Kwassa-kwassa comorien

C’est « kwassa » monsieur le Président ?

En quelques mots notre Président est passé de l’admiration et des louanges au dépit et aux critiques.

Le jeudi 1er juin, Emmanuel Macron réagissait dans la soirée, quasiment en temps réel à la décision de Donald Trump de se retirer des accords de Paris (COP21). Il défie alors le Président américain et lance en anglais un appel aux scientifiques américains : « À tous les scientifiques, ingénieurs, entrepreneurs, citoyens engagés que la décision du président des États-​Unis a déçu, vous trouverez dans la France une seconde patrie. Je vous lance un appel : venez travailler, ici, avec nous, sur des solutions concrètes pour le climat. Ce soir, les États-​Unis ont tourné le dos aux monde mais la France ne tournera pas le dos aux Américains  ». 
Il n’en fallait pas moins pour que la presse s’enthousiasme pour le nouveau président français. Même chez Nice Provence Info, certains ont cédé au charme. Pourtant ce n’était qu’un coup de com car notre Président est incontestablement doué pour cela car il n’ignore pas que les Accords de Paris sont une aberration qui ne fonctionnera jamais(1).

Le même jour, ce jeudi 1er juin 2017, notre Président faisait une autre sortie médiatique, mais celle-​ci a eu du mal à sortir et pour cause : elle n’était pas conforme à la Bien Pensance. Contrairement à la sortie sur Donald Trump, ses bons mots sur les embarcations guyanaises et mayottaises ont pris plusieurs jours à émerger.
En visite au Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage Atlantique (le CROSS) d’Étel, Emmanuel Macron a lancé une embardée qui a jeté tout le monde à la baille. Lorsqu’on évoquait devant lui les différents bateaux utilisés pour la pêche à Mayotte, il avança tout sourire : « Ah non, c’est à Mayotte les kwassas-​kwassas […] Mais le kwassa-​kwassa pêche peu, il amène du Comorien !» en soulignant qu’il maîtrisait la différence avec les tapouilles guyanaises(2) et les kwassas-​kwassas mayottais (notre illustration à la une).

Glup ! La Bien Pensance est estomaquée.

L’indignation touche les anciens collègues ministres, telle Cécile Duflot :

Mais la « droite » avec Nadine Morano ne veut passer à côté de la bonne occasion :

Pourtant Macron sait ce qu’il dit et il ne s’excusera pas. À ses yeux « le Comorien  », c’est bien du bétail, n’en déplaise à Mathilde et aux humanistes immigrationnistes de tous bords. Il aurait pu dire « de l’Africain  » qui traverse la Méditerranée sur d’autres embarcations. Pour les mondialistes tous ces immigrés incultes ne sont que de la main d’œuvre à bon marché, du bétail, qui sert à tirer les salaires vers le bas en même temps qu’ils brisent les identités et les cultures nationales. 
Quoi, vous ne le saviez pas ?

Massimo Luce

(1) Les aberrations des Accords de Paris :
• Selon les Accords de Paris, les États-​Unis doivent d’ici 2040, réduire leur production de charbon de 86%, mais pendant ce même temps, la Chine est autorisée à construire des centaines de mines de charbon. « Donc nous ne pouvons pas construire des mines, mais ils peuvent » dit Trump.
• L’Inde est autorisée à doubler sa production de charbon d’ici 2020 et les États-​Unis doivent la réduire, en quoi cela profite-​t-​il à la réduction du CO2 ? « Réfléchissez à ça, dit Trump. L’Inde peut doubler sa production de charbon. Nous sommes supposés éliminer la nôtre. Même l’Europe est autorisée à continuer à construire des mines de charbon. »
• La Chine est autorisée à augmenter ses émissions de CO2 pendant 13 ans : « Ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent pendant 13 ans, pas nous ! » explique Trump. Là encore, en quoi cela contribue-​t-​il à lutter contre le réchauffement ?
• Pour respecter ses engagements, les États-​Unis devront réduire leur production de gaz naturel de 31 %, de papier de 12 %, de ciment de 23 %, de fer et d’acier de 38 %. Mais ces matières premières, les États-​Unis en ont besoin. Ils devront alors les importer. Donc, laisser d’autres pays les produire ! Où est la logique ? Où est la réduction des gaz à effet de serre ?
Au-​delà des accords de réduction draconiens infligés aux États-​Unis, un autre outil de redistribution des richesses vers d’autres pays était prévu : le soi-​disant « Fond vert pour le climat » de l’ONU, qui exige que les pays industrialisés versent 100 milliards de dollars par an d’aide à des pays étrangers (dont la Chine et l’Inde !).
Sauf qu’en 2015, le directeur exécutif du programme a indiqué que ce montant devait être réévalué à 450 milliards de dollars par an à partir de 2020.
Et sauf que les pays les plus pollueurs n’ont pas la moindre obligation de contribuer à ce fond !
Et sauf enfin que personne n’a été capable d’articuler à quoi servira cet argent et qui en bénéficiera.
[source Jean-​Patrick Grumberg, 2 juin 2017]

(2) Emmanuel Macron s’est renseigné sur la Guyane depuis sa gaffe sur le statut insulaire de ce territoire français.

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2 commentaires

  1. Daniel Sarfati

    Le Président comorien Mohamed Bacar Dossar exige des excuses d’Emmanuel Macron : « Ce sont des propos choquants et méprisants. Le peuple comorien a droit à la dignité et des excuses sont nécessaires ».
    J’espère bien que Macron n’en fera rien.
    Mohamed Bacar Dossar se fout de qui ? Il n’est pas capable de nourrir et d’éduquer dignement son peuple et encourage le départ de ses ressortissants. Maintenant il vient pleurer parce-​que le Président français met son impéritie en lumière !
    J’espère bien que la France lui renverra tous les Comoriens clandestins qui se tapent l’incruste chez nous.

    • Je le souhaite aussi ; mais avec « micron », c’est croire au « Père Noël soviétique »…