Génération Identitaire

La Présidentielle en folie : l’incontournable question identitaire

Daesh avait appelé ses fanatiques installés en Europe à tuer par tous les moyens à leur disposition les kouffar (au singulier kâfir), c’est-à-dire les « mécréants » terme général désignant les non musulmans. Souvenez-​vous, pour les djihadistes ne possédant ni « kalash », ni pistolet, ni explosif, il était proposé d’utiliser couteaux, haches, barres de fer, pierres et, surtout, véhicule.

Petite fille victime Daesh
Une très jeune victime suédoise du djihadiste écraseur. Elle serait encore en vie si l’Ouzbek assassin était resté sur la terre de ses ancêtres et ne s’était pas essayé au « vivrensemble » du « multiculturalisme » ardemment souhaité par l’establishment apatride. Au fait, « ardemment » est l’adverbe idéal pour qualifier le « vivrensemble » des kurdes et des Afghans dans le camp de Grande-Synthe.

La tuerie massive au camion poids lourd de Nice, le 14 juillet 2016, restera tragiquement emblématique d’un commandement lancé depuis le désert et exécuté sans état d’âme en Europe. Et l’écho de cet attentat sans précédent s’est fait entendre à Berlin, Londres et maintenant Stockholm. Dans cette dernière capitale, le criminel est un Ouzbek. Si nos compatriotes européens de souche étaient encore lucides, ils se poseraient la question : qu’est-ce qu’un Ouzbek fiche au pays des Vikings ? Et, de plus, ce criminel était repéré par la police en tant que radicalisé. À cela s’ajoute, quelques jours plus tôt, les bombes dans le métro de Saint-​Pétersbourg et, le jour des Rameaux, ces massacres à l’explosif dans deux églises coptes d’Égypte.

Le 19 septembre 2014, Edwy Plenel affirmait que, je cite, « c’est une chance pour la France d’être aujourd’hui le premier pays musulman d’Europe ». Il suffit de s’informer tous les jours sur les exactions, viols et crimes auxquels se livrent des individus vociférant « Allah akbar » lors de leurs crimes pour estimer qu’on peut douter du bien-​fondé de son assertion. Pour ne prendre qu’un exemple, Emmanuel Macron, n’est-il pas quelque peu em… barassé par la présence d’un certain Mohamed Saou (voir Mohamed Saou : le scandale qui peut faire perdre Macron) se révélant fort prosélyte tout en exerçant des fonctions dans le mouvement En Marche ! Au fait, a-​t-​il été mis à la porte ? Ajoutons qu’un fonctionnaire de Bruxelles — c’est Dietrich Materschitz, le patron de la marque Red Bull qui nous l’assure — a déclaré, tout récemment, que « les États monoculturels devaient être rayés de la carte ». Paroles effrayantes – annonciatrices de génocides et, donc, si je ne me trompe, de crime contre l’Humanité — qui ont le mérite de la franchise. On peut aussi se demander à quels États pense ce haut-​fonctionnaire européen : les émirats du Golfe ? le Japon ? Les Corée ? Nous, Européens, saurons ainsi quel est notre (absence d’) avenir. Élizabeth Lévy, directrice de Causeur, résume – courageusement, il faut le dire – cette situation(1) : « Cela fait dix ans que, malgré les sommations de ne pas en parler, la question identitaire revient sans cesse par la fenêtre ». Il faudrait, une fois pour toutes, poser la question suivante : de quel organisme ou, si l’on préfère, de quelle officine proviennent ces « sommations » ? Il y aurait donc bien une volonté, sournoise à l’origine mais de plus en plus ouvertement autoritaire et même dictatoriale, de gommer les spécificités ethno-​culturelles de l’Europe et de la France en particulier. Et c’est cela que les électeurs de Marine Le Pen et de François Fillon perçoivent et qui va motiver leur vote.

François Fillon dubitatif
Un François Fillon tourmenté. On dirait une peinture de Julian Freud.

En ce qui concerne François Fillon, il revient de loin. Il y a un mois, le 5 Mars (au lendemain de son anniversaire et, donc, au cœur du signe jupitérien des Poissons(2), lâché par presque tous les caciques de son parti – dont le sieur Apparu qui a disparu et, parmi d’autres déguisés en homme invisible, Thierry Solère subissant une éclipse – convoquait militants et sympathisants de base pour un meeting place du Trocadéro. Meeting que des politologues ironiques qualifièrent de baroud d’honneur. Les derniers fidèles de son état-​major se comptaient presque sur les doigts d’une main mais une foule impressionnante fut au rendez-​vous en bravant la pluie diluvienne qui noyait la capitale. Fillon se retrouvait devant une forêt d’étendards tricolores, comme lors des discours de Marine Le Pen. Même enthousiasme bleu-​blanc-​rouge pour acclamer des paroles énonçant que la France n’est pas candidate au suicide proposé par le mondialisme.Trocadéro François Fillon 6 mars 2017
Foule tricolore Marine Le Pen

Petite parenthèse pour préciser que le tricolore fleurit aussi dorénavant dans les meetings de Jean-​Luc Mélenchon. À Marseille on a vu de curieux étendards sur lesquels le φ, logo de La France insoumise, constituait le filament d’une ampoule électrique parmi les drapeaux bleus-​blancs-​rouges. Mélenchon Marseille ampouleOr, depuis des années, cet objet est l’emblème de l’A.K.P. ayant à sa tête Recep Tayyip Erdoğan, comme le montre l’image suivante :

Recep Tayyip Erdoğan
Recep Tayyip Erdoğan éclaire son peuple

Sur le Vieux Port, une jeune fille d’origine turque interrogée par les journalistes, se disait ravie de soutenir le tribun hologrammique. De là à ce que le camarade « Méluche » convoque un orchestre pour jouer La Marche Turque de Mozart, il n’y a pas loin et ça plaira beaucoup à ses frères maçons. En effet, comme le confirme une biographie intitulée Mélanchon le plébéien, signée par les journalistes Lilian Alemagna (de Libé) et Stéphane Allies (de Médiapart), le Jean-​Luc, devenu membre de la Franc-​Maçonnerie en 1983, déclare à propos de cette organisation que c’est « le lieu où se conserve le fil d’or. Où traverse notre Histoire. Les temps profonds ». Intéressant…

Victor Hugo
Victor Hugo (que cite souvent Marine Le Pen) pensant au destin de la France. Un front méritant le qualificatif de « national ».

Habituellement, les patriotes se font discrets et laissent la rue à des syndicalistes couverts d’autocollants et donnant de la voix par des slogans brut de fonderie du type : « au-​cu… au-​cu… aucune hésitation… ». Là, nul doute que face à la Tour Eiffel, symbole de Paris, celles et ceux que de fumeux cerveaux germanopratins se sont empressés de qualifier, avec le mépris qu’on leur connaît, de « franchouillards », de « petits blancs » (mais pas que…), de « réacs » et j’en passe, affirmaient par leur nombre que la nation de Vercingétorix et de Clovis, de Saint Louis et de Napoléon, de Victor Hugo, de Charles Péguy et de Jean Raspail vivait encore et même, horresco referens, se réveillait soudain furibarde. Pourquoi ?

Parce que ce « petit peuple » qui « se lève tôt » et subit à longueur d’année le mépris d’une l’intelligentsia pleine de morgue venait d’assister à la fuite éperdue de la quasi-​totalité des politicards professionnels s’intitulant « Les Républicains ». Aussi bruyant que soit le tintamarre des casseroles accrochées à leur candidat par un canard, ils ont formé une armée pour défier les médias — ou plutôt les « merdias » selon une formule commune aux partisans de François Fillon et Marine Le Pen – et montrer à tous ces députés qui, pris de contagion et les tripes en déroute, se répétaient « Courage, fuyons Fillon ! ». Et à l’identique, les démêlées du F.N. avec Bruxelles n’a fait que galvaniser l’électorat mariniste.

RPF Rassemblement pour la France
Affiche du parti gaulliste après le retour du général. Comme on le voit, la croix patriarcale, dite « de Lorraine », emblème issu de l’héraldique traditionnelle, figure en place centrale. L’actuel logo des « Républicains » ne présente aucune signification supérieure.

On peut toutefois se poser la question suivante : pourquoi, après son vigoureux exhorte du Trocadéro — qui fut aussi un plaidoyer pro domo – François Fillon n’a pas profité de cette opportunité pour annoncer qu’il virait les pleutres qui font dans leur froc, les invertébrés de chez ramollo, les frileux à la conscience enrhumée qui le considéraient comme un pestiféré ? Tout le monde a compris que leur gamelle pesait plus lourd que les « casseroles » du patron. En fin de discours, alors qu’un soleil doré déchirait les nuages, la foule attendait un acte authentiquement révolutionnaire : une purge salutaire du parti et sa refondation qu’accompagnerait l’affirmation d’une fierté française et de son identité. Le chef a préféré sauver l’épave du navire jadis blasonné d’une croix de Lorraine – mais c’était il y a bien longtemps ! – dans les cales duquel s’affolent les rats.

La France qui vote Fillon se contentera d’un rafistolage avec une U.D.I. qui, dit-​on, louche vers Macron. Une France renaissant de ses racines gauloises, gallo-​romaines et franques se sera pour une autre fois. Un jour, qui sait ?

Malgré tout, à une semaine des élections, François Fillon a tenu à rappeler avec force l’existence d’une France chrétienne et, pour cela, il s’est rendu sur les terres de Laurent Wauquiez, au Puy-​en-​Velay. Là se trouve la chapelle de Saint-​Michel d’Aiguilhe, au sommet d’une singulière formation volcanique en pain de sucre.

Saint-Michel Aiguilhe
Au sommet de ce roc, à une hauteur de 82 m, l’église de Saint-​Michel d’Aiguilhe, édifice roman, succède à un temple gallo-​romain dédié à Mercure.

Cette singularité géologique doit être vue comme l’équivalent de ce que les Grecs dénommaient un omphalos, autrement dit un « centre du monde ». À Delphes c’était une pierre ovoïde et, ici, une hauteur qui, par sa forme spécifique, se distingue de toutes les autres dans la région. On ne peut que s’émerveiller du choix fait par les Vellaves — tribu gauloise occupant ce territoire et dont le nom est à l’origine de la désignation actuelle de Velay – d’un tel monument naturel devenu, en 2015, le deuxième lieu de culte le plus visité de France. Et, là comme ailleurs, on constate que la Chrétienté a pris le relais pour, d’une certaine façon, perpétuer l’héritage païen. François Fillon, en s’adressant à ses électeurs catholiques (selon le vœu de l’organisation Sens Commun, à l’origine du rassemblement au Trocadéro) est-​il réellement informé de ce fait impliquant de comprendre en quoi l’engagement politique sous-​entend d’entrer en résonnance avec les profondeurs mythiques et historiques de la nation France. Profondeurs excluant toute inféodation à ce qui ne serait pas de la même nature. Non Monseigneur Pontier(3), cette hauteur sacrée n’a pas vocation à devenir un minaret.

De plus, le Puy-​en-​Velay se situe tout près du 45e parallèle qui est exactement à mi-​chemin de l’Équateur et du Pôle, lieu symbolisant le « Centre suprême ». Notion omniprésente chez nos ancêtres indo-​européens et à laquelle se référait tout « centre du monde » établi à Stonehenge, Delphes, Rome, Tolède ou encore au Puy. Et là transparaît un ensemble de concepts qui, outrepassant de beaucoup la mentalité moderne (à courte vue et stupidement utilitariste), conduisent à l’essence même de l’appartenance ethnique et aux fondements civilisationnels. Tel est le « fil d’or » évoqué par Mélenchon mais ce dernier ignore (ou feint d’ignorer) que le suivre c’est aller en sens inverse de l’idéologie du melting pot.

Instinctivement, sans pouvoir le formuler, c’est sans doute cela qui, sorte d’A.D.N. spirituel des Français, rassemble encore tant de monde autour de François Fillon et de Marine le Pen, voire Jean-​Luc Mélenchon.

P-​G. S.

(1) Dans une interview au Figaro le dimanche 8 avril.
(2) Sur les signes astrologiques des principaux candidats, cf. l’article (même rubrique Perspectives) intitulé Quand le symbolisme s’invite à la présidentielle
(3) Président de la conférence des évêques de France pour qui notre nation à des liens anciens avec l’Islam. Cf. notre article qui précède celui-ci.

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Un commentaire

  1. Mr Estrosi ne nous fait à Nice que des coups pendables : la grande mosquée de Nice-​ouest, toujours fourré avec les Frères Musulmans. Après ça, il joue son traître qui désire une crèche en lieu et place de la mosquée qu’il a autorisée.
    Il laisse ses administrés se faire arnaquer par le LINKY, il change la gestion des CACEL, ce qui les met 10 fois plus chers (tant pis pour nos gueules ), il se met suppléant à la liste de Marine Brenier, en faisant son genre de quitter un triple cumul.
    Et maintenant : nous devrions voter Macron ! Sûr que Marine Le Pen ne va pas s’acoquiner comme lui avec l’UOIF ! Quel traître ! Il me donne envie de vomir.