Alerte feu pompiers Les Républicains

Au feu ! Fuyons !

Fillon vient de finir son meeting au Trocadéro. On peut en penser ce qu’on veut, la foule était là. Pas les centaines de milliers prévus, mais quand même.

Marine Le Pen fait salle comble où qu’elle aille. Chaque réunion se joue à huis-​clos.

Ces deux candidats le prouvent : la droite est majoritaire, manifestement, dans l’opinion française.

Mais la gauche et ses relai dans la justice et les médias, justice n’a que faire. L’espace de liberté se réduit un peu plus chaque jour sur notre pays.

Le Système chancelle. Il faut le sauver. Sinon la caste dirigeante mourra avec lui : morte la grande finance, morts les médias, morts les européistes, morts les mondialistes, et déjà morts…. de trouille.

Cette caste dirigeante veut agir vite. Elle a décidé de supprimer les deux candidats qui pourraient la menacer : Fillon et Le Pen. Examinons les deux cas.

Le sénateur de la Sarthe d’abord. S’il devance Macron au premier tour, toute la Hollandie est renvoyée au vestiaire. Cinq ans de placard sombre et froid et sans indemnités pour certains d’entre eux. Inenvisageable. Et Macron, le candidat marketing tout fraîchement concocté n’est pas sûr de terminer devant Fillon, quoi qu’en disent les sondages commandés par elle-​même. Fillon fut très maladroit. Mais franchement les salaires attribués à Pénélope Filon méritent-​ils de faire plus de bruit que le coiffeur à 10 000 € du Président Hollande ou que les frasques du fils Thomas dans la résidence présidentielle de la Lanterne ? Et la place me manque pour citer toutes les affaires douteuses du quinquennat concernant les largesses allouées aux proches, y compris les maîtresses. Aurons-​nous un jour une « détaubiratisation » digne de ce nom ?

S’attaquer à Fillon, en plus c’est facile. Il est entouré d’une multitude de trouillards ou de lâches. Aussi, au lieu de soutenir leur champion capitaine issu des primaires, se dépêchent-​ils de le lâcher, de quitter le navire comme des rats. Bruno Le Maire fut un des premiers à sauter dans un canot, beaucoup d’autres suivirent, oubliant leurs promesses, leur honneur et leur loyauté. Aujourd’hui dimanche, c’est Estrosi, mais ça, c’était couru, tous les Niçois vous le diront.

On reproche dorénavant à Fillon de s’attaquer aux magistrats, à la justice, aux médias mainstream. Mais le Peuple est lui aussi asservi par ce même mécanisme oppressif et apporte naturellement par solidarité son soutien à Fillon. Plus Fillon est attaqué, plus il a la cote. C’est pour ça que Fillon risque d’être devant Macron.

Le grand éclat de rire nous est déclenché par ceux qui réclament le retour de Juppé : remplacer un hypothétique mis en examen par un véritable condamné à de la prison, certes avec sursis. C’est oublier la claque que le Bordelais a déjà reçue lors des primaires, et le serment de loyauté envers Fillon, prêté par tous ces braves gens au soir des résultats. N’en jetez plus.

Le deuxième cas concerne Mme Le Pen. Si le chouchou des médias se retrouve face à elle au second tour, il lui faudra obligatoirement invoquer le fantôme de Chirac et refuser à tout prix un débat d’entre deux tours comme en 2002. Marine n’en ferait qu’une bouchée, démontrant les contradictions du candidat Ikea, prêt à être monté en kit. Sûre d’un bénéfice d’années d’expérience que le jeune loup ne possèdera jamais. Cela le Système de gauche le sait. Il faut donc abattre Marine Le Pen avant le deuxième tour.

On ressort d’abord l’histoire des attachés parlementaires au parlement européen. L’affaire date d’il y a plus d’un an. Mme le Pen avait demandé à être entendue en février 2016. La justice avait répondu que rien ne pressait. Elle avait oublié de préciser qu’elle attendait mars 2017. Mais Mme Le Pen n’est pas pleutre. Elle ne se couche pas devant le premier juge venu. La loi est aussi pour elle au travers de son immunité parlementaire.

Alors on essaie autre chose. Ah oui, l’affaire des photos publiées sur Twitter et montrant les horreurs de Daesh, postées pour répondre à M. Bourdin qui comparait justement sa formation politique à l’État islamique. Rien que ça. Marine Le Pen y répliqua par la publication sur son compte twitter d’une photo d’une des innombrables atrocités commises par Daesh. Qui a tort Bourdin ? Daesh ? Non ! Marine Le Pen. Ce prétexte est alors retenu pour lever l’immunité parlementaire de la candidate et on nous dit bien que la coupable risque trois ans de prison. Si cela fait jurisprudence, tous ceux qui vont dorénavant illustrer leurs articles contre la « bête immonde » par des photos des camps de la mort ont du souci à se faire.

Contrairement à Fillon, force est de constater que son entourage n’est pas constitué de lâches et de pleutres et qu’il ne quitte pas le navire.

Le Système de gauche fait feu de tous bois car il est aux abois. Que l’électeur français s’en rende bien compte et qu’il en tire les conclusions qui s’imposent !

Patrice LEMAÎTRE

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