Lombardie Vénétie

La Lega Nord en Italie joue plus finement que les indépendantistes catalans

La semaine dernière avaient lieu en Italie deux référendums intéressants au vu de la situation actuelle en Catalogne. Ces deux référendums portaient en effet sur l’autonomie de la Lombardie et de la Vénétie, deux provinces du nord de l’Italie.

La foule ne s’est pas pressée pour voter, c’est le moins qu’on puisse constater. Il faut dire que la consultation de la population n’avait pas la prétention de détacher ces régions du pays par un acte de force contraire à la constitution, mais tout simplement de permettre à un peuple d’exprimer son avis.

Lega Nord SalviniCes deux Régions sont sous la présidence de la Ligue du Nord (qui est d’ailleurs devenue cette semaine « La Lega » tout court), parti politique taxé de populiste voire d’extrême droite dans le reste de l’Europe Bien Pensante.

La revendication lors de ce référendum consiste à vouloir cesser :
• de contribuer autant aux dépenses de l’État italien au détriment des populations des deux provinces et
• d’obtenir une plus grande autonomie dans certains domaines comme les infrastructures ou l’Éducation.
Tout ceci est d’ailleurs inscrit en toutes lettres dans le programme de La Lega.

Ces deux Régions riches de l’Italie du nord sont exemplaires en matière d’endettement ou de dépenses publiques par habitant. Aussi considèrent-​elles comme très injustes les 70 milliards d’€uros de différence entre leur contribution et les dépenses que l’État investit sur leurs territoires. Cette revendication est portée davantage par ce qu’ils estiment une mauvaise gestion de l’État que par le supposé refus de solidarité nationale dont les accusent les médias Bien Pensants.

La question de l’indépendance n’a jamais été posée et ce référendum s’est déroulé en toute légalité, respectant en cela la constitution italienne.

40 % de participation en Lombardie pour 95 % de OUI, et 57 % de participation en Vénétie avec 98 % de OUI, participations suffisantes pour la légitimité du scrutin selon les présidents de Région (Roberto Maroni à Milan et Luca Zaïa à Venise) qui sont donc autorisés à entamer des discussions avec Rome.

Ainsi donc, des « extrémistes », d’ailleurs soutenus par la quasi-​totalité des formations politiques, ont obtenu un mandat clair, au travers d’élections transparentes et démocratiques, pour entamer un processus aux objectifs limités, justifié par des arguments raisonnables. Les élus taxés « d’extrême droite » donnent de cette manière une magnifique leçon de démocratie directe et locale à la Catalogne, en faisant appel à un véritable processus légal dans un cadre strictement constitutionnel. Ce qui va permettre à deux Régions déjà bien autonomes d’obtenir de nouvelles réformes somme toutes modérées, mais non négligeables aux yeux des habitants.

Patrice LEMAÎTRE

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À propos de ce référendum catalan et de la discussion qui s’est ouverte à son …

4 commentaires

  1. Alberto Da Giussano

    [Posté depuis Bergamo – Italie du Nord] *

    Mille grazie pour cet article aussi sympathique que pertinent !
    OGGI È UNA BELLA GIORNATA !
    (Aujourd’hui est une belle journée ! -en français- /​Uèi fa bèl temps ! -en nissart-).

    http://www.youtube.com/watch?v=amJQ08PsF1I

    Mais au fait j’ai trop souvent entendu de fausses et confuses affirmations du genre ‘’Nice est une ville italienne’’ ou ‘’La Savoie est italienne’’ pour ne pas ressentir le besoin de vous expliquer ce qu’est réellement une identité charnelle et en l’occurrence ici la mienne : celle d’un italien du nord.
    Alors je vous propose de remonter les confins qui limitent l’Italie du nord de la ‘’République française’’ actuelle :

    http://www.histoire-passy-montblanc.fr/wp-content/uploads/2011/02/Carte_duche_Savoie_1430_Dec_Hist_Savoie_p103_web.jpg

    Les dernières provinces à avoir été rattachées à la République Française (ce fût en 1860 pendant le second Empire de Napoléon III) furent le Comté de Nice (dit aussi Nouvelle-​Provence) et la Savoie.
    Des provinces provençalophones (et francophones) justement limitrophes des pays de langue et de culture italiennes et de peuplement nord italien.
    Avant ce rattachement à la France républicaine elles faisaient partie du domaine des Ducs de Savoie.
    Pour avoir une idée de ce qu’était le domaine savoyard il faut penser à une sorte de Suisse ducale de l’ancien temps dont les parties romande et provençale (bien qu’il n’existe pas de Suisse provençale) seraient devenue française, et la partie de langue italienne … aurait annexé puis unifié l’Italie.
    A cheval sur les Alpes, il était, comme la Suisse, constituée de contrées très diverses :
    D’abord les 2/​3 puis 1/​3 (par suite de la perte de fiefs devenus suisses et de l’échange de la Bresse et du Bugey contre le Marquisat de Saluces) des côtés français et suisses (quasi toute la Suisse romande) actuels, où la (les) langue usuelle, hormis les patois francoprovençaux, avait toujours été le français pour les gens instruits (et idem côté italien actuel en Val d’Aoste et dans quelques franges frontalières).
    Et 1/​3 puis 2/​3 du côté italien où les gens cultivés avaient l’italien pour langue usuelle … avec les différents dialectes gallo-​italiens (hormis le haut des vallées alpines patoisantes en savoyard ou en occitan).
    Il est à noter que les tentatives de la maison de Savoie pour imposer l’Italien comme langue de culture en Comté de Nice n’ont pas réussi (hormis pour quelques notables), et que finalement la ligne Nice /​Vallée du Paillon ; le rocher de Monaco étant l’ultime cap tout au ponant de la Ligurie juste avant le provençal Comté de Nice, fut la limite est du français langue de culture, limite purement théorique au début puisque le Comté de Nice resta fidèle à son provençal nissard (utilisé même dans des actes officiels !) jusqu’à son annexion par la France.
    Il reste à préciser que le nissart (une variété de provençal) est parlé dans l’ancien comté de Nice, c’est à dire à l’est du fleuve Var, mais qu’à l’est du département des Alpes-​Maritimes, on parle des dialectes intermédiaires entre le nissart et le génois :
    – le royasque dans la vallée de la Roya (l’ancien comté de Tende),
    – le mentonasque (mentounasc) dans la région de Menton, et sa variante, le monégasque, à Monaco.
    Puis les Ducs de Savoie devinrent Rois de Piémont /​Sardaigne en 1720 (suite à la guerre de succession d’Espagne) et installèrent leur résidence de Chambéry en Savoie à Turin en Piémont et enfin le 17 mars 1861 eut lieu la proclamation du royaume d’Italie (sous Napoléon III en France): de Duc de Savoie ils devinrent donc en 1861, Rois d’une Italie … qu’il leur restait à unifier.
    En compensation préalable ils avaient dus rétrocéder, en 1860, le Comté de Nice et la Savoie propre au IIème Empire français (qui redevint en 1870 ‘’République française’’ ; la troisième du nom).
    Ce qui finalement était assez logique vu que ces pays n’avaient jamais été ni de peuplement, ni de culture italienne.

    * Je suis italien du nord (de Lombardie).

    PS : Pour ce qu’il en est du Val d’Aoste personnellement je né verrais pas de problème à vous le filer vu les scores minables qu’y fait la Lega Nord (humour).

  2. Alberto Da Giussano

    Puisqu’il est aussi question ici de la tentative de sécession de la Catalogne en cours, juste rappeler à nos amis niçois et monégasques qu’eux aussi furent des sécessionnistes … ou subirent une sécession :

    Épilogue niçois :

    Géographiquement et Historiquement le Comté de Nice est d’abord Gaulois (en fait Gallo-​Ligure) puis Provençale.
    Déjà sous l’empire romain la limite reconue entre Italie et Gaule se trouvait au col de La Turbie (au-​dessus de Monaco) sur la seule voie romaine (difficilement) praticable allant de Nice à Vintimille.

    L’itinéraire d’Antonin le dit clairement : « Huc usque Italia, dehinc Galia ».

    De là cette limite descendait jusqu’au Cap d’Aïl en passant par le rebord du plateau de la Tête de Chien.
    De l’autre côté elle montait jusqu’au Mont Agel puis suivait la ligne de partage des eaux, d’abord entre Paillon et Roya, puis entre Rhône et Pô.
    De fait les Romains distinguaient les différentes limites et il s’agissait là pour eux d’une limite naturelle tandis que leur limite administrative était légèrement différente puisqu’ils créèrent la petite province équestre des ‘’Alpes maritimes’’ à cheval sur cette frontière.
    Puis vint l’émiettement féodale du haut Moyen-​âge et là encore ces limites s’avèrent intangibles, même si elles recouvrent cette fois celles entre le Comté de Provence et les petites seigneuries d’influence Génoise.
    Avec une légère variation puisque la nouvelle frontière Provence /​Pays Génois descendait du Mont Agel à la Pointe de la Veille, laissant dans l’interstice ce qui est aujourd’hui la Principauté de Monaco.

    Historiquement la naissance du Comté de Nice se fit quant pour donner suite à une querelle de succession qui devait rendre la Provence quasi fief du Roi de France, la partie orientale de celle-​ci fit sécession et se mit sous la protection des Ducs de Savoie, restant de ce fait hors du Royaume de France et (de manière très théorique) sujette du Saint-​Empire Romain et Germanique.

    C’était en 1388. Le Comté de Nice était né !

    La continuité territoriale entre la Savoie propre et le Comté de Nice ne se faisait qu’à travers les fiefs piémontais des Ducs de Savoie (puis des Rois de Piémont-​Sardaigne).
    Sur l’autre versant des Alpes s’étendaient les terres du Dauphiné, qui allaient même jusqu’à Bardonet et Châteaux-​Dauphin (Bardonecchia /​Casteldelphino aujourd’hui), et du Comté de Provence devenus domaine des Rois de France (moins le canton de Barcelonnette, lui aussi du domaine ducal).
    La plupart des gens je connais se demande si Nice n’était pas une ville Italienne à l’origine et même beaucoup vous l’affirmeront (de même pour la Savoie …).
    Non seulement Nice, comme la Savoie d’ailleurs, n’a jamais été italienne (et peuplée de Sardes tant qu’on y est …) mais pour qu’elle l’eut été, ne fusse qu’administrativement avant son annexion par la France, il eut encore fallu que l’Italie ait existé en tant qu’Etat !
    En fait il est un autre élément qui explique largement cette confusion : quand on cherche le nom d’un Niçois célèbre on pense le plus souvent à Giuseppe Garibaldi.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Giuseppe_Garibaldi
    Hors Garibaldi comme son patronyme l’indique (son logeur niçois par contre s’appelait Gustavin) n’était pas issu d’une famille à proprement parler niçoise, mais originaire de la Ligurie voisine, et d’ailleurs si son père était souvent à Nice c’était pour la bonne raison qu’il faisait du cabotage entre la Ligurie et le Comté de Nice.
    Il est vrai que comme il en est de la Bretagne à la Normandie il n’y a pas très loin.
    Pour en revenir au Comté de Nice, celui-​ci connu donc les tourmentes de la grande révolution qui bouleversa la France et l’Europe entière et une première annexion à la 1ère République Française puis au 1er Empire napoléonien.
    Après le désastre de Waterloo où le règne de Napoléon Ier sombra et où le grand chambardement post 1789, qui avait mis l’Europe sans dessus dessous, rendit (provisoirement) son dernier soubresaut (en Belgique déjà …), il y fut restauré, en 1815, la souveraineté de la maison de Savoie (un temps réfugiée en Sardaigne) qui s’agrandit pour le coup de la Ligurie et établit même son protectorat sur Monaco et ses dépendances de Menton et Roquebrune.
    Le 21 juillet 1858 suite à l’entrevue (secrète) de Plombière où Napoléon III offrit son aide à la maison de Savoie pour bouter les Autrichiens hors d’Italie, il fut donc décidé qu’en compensation des plébiscites seraient organisés en Savoie propre et en Comté de Nice pour officialiser leur annexion par la République Française une et indivisible.
    Bien sûr, et ce ne sont pas les récents référendums ‘’européens’’ qui me prouverons le contraire, ce genre de procédure est plus souvent qu’à son tour contestable et sujet à manipulations et ‘’pipages’’ de toute natures …
    Et il y en eut en effet, à Nice comme en Savoie.

    En attendant le Comté de Nice fut à nouveau scissionné mais cette fois à la suite d’un référendum.
    Comme la Catalogne ?

  3. Alberto Da Giussano

    Épilogue monégasque :

    À l’est de Nice revenons-​en maintenant à nos Monégasques qui au point d’équilibre exact entre Provençaux et Génois avaient même, durant tout le Moyen-​Âge, incorporé les seigneuries de Roquebrune et Menton en ‘’fief oblat’’, c’est-à-dire sous leur juridiction mais inféodé (en théorie …) à la Savoie.
    Monaco n’étant de fait depuis l’origine que l’ultime implantation génoise, par l’entremise de la puissante famille des Grimaldi, tout au ponant de son domaine et ne se limitant (c’est encore le cas aujourd’hui) qu’au rocher et abords immédiats de son port.
    La aussi après la tourmente révolutionnaire et napoléonienne post 1789 la Restauration de 1815 poussa même le détail jusqu’à rétablir la souveraineté des Grimaldi ; sous protectorat de la Sardaigne il est vrai.
    Mais les temps avaient bien changés et plus de revenus liés aux ‘’droits de mer’’ et autres droits féodaux et il fallut bien chercher d’autres moyens pour subsister …
    Tant et si bien que le 5 novembre 1842 une délégation mentonnaise s’en vint au Palais de Florestan Ier réclamer un adoucissement des impôts.
    Elle essuya un net refus.
    Le 4 novembre 1847, eurent lieu à Menton (et Roquebrune) des manifestations en faveur du roi de Sardaigne, Charles-​Albert, qui venait de donner à ses sujet un Statut constitutionnel.
    Le 25 février 1848, Florestan accorda lui aussi une ‘’Charte’’ à ses sujets, mais il alla par ailleurs de maladresse en maladresse.
    Il commit notamment l’imprudence de solliciter de Turin l’envoi de la garnison sarde de Monaco à Menton … Alors que les Mentonnais acclamaient le nom de Charles-​Albert et arboraient le tout nouveau drapeau vert-​blanc-​rouge, ancienne bannière de l’armé d’Italie de Napoléon Bonaparte et futur drapeau Italien, que celui-​ci venait de donner à son royaume !
    Le général Gonnet, envoyé par Turin à Menton, mit peu de zèle à y rétablir l’ordre et il autorisa même les mentonnais à lever une ‘’Garde nationale’’ … puis se retira à Monaco.
    Florestan Ier tenta bien de faire occuper Roquebrune et Menton par ses propres carabiniers.
    Mais inférieurs en nombre, ils furent refoulés !
    Le 2 mars 1848, des membres de la bourgeoisie locale constituèrent une ‘’Commission provisoire de gouvernement’’ et l’érection de Menton et Roquebrune en ‘’Villes libres’’ placées sous la protection de la Sardaigne.

    La Principauté de Monaco venait de vivre une sécession.

    Charles-​Albert accepta, quoique ce fût en violation du traité de Stupiniggi.
    Alors qu’après le vote du 21 mars (568 oui contre 0 non), l’annexion à la Sardaigne, et donc à terme à l’Italie, semblait une formalité, Charles-​Albert choisis de donner dans la demi-​mesure et la temporisation.
    Tant et si bien que les affaires trainèrent encore douze ans et prirent un tour inattendu …
    En mars 1848, avec un bel optimisme, Charles-​Albert déclara la guerre à l’Autriche pour la bouter hors d’Italie.
    Après deux désastres militaires, Custozza et Novare, il abdiqua en faveur de son fils Victor-​Emmanuel II.
    En 1858 suite à l’entrevue (secrète) de Plombière Napoléon III offrit son aide à la maison de Savoie pour bouter les Autrichiens hors d’Italie et se posa en arbitre dans le différend qui opposait les Grimaldi à Victor-​Emmanuel II au sujet de Menton et Roquebrune.
    Contre toute attente ces deux villes libres furent ajoutées à la Savoie et au Comté de Nice dans les plébiscites de rattachement à la France.
    Et c’est ainsi qu’après avoir attendues douze ans de devenir Italiennes elles n’eurent d’autre choix que de devenir françaises …
    Quant aux Grimaldi une souveraineté pleine et entière leur fût reconnue sur les quelques hectares entourant le rocher de Monaco et le plateau des Spélugues (qui sera rebaptisé Monte-​Carlo, cela étant plus aguichant pour y nommer le Casino) où ne se trouvaient à l’époque que quelques oliviers doucement caressés par la brise marine.

    FIN

  4. Alberto Da Giussano

    Juste citer une de mes sources : l’excellent petit ‘’Que sais-​je ?’’ N° 1497 – Histoire de Monaco – Par Jean-​Baptiste ROBERT.

    Et pour finir et conclure :

    L’Italie vient de fêter ses 156 ans le 17 mars dernier (c’est un peu moins que la Belgique avec ses Wallons et ses Flamands).
    Le traité de Turin du 24 mars 1860 officialisa l’acte par lequel le duché de Savoie et le comté de Nice furent réunis ou annexés à la France.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Turin_(1860)
    Quasiment un an plus tard naitra officiellement l’État nation italien : le 17 Mars 1861, à Turin le premier Parlement italien proclama officiellement la naissance du Royaume d’Italie et déclara Victor-​Emmanuel II (précédemment Roi de Piémont – Sardaigne et Duc de Savoie) premier roi d’Italie.
    Après trois guerres d’Independence pour réunir les parties de l’Italie du nord administrées (entre autres) par la dynastie impériale autrichienne des Habsbourg et à la suite de la campagne des « Mille », grâce à laquelle le franc maçon Garibaldi conquit le Royaume des Bourbons de Naples (Sud d’Italie), le rêve des patriotes et des intellectuels italiens trouvait enfin sa réalisation après la prise de Rome et fin des Etats du Pape en 1870.

    Hors depuis la fin de l’Empire Romain d’Occident le nord et le sud de l’Italie (sans compter les États du Pape entre les deux …) n’avaient pour ainsi dire plus eu d’histoire commune.

    Le nord (tout comme les États de Savoie d’ailleurs) faisant formellement partie du Saint-​Empire Romain et Germanique (sans compter les Républiques de Gènes et de de Venise, véritables thalassocraties) alors que le sud formait depuis des temps immémoriaux (les premiers Rois normands) un Royaume centré sur Naples et la Sicile (dit souvent Royaume des Deux-​Siciles) à la tête duquel se succédèrent plusieurs dynasties, tantôt aragonaises (puis espagnoles) ; tantôt françaises : les Anjous -un frère cadet de Saint Louis- et pour finir une branche des Bourbons.