Max Gallo académicien

Max Gallo : l’immigration à l’ancienne

Max Gallo, une chance pour Nice ! Une chance pour la France !

Le Niçois contemporain le plus célèbre, après Christian Estrosi, s’est éteint hier sur les hauteurs de la Côte d’Azur à l’âge de 85 ans. Max Gallo représentait une page majeure de notre Histoire, hélas aujourd’hui révolue.

Son père et sa mère, pauvres et peu instruits, avaient quitté l’Italie du sud pour s’installer dans la plus italienne des villes françaises où le fils Max voit le jour en 1934. Son père se sent plus français que bien des Français et entre dans la Résistance lors de la seconde guerre mondiale. Il veut que son fils ait un vrai métier, comme lui, et lui fait passer un CAP de mécanicien-​ajusteur. C’était le temps où les maîtres savaient détecter les jeunes talents au lieu de les endoctriner à la théorie du genre et à l’antiracisme. Le jeune Max poursuit ses études et passe son baccalauréat scientifique et technique. Plusieurs années plus tard Max Gallo sera agrégé et docteur en Histoire. En 2000 il est reçu à l’Académie française. Cela paraît impossible de nos jours où l’école n’instruit plus mais endoctrine (lire L’école communautariste que nous prépare Najat Vallaud-​Belkacem). Max Gallo, c’était aussi l’école à l’ancienne ! Osons un parallèle audacieux avec Alain Finkielkraut, autre immigré, fou amoureux de sa terre d’accueil qui lui a permis d’accéder, lui aussi avec beaucoup de travail, aux plus hautes strates de l’instruction publique.

On ne comprend le parcours de Max Gallo qu’à travers son amour passionnel pour sa terre d’accueil. C’est ce qui le conduira du Parti communiste au Mouvement des citoyens qu’il cofondera avec Jean-​Pierre Chevènement. Il ira même jusqu’à soutenir la candidature de Sarkozy en 2007 (lire notre article du 3 février 2015 À 83 ans, Max Gallo a mûri et devient réac de gauche).

Max Gallo avait « mal à la France » et pensait que notre pays traversait une « crise nationale de longue durée ». Travailleur inépuisable, son œuvre littéraire gigantesque touche principalement à notre Histoire qu’il connaissait bien et souhaitait transmettre pour perpétuer les valeurs qu’elle incarne. Penseur libre et courageux, historien averti, il s’est toujours opposé aux lois mémorielles, ce qui lui vaudra les foudres de la Pensée Unique lorsqu’il déclara sur France 3 en 2004 à propos de l’esclavage des Noirs sous Napoléon : « Cette tache, car c’est une tache réelle, est-​ce que c’est un crime contre l’humanité, peut-​être, je ne sais pas. » Malgré l’acharnement de la Police de la Pensée, Max Gallo gagnera — grâce à son aura — tous ses procès, ce qui ne serait probablement plus le cas de nos jours. De la même manière il contesta la reconnaissance de la responsabilité de la France dans la Shoah par Jacques Chirac (lire Non, monsieur Macron, ce n’est pas « la France » qui a organisé la rafle du Vel’d’Hiv !) et toute repentance liée à la colonisation.

Max Gallo, le fils d’émigrés italiens qui portaient leur nom comme un signe du destin, est parti rejoindre ses ancêtres. Grâce à son courage, si rare de nos jours, et à son œuvre immense, il éclairera longtemps encore Nice et la France.

Georges Gourdin

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