X Files naissance race hybride

Conspisérie suite 3 : la vérité est ailleurs que dans les médias officiels

The truth is still out there : la vérité est bien ailleurs

X Files affiche
Plongés dans la grande nuit de l’ignorance imposée à leurs concitoyens, les deux mythiques personnages de la série s’avancent, au péril de leur vie, vers la révélation de secrets susceptibles de faire trembler le monde.

C‘est en 1993 (1994, en France) que deux agents hors normes du F.B.I. font leur apparition sur nos écrans télé. La bande son donne, c’est le cas de le dire, la tonalité de la série : un refrain étonnamment évocateur de clandestinité, de conspiration ourdi en haut-​lieu, de périls qui s’insinuent au cœur de ténèbres fatales. Et pourtant, cet air laisse supposer qu’une discrète espérance demeure dans certains cœurs.

Deux agents aux caractères antinomiques – et cette différence offrira une très prenante gamme de perceptions et de sentiments d’une enquête à l’autre – car l’un, Fox Mulder, entretient, depuis l’enlèvement de sa sœur durant leur jeune âge une réelle accointance avec le paranormal ; et l’autre, Dana Scully, médecin de formation, s’efforce de raisonner son partenaire et de le ramener sur les chemins balisés de la rationalité.

Mais les faits auxquels ils seront confrontés ne cessent de renforcer Mulder dans sa croyance en d’autres réalités et déconcerter Scully. D’où la formule, véritable slogan, « la vérité est ailleurs ! »Et ce, tandis que nos institutions nous assurent qu’il n’y a rien à supposer, rien à voir, rien à découvrir, rien à proclamer en dehors de ce que nous apprennent les médias officiels. Tout le reste, c’est du mensonge, du sensationnalisme alimenté à grand renfort de « fakes », de « hoaxs » (vocabulaire globish aimablement fourni par les sémanticiens de la C.I.A. et de la N.S.A.).

X files Fox Scully
Superbe image montrant l’intensité du travail pour la recherche fiévreuse de la vérité… Surtout si elle se cache hors des sentiers battus gouvernementaux.

Et, d’épisode en épisodes, Fox et Dana vont se retrouver dans ce qui ressemble fort à des méandres sans cesse mouvants, pareils aux torsions d’un immense reptile ou d’une hydre impensable. Métaphore hérakléenne qui se traduirait plus prosaïquement par « sac de nœuds », grouillant de complots d’État dont résultent coups tordus et rapports secrets – X Files – à faire frémir et perdre le sommeil ; pages d’autant plus confidentielles qu’on y détaille d’horribles expériences de laboratoires clandestins où la viande humaine servirait d’hybridation avec de l’A.D.N. alien. Bref, comme le dirait un ami (accro de la série), « plus conspi que ça tu meurs ».

X Files Scully labo
Dana Scully découvre avec effroi ce qui se trame dans un laboratoire où il vaut mieux ne pas s’aventurer.

Il en résulta un succès considérable – plus de 100 millions de téléspectateurs dans le monde, au plus fort de la série – et la formule blasonnant X Files ne cessait de revenir à tout propos… et principalement dans le domaine politique. Fidélisé par le suspense et le sentiment très fort qu’un message sur l’occultation d’événements terribles était glissé dans ce feuilleton, le grand public se posait des questions. Une osmose entre la fiction et les multiples ratés politico-​financiers s’opéra dans les consciences. On ne remerciera jamais assez toute l’équipe de cette production car, même si ce fut involontaire de leur part, ces divertissements (faites l’effort de dire « entertainment » et Uncle Sam fera risette) télévisuels contribuèrent à un commencement de prise de conscience du citoyen lambda(1). À tel point, certains d’entre vous s’en souviennent peut-​être, que le sieur Jacques Attali se fendit d’une sentencieuse mise en garde qui, en substance, disait : « Attention ! Reprenez-​vous, la vérité ne peut pas être ailleurs, le croire serait dangereux pour… » …Pour je ne sais plus quoi au juste, ou plutôt il me semble vaguement me souvenir qu’il était question de démocratie, de salubrité mentale (certains asiles de l’ex U.R.S.S. venaient tout juste de fermer) et d’inamovible vérité hystérique (oh, pardon ! je voulais dire historique). Mais de quoi diable s’efforçait-il de parler ? Mon interrogation sera sans doute à jamais sans réponse.

Que vont donc découvrir les agents Mulder et Scully ? Qu’une entente secrète existe entre certaines branches du gouvernement U.S. et des Aliens (du type zeta Reticuli(2) : crâne énorme, grands yeux sombres en amande et corps grisâtre filiforme) pour la conception d’une « race » hybride. De nombreuses expériences se dérouleront avec des résultats souvent catastrophiques.

X Files naissance race hybride
Comme on peut le constater, l’hybridation des espèces nous éloigne d’un idéal apollinien.

Inutile de dire qu’à ce stade thématique la série se révèle sulfureuse. Un projet final de « Grand Remplacement » par hybridation avec des créatures venues de très loin est donc à l’œuvre à travers le monde. Dans le scénario, l’ « État profond américain », déjà mentionné dans l’article précédent, est sous contrôle d’une toute puissante organisation nommée « le Consortium ». À sa tête, des individus aussi prodigieusement fortunés que sans patries ni scrupules. L’un d’eux, dont le surnom, « l’homme manucuré », le désigne comme des plus raffinés, rencontre Dana Scully aux obsèques de sa sœur et, sourire cynique aux lèvres, lui rappelle combien précaire est la vie : une balle perdue, un accident d’automobile, une fuite de gaz sont des malheurs tellement fréquents. Surtout pour d’incorrigibles chercheurs de vérités.

X Files homme manucuré
L’un des hauts responsables du « Consortium ». Il y a fort à parier que ce genre d’individu se croise dans les couloirs de Davos, les séminaires Bilderberg ou les réceptions les plus « sélectes » de nos gouvernants européens.

Et pour ces coups du sort dûment programmés, une organisation telle que « le Consortium » a ses experts du crime. Le meurtre est leur métier et croyez bien qu’ils l’exercent avec zèle, sachant qu’aux yeux de l’officine qui les emploie le droit à l’erreur est des plus restreints sinon nul. Le personnage du « Fumeur » incarne parfaitement ce fonctionnaire de l’ombre, apparemment exécuteur flegmatique mais moralement torturé par une mémoire lourdement encombrée de mensonges et de cadavres. Certes, nous sommes là en pleine fiction fantastique, bien faite pour nous glacer le sang, mais, changez de registre, revenez dans le domaine des événements politiques de ces soixante dernières années et demandez-​vous qui donc, un jour à Dallas, a tiré en même temps que Lee Harvey Oswald(3) ; ou plutôt qui a chargé des virtuoses de la gâchette de liquider J.F.K. ? X files et une autre série, Dark Skies (d’une notoriété plus mineure, diffusée en 1996–97), laissent sous-​entendre que J.F.K. (appuyé par son frère Bob… qui y laissera aussi sa peau) souhaitait être le premier chef d’État à révéler au monde entier la vérité sur les OVNI. Le président américain aurait alors été honoré d’une façon des plus prestigieuses par l’Histoire. Simple hypothèse que l’imaginaire peut se permettre. Autre exemple de tueurs agissant sur ordre d’un possible « Consortium » sinon d’un « cabinet noir », je vous renvoie à Crime d’État, téléfilm consacré à l’affaire Boulin et présenté il y a quelques jours sur la chaîne France(4).

X Files fumeur
Omniprésent dans X files, « le Fumeur », l’homme qu’enveloppe la fumée (image métaphorique de sa personnalité) d’une perpétuelle cigarette allumée, est l’exécuteur des basses œuvres du « Consortium ». L’a-t-on entrevu à Dallas le 22 novembre 1963 ? Depuis, il travaille méthodiquement au « Grand Remplacement » de population voulu par les maîtres inconnus de l’Amérique.

Abordons maintenant un aspect encore plus secret de la série. En effet, « fox », c’est le renard, animal rusé, agissant la nuit tombée, difficile à neutraliser et telle est bien la nature de Mulder, nom d’origine néerlandaise et signifiant « meunier ». Or, outre Atlantique, un ouvrage, sorti dans les années 60, a connu un réel succès. S’intitulant Hamlet’s Mill(5) (le Moulin de Hamlet), il traitait de l’astronomie sacrée chez les anciens peuples. La nocturne roue céleste est comparée à une meule ayant pour moyeu l’Étoile Polaire et les rythmes du ciel transcrivent un ordre supérieur voulu par le divin. À Mulder s’appliquerait cette formule du Taoïsme : « Dans leur course, les étoiles combattent pour l’homme juste ». Notre héros agit en fonction de ce que l’Inde védique nomme la « Roue du Dharma » ; influence qu’il ne perçoit pas lui-​même mais dont, pourtant, les effets finiront par enrayer le terrifiant projet d’hybridation du monde occidental. Un symbolisme sans doute involontaire, me direz-​vous. Peut-​être pas lorsque l’on sait qu’Hollywood emploie des mythologues pour qu’ils conjoignent leurs connaissances au travail de scénaristes chevronnés(6).

Quant à Scully, son nom, gaélique, désignerait le « héraut », transmetteur de messages. Et nous savons quel rôle essentiel joue, dans la série, la transmission d’informations. Le prénom, Dana, fait immédiatement songer à la grande déesse irlandaise venue, avec son peuple-​fée, s’installer dans la verte Eire depuis « des îles du nord du monde », dit un récit mythologique(7). Îles que les Grecs n’auraient pas hésité à assimiler à l’Hyperborée. Avec sa superbe chevelure rousse et ses yeux bleus, Dana Scully incarne une typologie celtique issue du fond des âges et qui lutte pour préserver la normalité d’une nation menacée par d’hallucinants brassages d’A.D.N.

X Files Gillian Anderson Dana Scully

Diverses autres séries reprennent le thème des manipulations génétiques. Et, parfois, pour survivre dans nos sociétés disjonctées, il faut vraiment être un « Caméléon ».

P-​G. S.

(1) Chose amusante, ce terme de lambda, désignant la lettre grecque Λ, initiale de Lacédémone (Sparte), allait devenir le signe de reconnaissance d’un courant politico-​culturel identitaire débordant largement les frontières françaises et qui, désormais, participe aussi à l’alt right des U.S.A.
(2) Nom que les aficionados de l’ufologie donnent à un (supposé) groupe d’aliens qui, selon leurs assertions, viendrait de l’étoile binaire zeta Reticuli (visible dans l’hémisphère austral). Le nom apparaît dans le film de Ridley Scott, Alien (1979). Mais, il y a plus curieux : le 20 septembre 1996, on découvre une exoplanète autour de l’une des deux étoiles. Puis, les infos recueillies à son sujet disparaissent mystérieusement, quatre jours après l’affirmation de sa découverte, du site web Extrasolar Planets Encyclopedie. Lesdites infos n’auraient pas été jugées suffisamment fiables.
(3) Noté, lors de son service militaire, comme piètre tireur, rappelons le.
(4) Lire à ce sujet notre lance-​pierre du 31 janvier 2018 La violence politique.
(5) De Giorgio de Santillana et Herta von Dachend.
(6) N’oublions pas qu’un Joseph Campbell, inspirateur de Georges Lucas et Steven Spielberg, a écrit un ouvrage, Les Héros sont éternels, considéré comme une bible par nombre de réalisateurs.
(7) Le Livre des Conquêtes, texte irlandais.

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