Cirque Barnum

Quand va-​t-​on en finir avec ce cinéma grotesque des attaques chimiques ?

Nous relayons volontiers ce coup de gueule de Marc Rousset dont l’analyse s’appuie sur une expérience de dirigeant international de premier ordre pendant des décennies dans le monde économique. 
Il devient clair que le « Système » s’impatiente au déclenchement de la guerre en Syrie, programmée pourtant depuis des lustres. La guerre en Syrie doit avoir lieu ! pour l’Occident. L’élection, imprévue, de Donald Trump ajoutée à l’intervention, inattendue et efficace, de la Russie en Syrie retardent le calendrier.
Sans désemparer le Système réitère pour la nième fois le bobard grossier des gaz sarin utilisés par le régime de Bachar El Assad pour justifier une intervention militaire massive à laquelle la France pourrait dramatiquement participer. Les États-​Unis sont tristement coutumiers de ce type de manipulation.
Où est la presse indépendante ? Où sont les pacifistes ? Voulez-​vous de cette guerre qui peut être la IIIe Guerre Mondiale ?
La seule force de résistance est la presse de réinformation à laquelle nous nous enorgueillissons d’appartenir.
Vous aussi, citoyens honnêtes et responsables, pouvez empêcher cette guerre annoncée en vous inscrivant dans la dissidence, en lisant et diffusant la presse libre.
Les « fake news », c’est eux !

Marc Rousset
Marc Rousset

L’acteur de théâtre et joueur de flûte Macron a décidé de jouer un des premiers rôles dans la pantomime bouffonne des attaques chimiques d’Assad.

On a déjà eu droit aux armes de destruction massive de George W. Bush, qui rêvait de prendre possession du pétrole irakien à bon compte et d’installer un gouvernement fantoche contrôlé par l’Amérique ! On a vu ce que cela a donné, le plus étonnant étant que Bush ne soit pas convoqué devant un tribunal international pour crime contre l’humanité.

Trump, lui, nous a déjà pris pour des imbéciles en envoyant ses 59 missiles sur la base d’Al-Chaayrate pour une prétendue attaque chimique d’Assad, qui semble avoir été montée en fait de toutes pièces le 4 avril 2017 par la CIA, près de Khan Cheikhoun, dans le Nord-​Ouest syrien. Il s’agissait en fait pour Trump de se dédouaner vis-​à-​vis de la Russie pour des raisons de politique interne aux USA.

Tout récemment, les avions américains ont également bombardé et tué quelques soldats d’Assad qui représentaient un danger potentiel pour des soldats américains engagés dans la province de Deir ez-​Zor à l’est de la Syrie. La Russie et l’Iran n’ont pas été dupes et ont vivement protesté.

Que se passe-​t-​il, en réalité ? Quel est le véritable enjeu dans l’Est syrien ? Les Américains ne veulent surtout pas que l’armée d’Assad reprenne le contrôle de son territoire national dans cette province qui serait un point de passage obligé pour des gazoducs stratégiques à construire en provenance d’Iran, susceptibles d’aboutir en Méditerranée et de fournir l’Europe en gaz.

Mais, malheureusement pour l’Amérique, à cause de la proximité de l’Irak allié de l’Iran, le rapport militaire des forces ne lui est pas favorable dans cette province, d’où sa hargne, son agressivité et ses mensonges. Comment peut-​on croire qu’Assad serait assez stupide, non seulement pour lancer une attaque chimique, mais aussi pour faire connaître ses intentions à l’avance ?

Macron n’aura pas tardé à nous montrer qu’il n’est pas gaulliste, mais bel et bien un « faux-​cul » atlantiste à la solde de l’Amérique. La baudruche Macron a même proclamé que la France pourrait répliquer seule en cas d’attaque chimique avérée. Il faut que Trump et Macron arrêtent de jouer avec le feu face à l’Iran, aux armes et aux missiles russes. Pour couronner le tout, le ministre britannique Michael Fallon, autre valet de l’Amérique, se dit prêt à soutenir l’action tandis que Macron invite Trump pour le 14 juillet à Paris afin de lui montrer nos avions ravitailleurs de plus de cinquante ans d’âge.

Le quinquennat Macron à peine commencé, l’on se prend déjà à rêver de l’accession prochaine et inéluctable, mais bien trop tardive, hélas, de la Droite nationale au pouvoir.

Marc Rousset

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