Tour Eiffel tricolore

Optimisme et sérénité

Pierre LanceAu lendemain du premier tour d’une élection présidentielle hors normes, je vois autour de moi des Français désorientés et perplexes.
Tandis que les deux partis dits jusqu’alors « de gouvernement » ont pratiquement explosé en vol, les deux concurrents qui restent en lice inspirent aux électeurs plus de questions que de réponses.
Le score de Marine Le Pen n’a pas été aussi triomphant que ses partisans l’espéraient, et j’ai tenté d’en donner une explication dans mon dernier billet.
Quant au score à peine supérieur d’Emmanuel Macron, il ne lui donne nullement l’assurance de pouvoir rassembler sur son nom les déçus de Fillon, Mélenchon et Hamon, quelles que soient les consignes de vote données (ou non) par les perdants du premier tour.
En fait, nos deux rescapés se trouvent confrontés à la même problématique : quelle que soit la personnalité qui sera finalement élue, pourra-​t-​elle constituer un gouvernement crédible et réunir une majorité parlementaire capable de lui donner les moyens d’agir ? Rien n’est moins sûr et la bataille des élections législatives pourrait bien nous réserver le spectacle de nombreux coups de théâtre, déchirures et fractures.
J’entends certains de mes concitoyens qui envisagent de se réfugier dans l’abstention. Je leur rappelle que l’abstention n’est en aucune façon une issue de secours, car s’abstenir de voter revient mécaniquement à donner sa voix au favori. Les abstentionnistes se retrouveront automatiquement dans le camp du vainqueur, quel qu’il soit.
J’entends également des Français en désespérance qui sombrent dans un discours défaitiste, affirmant que la France est foutue et qu’elle va disparaître, noyée dans un flot migratoire incontrôlable ou dans une Union européenne chaotique, sinon dans les deux à la fois. À tous ceux qui doutent de notre avenir, je voudrais rappeler ceci : il y a une vingtaine d’années, le mot « patriote » était pratiquement devenu tabou, le drapeau français ne sortait plus de son placard, sauf pour le Mondial du foot-​ball, et encore, assez timidement. Quant à la Marseillaise, on ne l’entendait plus et certains disaient même que cet hymne « ringard » devait être remplacé.
Or, qu’avons-nous constaté au cours de cette campagne électorale ? Que chaque candidat s’est affirmé plus patriote que quiconque (à l’exception des deux marxistes attardés dans la lutte des classes), que de multiples drapeaux français étaient frénétiquement agités dans tous les meetings et que chaque rassemblement de droite ou de gauche se clôturait par une vibrante Marseillaise. Cela m’a réchauffé le coeur ; le vôtre aussi j’espère.
Non, la France ne disparaîtra jamais et elle se redressera tôt ou tard, quels que soient les obstacles et les adversités. Le peuple français est plein de ressources, et même s’il fait beaucoup de sottises, il retrouve toujours le chemin du salut ! Alors, quoi qu’il arrive, adoptons pour devise : Optimisme et sérénité !

Pierre LANCE

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