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Kosowo : un anniversaire oublié

Il y a 10 ans, un nouveau pays voyait le jour, en déclarant tout seul comme un grand, son indépendance. Il s’agit du Kosovo, qui, en une petite trentaine d’années, venait de se quitter son statut de province serbe. Un petit rappel : dans les années 80, les Albanais deviennent majoritaires dans cette province encore partie prenante de la Yougoslavie. Tito avait préparé le terrain en 1974, voulant diminuer l’influence serbe dans le pays, en donnant une petite autonomie au Kosovo, ce que son successeur, le serbe Milosevic essaiera d’atténuer en cherchant à pousser les Albanais à repartir dans leur province. Ceux-​ci créeront en 1996 l’UCK, une milice violente qui tuera nombre de Serbes, mais également des des Albanais. La Serbie interviendra alors pour combattre l’UCK, ce qui déclenchera la dernière guerre civile européenne, menée par l’OTAN contre celle-​ci. Milosevic, vaincu, sera forcé de s’incliner, abandonnant le Kosovo à l’OTAN.

Mais cela ne suffit pas aux Albanais. En 2004, des dizaines de milliers d’entre eux dans toute la province, attaquent les habitants serbes qui étaient restés. Des morts, des centaines de blessés et des milliers de Serbes sur les routes pour l’exil vers la Serbie centrale. Plus de 1000 maisons et 35 églises sont brûlées par les musulmans.

Quatre ans plus tard, des anciens leaders de l’UCK poussent le Kosovo à déclarer son indépendance au grand dam de la Serbie, qui ne peut que subir seule. Certains Serbes refuseront de quitter le pays, et encore aujourd’hui, subissent brimades et vexations de la part des Albanais (voir notre article Le ministre serbe en charge du Kosovo enlevé en public par un commando albanais).

L’indépendance fut tout de suite reconnue par les USA et leurs alliés d’Europe occidentale, mais pas par la Chine, la Russie ou l’Inde. Seuls 97 pays en reconnaissent aujourd’hui l’existence.

Jacques Hogard Europe morte PristinaÀ l’occasion de cet anniversaire, le président Kosovar Hashim Thaçi a effectué une visite plus que discrète à Paris. Silence des journalistes, silence du gouvernement. Il faut dire que ce brave homme est suspecté d’être un criminel et un parrain de la mafia albanaise, et fait même l’objet d’une instruction menée par l’UE. Il ne s’en sort que grâce à son statut présidentiel. Il faut lire ce que dit de lui le colonel Hogard dans l’excellent livre « L’Europe est morte à Pristina ».

On ne peut en tous cas pas lui reprocher une absence de reconnaissance. Le jour où Macron le recevait à l’Élysée, il rendait une petite visite de courtoisie à Alain Juppé pour décorer celui-​ci de l’« Ordre de la Liberté ». Il lui a ainsi exprimé « la reconnaissance du Kosovo pour son soutien pour son pays, pour la liberté et pour les valeurs européennes ». Nicolas Sarkozy ne sera pas oublié, décoré à son tour de la « Médaille présidentielle du 10e anniversaire de l’Indépendance du Kosovo ».

Le Kosovo, berceau de la nation serbe, est aujourd’hui à 90% albanophone et musulman. Sinistre enclave au sein de l’Europe voulue par Bruxelles et Washington.

Patrice LEMAÎTRE

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