Jean-Pierre Serrier hommes tristes

Les sept piliers de la crétinisation

Nous sommes tombés sur cette excellente analyse que nous souhaitons partager dans nos colonnes.

Les sept piliers de la crétinisation

Publié le 6 novembre 2017 par maximetandonnet

Sept piliers de la crétinisation globale dans la société médiatique :

L’instinct grégaire : de temps à autre surgissent de grandes vagues d’hystérie conformiste auxquelles il faut se confondre sous peine de passer pour le pire des salauds, et qui emportent les consciences comme des brins de paille : par exemple, « Charlie » en 2015, « les migrants », le « Fillongate », l’euphorie des JO de 2024, le « balancetonporc » en ce moment.
Le mythe du chef : un matraquage permanent autour de l’idée que l’avenir collectif dépend d’une seule personne, d’un visage, d’une silhouette, le « président », alors que les ressorts de la décision, dans une société moderne et ouverte sont d’une infinie complexité. Le matraquage permanent autour de « l’homme providentiel », construction médiatique fondée sur la posture et la communication, est là pour nous faire oublier la disparition de l’homme d’Etat au service du seul l’intérêt général.
Le mépris des gens : nous revivons l’ère de la « vile multitude », le peuple est supposé stupide et irresponsable : les sans dents, les fainéants, les jaloux… Ses valeurs, ses objectifs, ses ambitions, sont nuls et non avenus. Il doit être éclairé et non écouté.
La diabolisation positive : la société médiatique a besoin d’épouvantails pour imposer ses codes et ses valeurs, de contre-​modèle auxquels assimiler toute pensée ou ressenti divergeant de la norme : tel est le secret du lepénisme et de l’acharnement phénoménal des médias à assurer sa promotion tout en préservant son caractère infréquentable, surtout dès qu’il vacille.
La propagande idéologique assumée : l’impartialité, l’honnêteté intellectuelle, le pluralisme et le débat d’idées sont des principes surannés. Toute présentation des choses est forcément partiale ou « engagée », (sur l’immigration, l’Europe, la France, la sécurité, l’économie, l’éducation) la mission du monde médiatique n’est pas de fournir des éléments de réflexion, mais de forger et forcer l’opinion, la mettre sur le chemin du supposé « bien ». Les faits s’effacent devant le message idéologique.
• La « table rase » : la manipulation est d’autant plus forte, massive et efficace que les individus sont privés d’un socle de connaissance et de références personnelles. La mémoire est profondément subversive, donc il faut l’éradiquer. La conscience des drames de l’histoire dus au conformisme bêlant (les accords de Munich par exemple), les désastres résultant du culte de la personnalité, doivent être ensevelis et oubliés pour le pas perturber l’ordre nouveau.
Les œillères : il ne faut surtout pas se préoccuper pour l’avenir et chacun doit avancer les yeux fermés. Le futur est comme un grand soleil que nul n’a le droit de regarder sauf à se brûler les yeux et celui qui s’y intéresse, s’interrogeant sur l’avenir de la planète au regard des enjeux démographique ou de l’islamisme, notamment, qui sont explosifs, est étiqueté pessimiste, c’est-à-dire ringard, maudit, pestiféré.

Il est étrange de songer à quel point les caractéristiques des régimes totalitaires du XXe siècle, que l’on croyait définitivement abattus, ressuscitent et se perpétuent au point de constituer les piliers de nos sociétés modernes.

Maxime TANDONNET

Ceci peut aussi vous intéresser

Barbecue Fontan Vugi Roya 15 octobre 2017

Vallée de la Roya : c’est la faute à l’extrême droite !

Nos colonnes se font l’écho des appuis financiers et médiatiques importants dont bénéficie Cédric Herrou, …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *