Laurent Wauquiez Nicolas Sarkozy

Laurent Wauquiez prend de l’avance

Contrairement à ce qui est avancé (y compris dans nos colonnes), Laurent Wauquiez maîtrise parfaitement tout ce qu’il dit.

Ce diplômé de l’École Normale Supérieure, reçu premier à l’agrégation d’histoire (1997), sorti major de l’ENA (2001), connaît bien toutes les subtilités de notre langue. Cette tête d’œuf n’en a pas pour autant la grosse tête puisqu’il s’appuie déjà sur une expérience politique de terrain d’une quinzaine d’années. Il est en effet élu en 2004, à 29 ans avec 62,38 % des voix, député UMP dans la 1re circonscription de la Haute‐​Loire, devenant ainsi le benjamin de l’Assemblée nationale française. Ce que ne peut pas revendiquer Emmanuel Macron, jamais élu et mis en place par la nomenklatura financière. Celle‐​ci sent bien le danger que représente Laurent Wauquiez qui ne s’est pas encore soumis aux diktats de la Bien Pensance. Marine Le Pen n’étant plus un danger, c’est à présent Laurent Wauquiez qu’il faut flinguer.

La Police de la Pensée fait ses choux gras des « dérapages » du président des Républicains lors d’une conférence confidentielle à l’École supérieure de commerce de Lyon où il assure des vacations. Lors de celle‐​ci tout le monde en prend pour son grade : Emmanuel Macron, les députés d’En Marche, le MEDEF, la CGPME, Valérie Pécresse, Alain Juppé ou encore Gérard Darmanin. Qu’y a‐​t‐​il de commun dans toutes ces cibles ? Elles sont toutes en complaisance avec le Système. Celui‐​ci doit donc flinguer Wauquiez en avançant qu’il ne se contrôle plus. C’est tout le contraire. Wauquiez a la maîtrise totale de la situation et de ses mots, et le dit lui même : « La caractéristique quand on est un élu […] c’est que tout ce que vous dites, à tout moment, peut être utilisé, repris et déformé contre vous. En gros, dans ma vie politique, dès que j’ai plus de deux personnes autour de moi, il faut toujours que je me dise que tout ce que je dis va sortir. » Lorsqu’il a porté ses coups, Wauquiez savait très bien qu’ils seraient repris.

Et pourtant il l’a fait. Pourquoi ?

Laurent Wauquiez a le même âge qu’Emmanuel Macron (42 ans pour le premier, 40 pour le second). Il se positionne en leader de l’opposition au Président En Marche. Or il a compris que les compromissions avec le Système des Pécresse, Juppé et autres constructifs étaient vouées à l’échec. Il a compris que Marine Le Pen n’avait pas l’envergure pour cette fonction, d’autant que son parti est en plein désarroi. Il a également compris que les Insoumis de Jean‐​Luc Mélenchon s’appuyaient sur les composantes archaïques de notre société et n’ont d’insoumis que le nom.
Wauquiez, homme politique de terrain, de surcroît en province, ressent l’exaspération des Français qui ont rejeté les Juppé, les Sarkozy, les Valls lors des primaires. La France qui se lève tôt pour aller travailler se sent flouée par la classe politique qui applique méthodiquement un plan dont elle ne veut pas : mondialisme, soumission à l’Europe de Bruxelles, soumission à Washington, immigration de masse imposée, islamisation encouragée, GPA.
Wauquiez se veut le porte‐​parole des Français dont la voix est étouffée, notamment les jeunes. Il adresse aux Français le langage que ceux‐​ci attendent, y compris sous le couvert de la confidence. Il bouscule le Système et ses codes imposés. Et ça marche puisque son parti a repris deux circonscriptions à la majorité présidentielle lors de deux élections partielles récentes. Laurent Wauquiez regarde devant lui et sait ce qu’il faut faire pour redonner espoir aux Français.

Il est normal que la Police de la Pensée tente de le rappeler à l’ordre. Alors ne tirons pas sur l’ambulance !

Maximo Luce

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6 commentaires

  1. Je l’avais dit sur la page de Lanceurs d’alerte /​Passeur d’alertes qui faisait référence déjà à ce moment là des premières déclarations de cet empaffé de Wauquiez, que tout est fait avec une entente des instances dirigeantes pour faire le buzz et DIVERSION pour ne pas parler des vrais problèmes de la France et des Français, à ce moment là arrivaient les premières constations du drame de la CSG sur les pensions de retraite, et ça continue aujourd’hui, une couche tous les jours est rajoutée, pour minimiser les graves atteintes au pouvoir d’achat, et ça marche plus personne n’en parle dans les méRdias !!

    Et ici mon commentaire qui date du 1802 :

    Et ça ne vient à l’idée de personne que PEUT ÊTRE tout a été monté de toutes pièces, pour faire parler de LUI mais pas seulement, macron est en perte sèche dans les sondages, 70% des français ne font pas confiance à macron pour améliorer leur pouvoir d’achat, un prêté pour un vomi (rendu) à macron,je lance une connerie monumentale et on parle de cette connerie dans tous les méRdias sans exception même dans les talks show, CQFD !!

  2. La question n’est pas, selon moi, de savoir si les propos de Laurent Wauquiez que les médias nous distillent jour après jour avec un malin plaisir ont été enregistrés et diffusés ou non à son insu, mais de voir si le patron de « l’UMP/Les Républicains » aura le courage de les assumer publiquement, ce soir à 19hoo sur « BFM/​TV ». Personnellement, j’en ai plus que marre des saltimbanques de la Politique et du Showbiz qui, ayant prononcé une « petite phrase », adressent ensuite leurs excuses les plus plates (quand ils ne démentent pas carrément l’avoir tenue !) à des millions de citoyennes et de citoyennes qui s’en contre‐​fichent, dès lors que cette petite phrase a suscité un tollé réprobateur dans les Médias Mainstream et sur les Réseaux Sociaux qui se chargent de faire l’opinion publique…

    Si Laurent Wauquiez, au lieu de se plaindre d’avoir été enregistré et diffusé sans son accord (« à l’insu de son plein gré », selon une formule qui a fait florès), a – tout simplement – le courage d’assumer des propos qu’il a réellement tenus (nul doute à ce sujet !), on pourra dire qu’il est un homme. Et pas simplement un politicien qui tremble à la moindre tempête médiatique dans le verre d’eau qu’est devenu ce que Raymond Barre appelait le « microscome ». Ce sera pour lui la hora de verdad, l’heure de vérité. Mais s’il se comporte – comme tous ses confères et consoeurs de la Politique – en danseur de tango, un pas en avant, deux pas en arrière – comme le font tous les politiciens (je n’oublie pas les politiciennes), n’attendons plus rien de bon, rien de grand de sa part. Et si, comme il l’ambitionne (pas seulement le matin en se rasant), il parvient un jour à l’Elysée, il sera le digne successeur de paltoquets comme Giscard, Chirac, Sarkozy, Hollande ou Macron : grandes gueules (et même, pour lui comme pour Giscard ou Macron, grand Q.I.) mais petits attributs, pour rester poli. Bref le président‐​type d’une République bananière en voie de décomposition avancée !

    • Mr Wauquiez appelle a une forme de guerre civile ; envoyer des missiles verbaux à destination de son entourage donne à penser façon Trump !
      Or nous ne sommes pas aux USA, chez nous ce discours va libérer de la violence réelle.
      C’est parfaitement dangereux !
      C’est un jeune politique inconscient, sans vergogne !

    • J’en appelle à la raison de bleimor, ou à l’infinitésimale partie de raison qui lui reste, peut‐​être, mais ce n’est pas sûr.
      Êtes‐​vous raisonnable lorsque vous écrivez que Wauquiez « appelle à une forme de guerre civile » ? Et puis tout de suite, le parallèle qui tue : Wauquiez fait penser à Trump. Plus la peine d’argumenter. Pourquoi pas à Le Pen ou Hitler ?
      Faut‐​il rappeler à bleimor que le président actuel a tenu, en public, des propos bien plus violents lors de sa campagne électorale, et depuis qu’il est élu du reste. Avez‐​vous oublié : « le génocide de la France en Algérie », « la culture française qui n’existe pas » ou encore « ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien ».
      Mais là, il n’y a pas d’appel à la guerre civile.
      On pourrait rappeler les dizaines et les dizaines de phrases assassines que tous nos hommes et femmes politiques ont tenues EN PUBLIC sans que cela ait déclenché la guerre civile et sans qu’il eut paru nécessaire de faire référence au diable.
      On se calme, on réfléchit d’abord et on essaie d’être honnête.

  3. Son parcours explique la méthode et le machiavélisme Wauquiez.
    Young Leader (promotion 2006), tout comme Macron, Hollande et les ministres les plus influents des gouvernements de ces dernières décennies, et tous ceux qui font l’opinion dans les merdias et la « phinance ».
    Habitué du GODF de la rue Cadet où il peut partager les agapes avec les frères maçons comme « Merluchon ».
    Voilà pour le sérieux, et pour l’anecdote, qui pourrait faire sourire si le personnage n’avait été adoubé par ses maîtres pour avoir des responsabilités politiques dans une France vassalisée, on a appris que sa coiffure argentée n’était pas due aux soucis que sa carrière politique pourrait provoquer, mais seulement au talent de son coiffeur et à sa volonté de paraitre plus vieux, plus sage, plus expérimenté que les jeunes loups de son parti. Il s’est adjoint également les services d’un coach vocal afin de changer d’accent selon qu’il se produit à Saint‐​Etienne ou à Lyon afin de séduire les électeurs autochtones.
    Quant à ses déclarations, dans lesquelles il précisait qu’il n’avait pas l’intention d’abroger le mariage entre sodomites, elles s’explique peut‐​être dans ses rapports avec Frédéric Mitterrand qui racontait dans son livre « la récréation » : « cet allumeur de Laurent Wauquiez me fait passer un petit papier au conseil des ministre. Il est assis en face de moi. Il a écrit : « pourquoi tu me regardes avec cet air langoureux ? » (…) ses cheveux poivre et sel et son sourire de premier communiant font merveille ».

    Et aussi : Wauquiez a débuté sa carrière en tant que fonctionnaire au Conseil d’État. Entré le 1er avril 2001 comme auditeur de seconde classe, il est promu maître des requêtes le 1er avril 2004. Il ne restera à ce poste que deux petits mois, choisissant de se mettre en disponibilité le 14 juin de la même année “afin de se consacrer à la campagne électorale en vue d’une élection législative partielle”.

    Selon les informations de Lyon Capitale révélées le mercredi 13 septembre 2017, Laurent Wauquiez s’est mis en détachement du Conseil d’Etat depuis 2004, juste après son élection de député de Haute‐​Loire. Détachement toujours renouvelé depuis. Et grâce à un arrêté du 4 septembre 2017, ce détachement sera prolongé jusqu’en 2022. Cette subtilité permet à l’actuel président LR de la région Auvergne‐​Rhône‐​Alpes de conserver son avancement et de cumuler les points de retraite. Pour un poste qu’il n’a occupé que deux mois.

    Précisons que cette pratique est légale. Comme le précise Lyon Capitale, “la loi Cahuzac de moralisation de la vie politique oblige les parlementaires et les ministres à se mettre en disponibilité, et non plus en détachement, de leurs postes de fonctionnaires”. Sauf que la loi ne s’applique qu’aux ministres et aux parlementaires. Ça tombe bien, Laurent Wauquiez n’est ni l’un, ni l’autre. Il peut donc continuer à cumuler son avancement et ses points de retraite en toute légalité. Reste que cette situation est cocasse pour quelqu’un qui dénonce en permanence“l’assistanat”.

    Une pratique légale, certes, quant à la morale…

  4. Je n’avais pas beaucoup d’estime pour M. Wauquiez jusqu’à présent. Mais là, j’avoue qu’il me surprend. Attaquer de front Sarkozy, Juppé, Macron, Pecresse et d’autres, et cela sans mâcher ses mots, c’est bien. Assumer ce qu’il a dit, ne rien renier, ne pas s’excuser, c’est encore mieux. Il va faire maintenant partie des proscrits, de la part de ses collègues politiques, qui sont, eux, hypocrites, et de la part des journaleux lèche‐​babouches du Système. Il ne lui reste plus qu’à dire du bien (ou du moins ne plus dire de mal) de Ménard, Dupont‐​Aignan, Poisson et Le Pen.… et là une perspective s’ouvrira-t-elle pour la droite française.… Mais c’est une autre histoire.….