Opération Sentinelle chasseurs alpins métro Paris

Engagez-​vous, vous verrez du pays !

L’armée française est sans aucun doute le couteau suisse du politique aux manettes du char national. Le militaire est multitâches, avec sa jeep et son couteau.

L’Éducation nationale est défaillante ? Qu’à cela ne tienne, on envoie l’adjudant de discipline pour rééduquer les sauvageons :
Encadrement militaire des mineurs délinquants : un « nouvel effet d’annonce » ?
La collectivité territoriale est défaillante ? Qu’à cela ne tienne les camions vert-​armée sont là pour ramasser les poubelles :
Des militaires réquisitionnés pour ramasser les poubelles à Marseille

L’armée est sur tous les fronts, le petit doigt sur la couture du bleu de travail. Incendies de forêt, le bidasse est pompier. Marée noire (pas celle d’Afrique, celle du Torrey Canyon), le troufion passe la serpillière sur la plage. Le grenadier-​voltigeur sait tout faire.

Cerise sur le gâteau, ou pompon sur le bachi, la grande muette est aussi la variable de tous les ajustements. Surtout budgétaires comme l’a déploré notre ex-​CEMA, Pierre de Villiers, qui s’est vu rogner son enveloppe de 850 000 euros pour faire tourner sa petite entreprise « tout corps de métiers ».

« Vous avez signé, c’est pour en chier !  » C’est avec ces mots doux que les jeunes engagés étaient accueillis il y a bien longtemps. Du temps où il fallait pomper : en haut « c’est la vie de château  », en bas « pourvu que ça dure  ». Avec la modernité, le soldat professionnel (et bientôt syndiqué) entend bien ne plus être corvéable à merci. Fini les colonies exotiques et le sable brûlant, aujourd’hui l’armée doit s’adapter. Les terres lointaines, le combat, c’est chez nous.

Beaucoup de nos jeunes volontaires à l’engagement ont pu rêver d’ailleurs avec ces jolis noms d’OPEX : Barkhane, Chammal… Mais certainement pas prévu l’opération « Sentinelle ». Dispositif sécuritaire mis en place après les attentats de janvier 2015. Voilà que nos troupiers se sont transformés en vigiles de société de sécurité, plantons et factionnaires. 

Les Français sont rassurés, nous dit-​on. Ils voient ces cerbères en jolie tenue camouflage faire le trottoir (de la rue Saint Denis à la rue Thubaneau). Ils en avaient oublié toutes les jolies couleurs de bérets de leurs défenseurs nationaux. Du rouge, du noir, du bleu, du vert comme leur Bic quatre couleurs. Il est vrai que depuis que nos permissionnaires ne rentrent plus le week-​end en tenue de sortie, (ce fut interdit pour éviter toute provocation, le militaire étant indésirable dans le paysage urbain), on avait oublié la couleur de leurs couvre-​chefs.

Opération Sentinelle chasseurs alpins métro Paris
Du noir pour les chasseurs alpin, avec dans leur havresac la pelle à neige pour iglooter et les peaux de phoque pour grimper les escaliers.
Opération Sentinelle bérets verts Paris
Du vert pour la Légion qui crapahute dans la grisaille parisienne… en rêvant au sable chaud du Sahara.
Opération Sentinelle marine métro Paris
Du blanc pour la Marine nationale sur les mers lointaines… vent debout dans les courants d’air du métro.
Opération Sentinelle aviateurs Orly
Du bleu pour Tanguy et Laverdure prêts à décoller sur le tarmac… du hall de l’aérogare
Opération Sentinelle bérets rouges Nice
Du rouge pour l’infanterie coloniale parachutiste sur les rives lointaines de la Méditerranée… à Nice.

Cette Opération Sentinelle divise et fait polémique depuis que plusieurs fantassins du 35e RI ont été pris pour cible d’une attaque terroriste à Levallois, le 9 août par le musulman algérien en situation irrégulière Hamou Benlatreche.

On déplore que ces militaires armés soient pris régulièrement pour cible. Elle est bien bonne celle-​là ! Ça alors, ce n’est pas cela la guerre ? Il me semble que les choses sont dans le bon ordre pour une fois. Au moins ces militaires peuvent riposter, eux, pas nous.

On déplore que cela coûte cher. C’est sûr. Il y aurait bien autre une solution militaire pour trouver ces personnels de gardiennage. Notre armée comprend des milliers de généraux deuxième section qui tournent en rond dans des bureaux vides. Des hommes bons pour le service pas encore retraités et toujours gaillards.

Sinon le plus simple serait d’expulser tous les fichés S islamisés et les clandestins dans leurs pays d’origine. Et c’est gratuit.

Que l’armée soit dans nos rues, d’accord, mais alors que ce soit clair, nous ne sommes plus en état d’urgence mais en en état de siège.

L’état de siège est un dispositif juridique mis en œuvre par le gouvernement en cas de péril imminent pour la nation. Il comprend plusieurs dispositions :
• l’armée remplace la police pour la sécurité publique ;
• certaines libertés de l’État de droit (circulation, manifestation, expression) sont fortement restreintes ;
• les médias sont contrôlés ;
• un couvre-​feu entre en vigueur sur le territoire concerné par l’état de siège ;
• la mobilisation nationale peut être décidée ;
• les tribunaux civils sont remplacés par des tribunaux militaires ;
• surveillance accrue de la population.

En attendant l’état de siège, pas encore déclaré, que toutes ces 7 000 jeunes sentinelles, transformées en pigeons d’argile, retournent à des missions plus martiales. Et que les 200 000 personnels de la police et la gendarmerie fassent leur boulot ! Par exemple : lâcher un peu les usagers normaux de la route pour traquer les usagers d’auto-tamponneuses en situation irrégulière.

Michel Lebon

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Un commentaire

  1. Selon le site « Challenges.fr » : « L’homme qui n’est pas fiché S (« sûreté de l’Etat ») était jusque-​là seulement connu pour une infraction en 2009 à la législation sur les étrangers, selon des sources concordantes, et il était désormais en situation régulière. »

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