Vœux Bonne Année

Quelques règles de savoir-​vivre pour la fin de l’année

Pierre LanceLorsque la fin de l’année approche, chacun se prépare à souhaiter beaucoup de belles et bonnes choses à tous ceux qu’il affectionne, ou même à toutes ses relations professionnelles ou commerciales. C’est une saine tradition qui permet d’évacuer pendant quelque temps les soucis ordinaires et crée une ambiance détendue d’optimisme et d’espérance.
Toutefois, il est bon de respecter certaines règles de savoir-​vivre afin que toutes ces bonnes intentions se distribuent dans une certaine harmonie.
Les fêtes de fin d’année se répartissent en trois dates principales : Noël, la Saint-​Sylvestre et le Jour de l’An. Beaucoup de personnes les regroupent, et cela se comprend, en une seule formule, ce qui est pratique et économise du temps, mais n’est pas du meilleur goût. Normalement, on ne doit pas offrir ses vœux pour la nouvelle année avant le 1er janvier et l’on a tout le mois de janvier pour le faire. On peut donc regrouper le « Joyeux Noël !» et « Bonnes fêtes de fin d’année !», mais il n’est pas de bon aloi d’y adjoindre les vœux de bonne année, comme beaucoup le font pourtant.
Certains commettent aussi une faute de français en « souhaitant leurs vœux», ce qui est un pléonasme, puisque « souhait » et « vœu » sont des synonymes. On offre ses souhaits ou l’on présente ses vœux, l’un ou l’autre. Quant au « Joyeux Noël !», il est bon de l’expédier le 23 ou le 24 décembre.
À ce propos, je rappelle que la date du 25 décembre n’a rien à voir avec la naissance de Jésus, que nul n’a jamais connue. Le vrai sens de cette fête universelle, célébrée depuis plus de 10 000 ans, salue le solstice d’hiver, qui marque la remontée du Soleil au-​dessus de l’horizon, fête que les anciens Romains nommaient « Sol Invictus ».
À ce propos toujours, j’ai noté cette année avec plaisir un grand progrès de la vérité historique au sein de nos médias, dont plusieurs ont rétabli sur ce point le vrai sens de cette fête. Je ne suis pas certain qu’ils l’aient fait par amour de la vérité, mais peut-​être plutôt par démagogie afin de plaire aux adeptes des religions différentes de la chrétienne et qui se montrent parfois réticents à célébrer Nohel. Mais si cela incite tous les humains à comprendre que Nohel (Néo Hélios) est une fête solaire qui appartient à toute l’humanité et non à une religion particulière, cela devrait contribuer à l’avènement de la Fraternité, qui n’est pas vraiment honorée par les temps qui courent…

Pierre Lance