflit ne peuvent absolument pas faire oublier ce que la France a fait en Algérie sur près d’un siècle et demi, et ce qu’elle y a laissé.
Oran« À son indépendance, nul pays extérieur au monde occidental, Japon et Afrique du Sud exceptés, ne disposait d’une infrastructure aussi développée que celle de l’Algérie. » Bachir Ben Yamed, directeur de Jeune Afrique.
« L’œuvre de la France est admirable ! Si la France était restée vingt ans de plus, elle aurait fait de l’Algérie l’équivalent d’un pays européen. » Propos d’un homme d’État syrien rapportés par Ferhat Abbas.

Des villes entièrement construites par la France
Alger
L’agriculture

Oran maison agriculture
Maison de l’Agriculture de l’Oranie

La mise en valeur intensive de la terre algérienne, unanimement considérée comme une prouesse, a été accomplie longtemps par les seuls Européens auxquels elle a coûté une somme immense de labeur et de ruines, de souffrances et de vies humaines. Durant la première moitié de la période française, les indigènes n’y ont guère participé, se maintenant à leurs cultures traditionnelles de subsistance. Leur nombre augmentant, leur seule issue, faute d’un développement économique suffisant, fut de s’associer progressivement à l’essor agricole. En 1954 les indigènes possédaient environ 10 millions d’hectares dont 4 250 000 arables, un peu moins de la moitié, les Européens 2 750 000 et les sols en moyenne les plus riches.
À ceux qui se scandalisent de cette disproportion, il faut rappeler que les terres les plus fertiles des Européens avaient été arrachées par eux au maquis ou aux marécages, et qu’ils avaient, dans les steppes, élargi leur domaine sur des étendues jusque là à demi-​stériles.

La métallurgie
L’Algérie fabriquait de nombreux articles pour l’usage intérieur et même l’exportation, dans 3 000 établissements avec 25 000 salariés, 30 fonderies avec 1 500 salariés produisaient 6 à 800 tonnes de fonte, 800 à 1 200 tonnes d’acier, 3 à 400 de métaux non ferreux, tréfilage de l’acier, industrie du plomb : 4 000 tonnes de tuyaux, une chaudronnerie 5 000 tonnes de modèles en acier, cuivre ou aluminium, de l’alambic à la cuve et la benne.

1938 1952–53
Aciers laminés 1 274 t 27 566 t
Tréfileries cuivre & aluminium 0 3 843 t
Fils et câbles isolés 350 t 4 764t
Articles de ménage alu 0 241 puis 500 t
Emballages en fer blanc 1 600 t 6 500 t
Fûts métalliques 0 68 737 unités
Matériel agricole 3 000 t 5 300 t
Wagons 0 235 unités
Segments pistons, chemises 0 48 t
Radiateurs 0 80 t
Accumulateurs 0 20 000 unités
Électrodes de soudure 261 t 1 015 t
Postes téléphoniques 0 10 800 unités

Industries traitant les produits du sol
• 60 meuneries à Alger, Oran, Sétif, Constantine, Blida outre les farines, 500 000 quintaux de semoules, 330 000 de pâtes, 125 000 de couscous.
• 20 distilleries d’alcool, 5 fabriques de vinaigre, 9 d’apéritifs (Phénix, Anis Gras, Cristal….)
• 54 entreprises de boissons gazeuses, 1 million d’hectolitres par an, 70 000 hectos de jus de fruits.
• Fruits et légumes : 7 conserveries (16 000 tonnes) , une sucrerie d’une capacité de 5 000 tonnes annuelles.
• Huile en Kabylie surtout traitant 90 000 tonnes de grignons, une usine Lesieur sur les quais d’Alger.
• Deux savonneries, production de 16 000 tonnes.
• 3 unités modernes livrant 4 000 pots de yaourt à l’heure, 10 usines de torréfaction du café, 9 chocolateries, 30 confiseries, 25 fabriques de glaces en barre avant l’avènement des appareils frigorifiques.
• 14 manufactures de tabac avec 5 000 emplois à Oran, Alger, Mostaganem, Constantine, consommation locale 7900 tonnes de cigarettes, 70 de cigares, 800 de tabac à fumer, 12 000 à priser et 500 à mâcher. Exportation 2 500 tonnes de cigarettes et 142 de tabac à priser.
• Filature et tissage : 2 usines en Oranie pour la laine et plusieurs autres dans le pays pour le coton, la plus importante à Maison-​Carrée : 2 millions de mètres par an.
• Liège : 8 bouchonneries et des fabriques d’agglomérés, 2 500 ouvriers.

Produits créés en Algérie Française

Produits créés Algérie française

Matériaux de construction

1938 1952–53
Ciment 84 015 t 484 788 t
Briques 150 000 t 285 000 t
Tuiles 8 274 000 unités 23 123 000 unités
Tuyaux amiante-​ciment 0 14 296 unités
Cimenterie Lafarge Algérie française
Cimenterie Lafarge

• 3 cimenteries dont deux très modernes à Pointe Pescade et Rivet dans l’Algérois à Saint Lucien prés d’Oran. Des fours à chaux (73 000 tonnes) et 43 briqueteries-​tuileries, plaques et tuyaux d’amiante-ciment à Oran et au Gué-​de-​Constantine pour l’exportation ; tuyaux de ciment aggloméré ou précontraint pour les irrigations des barrages.
• En 1955 la production de ciment allait atteindre 655 244 tonnes et celle de briques 344 070.

Aménagement et équipement du territoire
Construction de douze grands barrages dés 1920. Au total ils pouvaient contenir 800 millions de mètres cubes qui devaient être portés ultérieurement à 900 et alimenter un périmètre d’irrigation de 197 053 ha.

Grands barrages en 1955 Hauteur en m
m3 en millions Périmètres d’irrigation en ha
Oranie
Béni-​Bahdel 54 63 12 000
Oued-​Sarno 27 22 5 600
Cheurfras 27 6
Bou-​Hanifia 54 73 17 237
Bakhadda 45 37 13 640
Algérois
Hamiz 45 23 18 470
Ghrib 65 280 37 020
Oued-​Fodda 89 225 53 086
Constantinois
Zardezas 35 11 5 000
Foum-​el-​Gueiss 23 3 5 000
Oued-​Ksob 32 12 10 000
Foum-​el-​Gherza 60 47 20 000

Barrage Oued Fodda Algérie française
Le barrage de l’Oued-Fodda était équipé de 474 km de canalisations et 200 km de conduites
Barrage Ghrib
Le barrage du Ghrib formait un lac de 30 000 ha
Barrage Beni Bahdel Algérie française
Le barrage de Béni-​Bahdel apportait l’eau potable à 120 km à Oran jusque là condamné à une eau salée

Postes et Télécommunications
Assurés dés 1831, les services postaux comptaient en 1953, 829 bureaux et 273 agences, 15 000 facteurs. La poste aérienne fonctionna à partir de mars 1926.
Concernant les télécommunications, les transméditerranéennes disposaient de 6 câbles sous-​marins, 4 voies radioélectriques, un faisceau hertzien de Grasse à Bugeaud (prés de Bône), les sahariennes de 2 câbles souterrains et 4 faisceaux hertziens.
En 1953, on comptait 15 centraux et 117 000 postes téléphoniques. Les Chèques Postaux traitaient 105 000 comptes et les Caisses d’Épargne 586 000 livrets d’une valeur de 20 milliards. Par ailleurs peu avant l’indépendance la Maison de la Radiodiffusion et de la Télévision avait été achevée à Alger.

Hôtellerie et Tourisme
Très tôt, même au fond du bled, des voyageurs ont relaté leur surprise d’un accueil en de bonnes auberges, dans des villages naissants, par de courageux tenanciers européens. Ultérieurement chaque ville de quelque importance offrit un hôtel « des Voyageurs », « de France », ou « d’Orient ». La capitale disposait de 3 000 lits dans plus de 60 hôtels.
De très ombreux équipements couvraient la côte et la montagne : 170 chambres sur la corniche oranaise, 150 sur la côte de Dahra, 660 sur 100 km à l’ouest (360) et à l’est (300) d’Alger, 150 sur la côte des Babor jusqu’à Djidjelli, 150 dans la région d’Herbillon-Collo-Philippeville où la forêt descend jusqu’à la mer, 200 chambres amorceaient des stations d’altitude.
En outre le tourisme social bénéficiait de 4 villages de vacances, 12 campings, 5 villages de toile et 10 auberges de jeunesse.
On comptait alors une moyenne de 150 000 touristes par an.

Industries chimiques
• En 1954, 14 milliards de chiffre d’affaires, 6000 ouvriers.
• 3 usines de superphosphates au total 100 000 tonnes.
• Engrais composés par les potasses d’Alsace à Alger.
• Sulfate de cuivre à Bône et La Sénia.
• Soufre assuré par 3 usines.
• Soude et chlore depuis 1949, banlieue d’Alger.
• 23 établissements, peintures et encres résines synthétique, vernis, colles fortes, essence de térébenthine, 17 000 tonnes.
• 4 usines d’explosifs chloratés et nitratés.
• Depuis 1874 la firme Caussemille fabriquait des allumettes exportés dans toute l’Afrique du Nord et en Corse.

Le gaz et l’électricité
Gaz électricité Algérie françaiseLa production électrique de 250 millions de kilowattheures en 1940 passait à 600 en 1950, 1 milliard en 1958. Pour son transport une ligne d’intercommunications à 150 000 volts, la première installée en Afrique, reliait Oran, Alger, Bône avec des ramifications branchées de 21 800 km au total.

Voies ferrées
La première ligne fut achevée en 1868. S’y ajoutèrent les tronçons Philippeville-​Constantine en 1870, Alger-​Constantine en 1887. Une ligne transsaharienne de Nemours à Colomb-​Béchar en passant par Oujda. Au total 4 420 km de voies ferrées. En 1954 les locomotives à vapeur sur les lignes à voies normales sont remplacées par 76 micheliens diesel-​électrique, mettant Oran à 5 heures d’Alger dans des wagons « inox » élégants et confortables au nombre de 60. Au total plus de 500 voitures de voyageurs et plus de 10 000 wagons de marchandises.

Micheline livraison Alger
Débarquement dans le port d’Alger d’une micheline destinée aux Chemins de Fer Algériens

Voies ferrées Algérie française

Routes
Le kilométrage total construit par les Français a été de 54 000 (80 000 avec les pistes sahariennes), 31 routes nationales. Revêtements modernes sur 14 000 km. 
• 4 routes transversales sont tracées, la principale reliant le Maroc à la Tunisie. 
• 5 pénétrantes jusqu’au désert
• et toutes les diagonales et de nombreuses bretelles.

Constantine Algérie pont El Kantara 1860
Le pont El Kantara à Constantine construit en 1860, photochrome datant de 1899
Algérie française pont béton
Le viaduc sur l’oued Chélif, ligne Alger – Oran

Ports
23 ports sont aménagés par les Français, 10 étaient accessibles aux cargos et 5 desservis par paquebot réguliers. 
À Alger (notre image à la une) la jetée nord fut dés le début de l’ère du mazout équipée en réservoirs de 125 000 tonnes, devenant le principal dépôt d’hydrocarbures méditerranéen en 1952 : 1 270 navires se ravitaillèrent à cette station service.
Alger remonta au troisième rang des ports français par le trafic et le nombre des passagers, 450 000 par an. Oran 230 000 passagers et 2 100 000 tonnes de marchandises. Béni-​Saf 250 000 tonnes Nemours 600 000 tonnes, Arzeu 127 000 tonnes, Mostaganem 340 000 tonnes, Bône 2 800 000 tonnes surtout de minerais de fer et de phosphates.
Construction de 34 phares dont 8 portaient leurs feux à plus de trente milles.

Oran Compagnie Générale Transatlantique Aviation Algérie française

Liaisons aériennes
Construction d’aérogares, d’aéroports importants comme La Sénia et Maison-​Blanche.
• 100 liaisons hebdomadaires avec la France en 1959, 15 lignes sur des villes algériennes ainsi que sur Casablanca et Tunis. Maison-​Blanche, 380 000 passagers en 1954. 
• En 1960 les aéroports civils étaient au nombre de 23, dont plusieurs modernes au Sahara.

Médecine
• Avant l’arrivée des Français la médecine avait à peu près disparu en Berbérie. Or à notre départ, l’équipement sanitaire pouvait être envié par plus d’un pays européen. Pourtant il avait fallu initialement convaincre une population murée dans ses coutumes et acceptant la fatalité de la maladie et de la mort. Après 1871, les pouvoirs de la médecine progressèrent plus en moins de 100 ans que pendant des millénaires. Dépassant à peine deux millions en 1872, le nombre des indigènes avait plus que quadruplé en moins d’un siècle. Sans la présence française, trois indigènes sur quatre n’auraient pas existé. Vaccin BCG
• Quinze ans après le débarquement, les 418 médecins militaires disposaient de 38 hôpitaux, 3 centres de convalescence, pas moins de 4 000 lits dans la province d’Alger, 1500 à Oran, 960 à Constantine.
• Les maladies étaient multiples et souvent graves. La peste et le choléra étaient importés, en particulier par les pèlerins de la Mecque. La peste avait encore fait périr plus de 20 000 personnes à Alger de 1816 à 1822. La variole y était endémique, tuant une fois sur deux et laissant de nombreux aveugles. En hiver sévissait le typhus. La syphilis atteignait 60 à 80 % de la population, bien des visages en portaient les stigmates. Les fièvres palustres étaient un fléau généralisé. Le trachome ajoutait beaucoup de cécités à celle de la variole : 25 aveugles sur 1 000 habitants, 1 sur 100 dans le sud, au lieu de 8 sur 1 000 en France.

L’enseignement
« S’il est, en Algérie, un domaine où l’effort de la France ne se discute pas, c’est bien celui de l’enseignement. On doit dire que l’école a été un succès certain. Les vieux maîtres, les premiers instituteurs, ont apporté toute leur foi pédagogique, sans arrière-​pensée, et leur influence a été extrêmement heureuse » Abderrahmane Fares.
« La scolarisation française en Algérie a fait faire aux Arabes un bond de mille ans » Belkacem Ibazizen.

Algérie française enseignement

Équipements sportifs

Oran stade Algérie française
Le grand stade d’Oran

Construction de complexes sportifs dans toutes les villes. Oran, cinq stades dont le plus grand du pays, un Parc des Sports, un vélodrome sans parler de ses arènes de 12 000 places. Plus nombreux encore étaient les stades algérois, et un complexe imposant de 60 000 places…

Le saviez vous ?
Pieds Noirs fiersEt pour finir, ce qu’ils en pensent :
« Si les Pieds Noirs n’étaient pas partis en masse, l’Algérie ne serait peut-​être pas dans l’état désastreux dans lequel elle se trouve  », Malika Boussouf, journaliste.
« Trente ans après l’indépendance, nous voilà ruinés, avec plus de nostalgiques que le pays comptait d’habitants et plus de rapetoux qu’il n’abritait de colons. Beaucoup d’Algériens regrettent le départ des Pieds Noirs, s’ils étaient restés, nous aurions, peut-​être, évité cette tragédie », Boualem Sansal

Le Petit Robert est un dictionnaire créé par un fils de colon, enraciné depuis plusieurs générations du côté d’Orléansville. Paul Robert consacra dix sept années de travail au Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française. Devaient suivre le Petit Robert et le Micro Robert ainsi que les quatre tomes du Dictionnaire universel des noms propres.


Sources
Cet article nous a été envoyé par l’un de nos lecteurs, professeur d’histoire à la retraite. Celui-​ci mentionne ci-​dessous ses propres sources :

Toutes les informations figurant dans cet article ont été relevées pour les photos sur internet et pour les données chiffrées dans les ouvrages suivants :
Algérie, L’Œuvre française de Pierre Goinard aux Éditions Robert Laffont.
L’Œuvre Agricole Française en Algérie 1830 – 1962 de l’Amicale des anciens élèves des écoles d’agriculture d’Algérie aux Éditions de l’Atlanthrope
Les Français d’Algérie de 1830 à aujourd’hui – Une page d’histoire déchirée de Jeannine Verdès Leroux aux Éditions Le Grand Livre du mois, Éditions Fayard. 

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9 commentaires

  1. Et dire que les Turcs sont restés plus de 4 siècles sans laisser la moindre trace…

  2. L Algérie n à jamais existé. C est la France qui a fondé ce pays. Y avait jamais dans l histoire un pays appelé Algérie.

    • Aka.
      Alors vous etes parti faire du tourisme en France d Afrique du Nord. Va lire l’histoire de cette partie du globe qui n’a jamais été francaise avant d’ecrire des conneries car elle est aussi riche si ce n’ est plus que l’histoire de France.

  3. Bonjour.
    Je veux répondre à Mr Gildon que les traces des turques sont encore dans les archives Françaises et la France ne veut toujours pas les restituer aux algeriens.
    Quant à la colonisation positive que ce quotidien rapporte, il important de rappeler à nos amis françaises et français ce que la France est venue faire en afrique du nord et par qu’elle manière est installé sur ce territoire qui n’est pas le sien ?
    Pour ce qui concerne le développement de l’Algérie pendant les 132 ans d’occupation, pardon, d’émancipation!!! certains français pensent avoir apporté une civilisation aux indigènes. Oui, c’est vrai ! Vous avez bâti des villes, des écoles et universités, des ports et aéroports, des lignes des chemins de fer des routes. Vous avez développé l’agriculture et le tourisme et plutard la découverte des hydrocarbures.… mais POUR QUI ?
    SI ce colonisateur est arrivé avec l’ esprit de respect de l’autre et gagnant gagnant dans toutes les choses à entreprendre avec ce peuple indigène, la France est peut être encore en Algérie. « SI tu ne veux pas l’homme qui est en face de toi, comment croirais-​je à l’homme qui peut être en toi. France Fanon ». Malheureusement, l’oppression n’est jamais bénéfique pour l’oppressé .« Notre système de colonisation consistant à ruiner l’Arabe, à le dépouiller sans repos, à le poursuivre dans merci et à le faire crever de misère, nous verrons encore d’autres insurrections. Guy de Maupassant. Au soleil (1884) ».
    Alors il faut nous donner les comptes de gestion des 132 ans pour voir si.la colonisation a été bénéfique ou non aux algériens.
    Merci.

    • Vous dites : « Alors il faut nous donner les comptes de gestion des 132 ans pour voir si la colonisation a été bénéfique ou non aux algériens. »
      Sans blague ! Vous vous posez encore la question ? Vous avez besoin de consulter des archives pour cela ? Pourquoi alors tous les Algériens, arabes et berbères du reste, ne rêvent que de s’installer en France après l’avoir virée ? Pourquoi sont-​ils incapables de faire prospérer une terre si riche ?
      Il faut peut-​être assumer l’indépendance que vous avez voulue avant de venir chez nous pour pleurnicher et continuer de vous faire entretenir.

  4. Oui l algerie n a jamais existé . La France l à créé au détriment de la Berbere et c est la France qui a tout fait pour lui oter ses racines Berberes et qui en a fait un pays Arabe et musulman . Il est logique que c est arabes maintenant que vous les avez bien gavés , veulent à votre tour vous bouffé comme ils ont bouffé sans jamais s excuser 5000 ans d histoire de la Berberie et de son peuple..

  5. Quel est cet historien remarquable qui a envoyé cet article ?

    • Quel est l’historien remarquable qui a instruit Emmanuel Macron pour l’amener à prononcer de tels propos à l’encontre de son propre pays ?

  6. J’ai 72 ans. J’ai ete à l’école française. Je remercie mes instituteurs. C’était des gens bien. Sincères, généreux. Mais je sentais qu’ils etaient aussi malheureux que moi devant les inégalités flagrantes entre la population européenne et les « indigènes ». L’Algerien autochtone n’avait accès qu’exceptionnellement a ces infrastructures dont vous parlez. Elles n’étaient pas faites pour lui. Et c’est pour cela que l’OAS en a détruit une bonne partie, faute de pouvoir les détruire en totalité.