Ciel orageux nuages gris

La Présidentielle, second tour : entre grotesque et tragédie

M comme Macron
M comme Macron

Décidément, tous les commentateurs, éditorialistes et politologues, le reconnaissent : cette présidentielle, c’est du jamais vu dans la longue saga des urnes. On dirait qu’un rideau se déchire, révélant à vif les tendances profondes du marigot médiatique français. En même temps, un vent d’aberration semble souffler dans les cervelles.

Ainsi, l’éminent académicien Jean d’Ormesson, licencié ès lettres et en histoire, agrégé de philosophie, grand-​croix de la Légion d’Honneur, commandeur de l’Ordre des Arts et Lettres (je m’arrête là mais la listes des honneurs n’en finit pas) appelle à voter pour Emmanuel Macron, individu qui a déclaré qu’il n’y avait pas d’art ni de culture française.

Jean d'Ormesson
Jean d’Ormesson riant de son excellente formule assassine. Mais alors, pourquoi nous inciter à voter pour le dauphin de la Hollandie ? Nous prend-​il pour des patates ou est-​ce un aveu tragique : allégeance obligatoire à Macron de par le pouvoir de « ceux » (très puissants) qui le conçurent.

Consternant ! Comme disait de Gaulle « la vieillesse est un naufrage » et là, on a d’Ormesson-Titanic. L’agrégé de philo vient de se désagréger. L’un de ses livres s’intitule Tant que vous penserez à moi. Difficile de ne pas penser au désastre intellectuel qu’incarne ce vieux précieux. Autre ouvrage de sa main, Le Livre des Égarés… Il devrait le relire.

Mais il n’est pas le seul à déraper de la sorte et, à lire les commentaires de l’intelligentsia au lendemain du premier tour électoral, on se dit que sévit une épidémie de macronite aigüe. L’alliance électorale entre Dupont-​Aignan et Marine Le Pen, en vue d’un projet de gouvernement, n’a fait qu’aggraver l’ampleur virale de cette macronite. Qu’on en juge à travers des exemples choisis au hasard.

Ainsi, un certain Jean-​François Bouthors, journaliste au Monde, nous assure, que dis-​je, nous supplie presque « pour l’amour du père Hamel » (prêtre à Saint-​Étienne de Rouvray, il fut, on le sait, odieusement égorgé par deux djihadistes), d’honorer « sa mémoire par une parole courageuse, vraie… » consistant, vous l’aurez compris, à « macroniser » (néologisme bien pratique pour désigner un positionnement existentiel) notre conscience. Encore un plumitif qui ignore qu’on est entraîné dans une guerre sans merci. Ce n’est qu’une voix dans le pandemonium(1) mêlant appels, suppliants, désespérés ou véhéments, à voter Macron et proclamations péremptoires, jugements sans appel et même menaces (voir les propos d’un certain Benjamin Biolay, qui, dirait-​on, troquerait volontiers sa guitare contre une kalachnikov) prononcés à l’encontre de la concurrente de Super Walkerman. Parmi ces voix, presque tous les syndicats, 1 000 avocats, des organisations musulmanes au bord de la crise de djihad, des Protestants qui protestent (on s’en doutait), des Catholiques « inquisiteurs », voire des Hébreux incompréhensibles… Tiens, pour l’instant, pas de derviches qui ne tourneraient plus rond, ni de lamas en perte de lévitation ou de chaman en transe électorale. Mais, on savait déjà que tout un phalanstère de psys discourait doctement sur les névroses qu’occasionne l’existence du F.N.

Sigmund Freud
Combien cette phrase s’applique à nombre de ceux qui s’autoproclament ses disciples à notre époque.

Plus encore, 61 associations et O.N.G., souvent subventionnées par le milliardaire George Soros, mettaient en garde contre ce parti. Parmi elles, sans doute, le fameux « comité Théodule » que raillait en son temps le général de Gaulle.

Venant grossir le chœur des pleureuses, on a une certaine Laurence Rossignol, ancienne ministresse prise de mini stress, pardon d’un méga stress car, affirme-​t-​elle, « l’élection de Marine Le Pen serait une catastrophe pour toutes les femmes de la planète ! » Puisque cette dame travaille ses angoisses au pantographe, on lui conseille aimablement une rectification. Il faudrait dire : « pour toutes les femmes de la galaxie ».

Et puis, au son du cor, comme un appel impérieux à accourir d’urgence face à la ruée de barbares tartares ou une hallali afin d’en finir avec la « bête » (évidemment « immonde » pour ne pas en dire plus et, ainsi, se vouloir bref à défaut de Brecht), se sont rassemblés les faiseurs d’opinion, les faisans de salon et, plus drones que drôles, les vibrionnants art-​r-​istes télécommandés.

Se joignent à eux de patentés intellectuels d’autant plus respectés qu’on les sait prosélytes rigoureux du dogme de la bien-​pensance et qui, à force de « réfléchir » sur l’idéologiquement correct, ne sont plus que des reflets illusoires de la vulgate mondialiste. À ce propos, j’attendais bien mieux de certains esprits que – condamnable naïveté de ma part ! – je les tenais pour libres et, de la sorte, non amalgamés au grand troupeau des décérébrés. Parmi eux, Edgar Morin qui vient de réciter l’incantation obligée : « La France est une république multiculturelle » (bon Dieu, ça les obsède à ce point !), ou Luc Ferry ou encore un pertinent – et même souvent génial — sociologue qu’en souvenir des heures les plus lumineuses de mon passage à l’université, je n’aurais pas la cruauté d’épingler sur le mur de l’imbécilité chronique (et même « macronique »). Et oui, sachez-​le, les « résistants » à ce sinistre et sinistré système de société ont aussi (mais mentalement) leur mur des abrutis. Mur du reste bien rempli en cette période électorale.

George Orwell
Si ce brave Georges revenait parmi nous, il constaterait à quel point sa pensée fut prophétique.

Enfin, le méga must de l’affligeante pantomime des indignés professionnels, fut offert par un dénommé Olivier de Sagazan qui, samedi dernier, sur le parvis de la Défense, a décidé d’aboyer durant trois heures contre le F.N. ; et ce, pour, dit-​il, « réveiller les consciences ». Non, vous ne rêvez pas, ce type s’est vraiment pris pour un chien mais, comme ce n’était pas la pleine lune, on n’était pas en présence d’un cas de lycanthropie. Selon un internaute (au pseudonyme, quelque peu prussien, de Baronjuntz), c’est le signe que « la Gauche est aux aboi(e)s ». Je tiens à vous rassurer, l’aboyeur, plus proche du roquet que du pitbull, n’a mordu personne ; donc inutile de le faire piquer.

Maintenant, rideau sur ces pitoyables clowns et posons-​nous la question : tous ces gens sont-​ils sincèrement paniqués par une éventuelle victoire « mariniste » en s’imaginant revenus 80 ans en arrière ? Ou bien tout cela n’est-il qu’une vaste farce, le happening géant d’une foule d’individus en marche vers la pensée unique, le Woodstock orwellien du Big Brother Macron ?

Big Brother 1984On a le sentiment qu’il s’agit des deux à la fois mais qu’en plus intervient de façon sous-​jacente – et, n’hésitons pas à le dire, cela est terrifiant – le désir d’en finir avec la Nation France et de voir son territoire offert, peut-​être à titre expérimental, à des flux migratoires si denses que ne subsisterait bientôt que des résidus de notre spécificité ethnoculturelle. Car, n’oublions pas que Macron voue une admiration béate à Frau Merkel grassement louangée pour avoir permis le déferlement en masse d’orientaux et de sub-​sahariens. L’insoumis Mélanchon nous a prévenus qu’il faudrait sagement se résigner devant le fait que plus de six millions de demandeurs d’asile seront bientôt en marche vers l’Europe.

Bateau migrants
La République macronique En Marche !

En outre, avec la « discrimination positive » (formule angoissante que l’on doit aux universités américaines puis, en France, à Sarkozy !) promise par Macron, tout halogène aura bientôt la préséance sur l’anachronique Français dont les ancêtres payèrent de leur sang la grandeur du pays natal.

Disons-​le clairement, le vote de dimanche dépassera de beaucoup une simple concurrence entre deux programmes. Ce sont des visions de l’Histoire et de la Nation totalement opposées qui vont s’affronter. Et même plus puisque, pour la première fois depuis que la France existe, le véritable enjeu n’est rien d’autre que sa survie face au Grand Remplacement, nec plus ultra des apatrides. Reste à savoir si, malgré le matraquage idéologique intensif organisé par des syndicats et le patronat — soudain bizarrement solidaires ! – mais aussi nombre de figures médiatiques et directeurs de conscience mainstream, surdiplômés en mondialisme, les Français auront, ce 7 mai, l’héroïque volonté de s’arracher à une fatalité véritablement mortelle pour leur identité. Soyons en certains, par-​delà le résultat du scrutin, plus rien ne sera désormais comme avant. Une nouvelle page d’Histoire reste à écrire. Faisons en sorte que ce ne soit pas la rubrique nécrologique de notre peuple mais la proclamation de son renouveau victorieux.

Antoine-Louis Barye Thésée Minotaure
Le héros grec Thésée s’affrontant au minotaure, monstre symbolisant une mortelle fatalité. Bronze d’Antoine-Louis Barye (1795–1875), l’un des génies authentiquement français (eh oui, monsieur Macron !) de la sculpture.

P. G.-S.

(1) Sorte d’enfer musical méritant d’être défini comme un chaos sonore, symbole de disharmonie.

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