Surpopulation

COP21 et pets de vache

Le débat sur l’environnement est brouillé par l’ostracisme de la Pensée Unique qui l’a transformé en anathème. Un clivage saugrenu est instauré entre « bons » et « méchants », entre « pro-​Macron  » et « pro-​Trump  » qui passe même par nos colonnes.

En somme, ce sera à qui rejettera sur l’autre la culpabilité de la pollution de la planète et redistribuera ce droit à polluer. Faire payer cher aux Américains « pétrolophages » ce droit à pourrir l’air de CO2 pour l’offrir au pauvres de la planète qui n’aspirent (leur bon air pour l’instant) qu’à pouvoir en faire autant et qui revendront pour une poignée de figues leurs bonus aux Américains qui acquerront ainsi une bonne conscience avec leurs dollars en papier.

Pet vache pollution CO2La machine peut continuer à tourner à plein régime : produire partout le plus possible et continuer l’infernal business de la mondialisation. La fuite en avant s’organise.

Tout cela dans un concert diabolique de gigantesques porte-​conteneurs qui transportent des gousses d’ail d’Argentine vers l’Europe et des chaussettes de Chine vers l’Amérique. Des jumbo-​jets qui quadrillent le ciel à 900 km/​h aérotransportant des fraises, des ananas et… des touristes.

Pas question de remettre en cause le Système quantitatif. La croissance doit perdurer, notamment la démographie puisque chaque habitant de la planète est avant tout un consommateur. Que je sache, dans le même temps, notre planète ne s’agrandit pas pour autant. :

1900 1,2 milliard d’habitants
1950 2,5 milliards
2000 6 milliards
2050 prévision moyenne 9 milliards

L’Afrique est en train d’exploser démographiquement.

1950 230 millions et 9 % de la population mondiale
2016 1,2 milliard et 16 % de la population mondiale
2050 prévision Unicef : 2,500 milliards, soit 25 % de la population mondiale

Par le principe des vases communicants, on assiste déjà à un déferlement de ces populations vers l’Europe. Elles viennent chercher chez nous le Graal : le droit d’être consommateur et de polluer !

C’est bien l’Homme et lui seul le responsable de la dégradation de la planète. Pour chacun d’entre nous, il faut des terres arables, de l’énergie et pourquoi pas un I-​Phone, une auto, le climatiseur pour, à la fois, combattre et entretenir le réchauffement climatique, etc. Et, comme le dit si bien l’adage, plus on est de fous, moins il y a de riz.

À vrai dire les Accords de Paris, personne n’y voit goutte. On pourra toujours mettre des pots catalytiques au cul des vaches ou installer une éolienne sur le toit de sa voiture, dans un monde fini, il faut une population finie. La seule mesure écolo à prendre, c’est la régulation mondiale des naissances.

La principale mesure écologique à prendre, c’est la distribution des stérilets et vasectomie pour les pollueurs contrevenants.

Objectif fin de siècle : revenir de 7 milliards d’individus à moins de 2 milliards, comme en 14, avant le drame. Fin des migrations climatiques, économiques, « humanistes », fin des famines, de la misère etc. Tout le reste c’est de la littérature à bobo.

De toutes façons si on n’organise pas cette réduction par le stérilet et la pilule, quand tout sera devenu invivable partout, la bombe atomique, ou toute autre arme de destruction massive, y pourvoira.

Michel Lebon

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4 commentaires

  1. Teysseire A. Marie

    Eh bien, c’est rare de voir un tel article. Bravo ! Consultez le site de l’association Démographie Responsable qui milite depuis des années pour que cesse le tabou concernant la surpopulation http://www.demographie-responsable.org/

  2. Didier Barthès

    Sur le plan démographique cette fuite en avant est dénoncée depuis plusieurs années par l’association Démographie Responsable qui milite pour que la question de nos effectifs soit placée au centre de tous les débats concernant l’écologie.

    C’est effectivement la question centrale puisque quoi que nous fassions par ailleurs si nous occupons tous les espaces, nous détruirons inévitablement tous les écosystèmes. D’autre part sauf à souhaiter qu’une partie du monde reste définitivement pauvre, si nous voulons donner un peu plus à chacun il faudra bien que nous soyons moins nombreux. Quant à entasser les hommes, il est improbable que ce soit une solution particulièrement bienvenue.

    Hélas, pour l’instant peu nombreux sont les écologistes à en avoir pris conscience. Citons quand même les auteurs du rapport du Club de Rome, le célèbre écologiste anglais James Lovelock, et en France, même si c’est un peu ancien, le commandant Cousteau et René Dumont. 

    Curieusement, alors que la population a plus que doublé depuis leurs premières alertes, le sujet est passé de mode et ni EELV ni des écologistes aussi médiatiques que Nicolas Hulot ou Pierre Rabhi ne semblent vouloir mettre le problème sur la table. et même beaucoup de décroissants économiques paraissent réticents sur le sujet. Il semble plus facile de prendre quelques boucs émissaires et de les offrir à la vindicte public que d’oser mettre en cause notre droit à être aussi nombreux que nous voulons sans tenir compte des limites de la planète.

    Notons qu’il y a deux ans, sous la direction de l’écologiste Michel Sourrouille, un livre est paru qui s’intitulait » Moins Nombreux plus heureux » et qui allait dans le même sens que cet article. Yves Cochet (une exception chez les « Verts ») l’avait préfacé.

  3. Jean-Pierre Bardinet

    Pourrir l’air de CO2 ? Comment pouvez-​voue écrire une telle ânerie ?
    Le CO2 est gaz de la vie, car il est indispensable à la photosynthèse, donc à toute la chaîne de la Vie sur Terre. De plus, grâce au taux actuel de 400 ppm environ, la planète reverdit et les récoltes sont meilleures, ce qui contribue à réduire la faim dans le monde. Quant à l’action présumée du CO2 sur la température, c’est une hypothèse « idéologique », non prouvée et réfutée par nombre d’observations et de publications scientifiques (58 depuis début 2017). Quant à la part de CO2 anthropique dans le total des émissions, elle n’est que de 5% environ (rapport AR5 du GIEC, page 471, figure 6.1).
    Cette information a bien sûr été mise sous le tapis dans le résumé pour les décideurs, document sans valeur scientifique mais qui, ayant été diffusé urbi et orbi, sert de référence aux absurdes politiques climat-​énergie.

    • Le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre, en effet il n’est pas à proprement parler un polluant atmosphérique, puisqu’acteur de la photosynthèse naturelle.
      La quantité de CO2 produite par un moteur dépend uniquement de la quantité de carburant consommée : la quasi-​totalité des atomes de carbone contenue dans le carburant se transforme en CO2 

      Le dioxyde de carbone (CO2) représente 77% des émissions de gaz à effets de serre d’origine humaine. Il résulte essentiellement de la combustion des énergies fossiles et du changement d’utilisation des sols (agriculture et déforestation). Il est surtout issu du secteur des transports (combustion de carburants), de l’industrie (utilisation d’énergies fossiles) et de l’habitat (utilisation d’énergie pour le chauffage, l’éclairage, …).

      Effets sur la santé
      L’air contient aujourd’hui environ 0,04 % de CO2. À partir d’une certaine concentration dans l’air, ce gaz s’avère dangereux voire mortel. La valeur limite d’exposition est de 3 % sur une durée de 15 minutes. Cette valeur ne doit jamais être dépassée. Au-​delà, les effets sur la santé sont d’autant plus graves que la teneur en CO2 augmente. Ainsi, à 2 % de CO2 dans l’air, l’amplitude respiratoire augmente. À 4 %, la fréquence respiratoire s’accélère. À 10 %, peuvent apparaître des troubles visuels, des tremblements et des sueurs. À 15 %, c’est la perte de connaissance brutale. À 25 %, un arrêt respiratoire entraîne le décès.
      CQFD

      Maintenant, au delà de la querelle d’expert, ce n’est pas ce qu’il faut retenir du sens de mon article.
      Bien à vous.