Tour Nazare cyclones

On peut « casser » des cyclones !

Edgard Nazare Écho Alger 30 janvier 1958
Écho d’Alger, 30 janvier 1958

Mon regretté ami Edgard Nazare, ingénieur d’aéronautique et auteur de multiples inventions, affirmait qu’il serait possible de « casser » les cyclones, ouragans, trombes, tornades, etc. par des explosion ciblées. 
La plus célèbre de ses inventions fut la centrale aérothermique ou « Tour Nazare » (notre illustration à la une), qui permettait, à partir d’une large base exposée à un fort ensoleillement, de créer dans une tour métallique de 300 mètres de haut un « cyclone artificiel » producteur d’une énergie colossale, rigoureusement écologique et totalement gratuite (à l’exception du coût et de l’amortissement de la construction). Cette invention défraya la chronique dans les années 60, mais ne fut jamais étudiée ni expérimentée par l’EDF, qui était déjà définitivement orientée vers l’énergie nucléaire.
Toutefois, ses études de la centrale aérothermique avaient permis à Nazare d’acquérir une connaissance approfondie des phénomènes cycloniques. Le 2 septembre 1979, il assista à la télévision, le cœur serré, aux terribles dégâts occasionnés par un cyclone sur l’île de la Martinique et il se mit aussitôt en peine d’étudier une parade possible à ces événements dévastateurs. Quelques mois plus tard, il me confia un article sur le résultat de ses travaux que je publiai dans le n°8 de juillet-​août 1981 de ma revue L’Ère nouvelle sous le titre Comment anéantir les cyclones tropicaux. Edgard Nazare écrivait notamment que les cyclones « sont très vulnérables à leur base au contact du sol ou de la mer. (…) Etant repérables par satellite ou radar dès leur formation, on a tout le temps nécessaire pour prendre des dispositions d’anéantissement en pleine mer. J’affirme qu’il est tout simplement possible, en mettant une campagne techniquement au point, d’étouffer le vortex d’un cyclone à sa base et voir s’effondrer celui-​ci en restituant à la mer les milliers de mètres cubes d’eau qu’il entraînait dans son tuba. »
La solution qu’il préconisait était la suivante : « Il s’agit d’attaquer le tuba par vent debout en lui faisant une « brèche » au moyen d’avions-cibles, télécommandés à 30 km de distance et chargés de bombes au TNT. Sur quatre kilomètres d’épaisseur, il suffirait d’expédier un à deux trains de quatre engins d’une charge à calculer exactement (de l’ordre de dix tonnes par engin ?) et de les faire exploser à une trentaine de mètres au-​dessus du niveau de la mer. » Il décrivait ensuite le processus destructif ainsi enclenché par les explosions. 
Je considère pour ma part que les progrès techniques effectués depuis 1981 permettraient de nos jours une efficacité accrue du procédé imaginé par Nazare. Bien entendu, on devrait s’attendre à ce que le cyclone se reconstitue quelque temps après, mais avec une moindre puissance et une direction différente permettant de lui faire éviter les zones habitées, quitte à recommencer l’opération. Reste à savoir quelle autorité gouvernementale se mettra en peine d’étudier la question…

Pierre LANCE

2 commentaires

  1. Cyclones : il faut percer l’œil du cyclone — phénomène bien connu déjà des Grecs de l’Antiquité — puisque Ulysse veut percer l’œil unique du Cyclope.

  2. Bonjour Pierre Lance,
    Oui des personnes ont pensé à détruire ou tout au moins minimiser les ouragans.
    http://www.greenidealive.org/110599/479/hurricane-killer.html
    En France, à ma connaissance, des équipes de l’ONERA ont planché sur les tourbillons jusqu’à acquérir une connaissance mathématiquement modélisée très pointue du phénomène tourbillonnaire.
    Il ne reste plus que de trouver la volonté politique et les financements pour passer aux réalisations fonctionnelles.
    Bien cordialement

    Yann Touvet

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