Tende École primaire

Tende : un cas d’école

Nous avons rencontré à Tende plusieurs parents d’élèves en plein désarroi.

Ils se sentent tout à la fois impuissants, abandonnés, pire encore : méprisés. Ce qu’ils vivent à Tende, c’est en petit ce que tout le pays ressent.

Climat général d’insécurité

Dans un climat très tendu à cause du passage continu d’émigrés clandestins dans toute la vallée de la Roya, deux élèves, « placés » récemment à l’école primaire de Tende par une association ad hoc, ont précipité la dégradation de la relation entre les enseignants et les parents d’élèves. À peine arrivés que les « petits nouveaux » se sont sentis tellement bien chez eux qu’ils menaçaient tous les autres élèves. « Je vais venir faire un attentat à l’école en mettant une bombe » annonçaient-​ils crânement. Certains enfants en ont parlé à leurs parents. Le sujet est alors évoqué le 26 mars lors du conseil d’école. Les enseignants reconnaissent bien les faits. Ils précisent qu’ils ont convoqué les parents et que « l’affaire est réglée ». Comment ? On ne sait pas. Les parents d’élèves évoqueront bien le sujet lors du conseil d’école. Si les enseignants reconnaissent qu’« il est difficile de mettre en place un climat de confiance et de travail », ils ne parviennent pas à rassurer les parents. Pour les enseignants : « Après le choc des premiers jours, une amélioration se fait déjà sentir ». Pas pour les parents qui font part de leur inquiétude à leurs élus municipaux.
Mais pour les enseignants, l’affaire est réglée et ceux-​ci souhaitent, à l’instar de la directrice, que l’« on ne parle pas trop de cette affaire ». Face à l’absence totale d’écoute des enseignants, certains parents ont avisé un élu municipal qui a prévenu Jean-​Pierre Vassallo, maire de Tende depuis 2001. Celui-​ci a alors alerté la gendarmerie qui a mené une enquête sur place en auditionnant les enfants accompagnés de leurs parents. Les enseignants n’ont pas été entendus par les gendarmes. N’ont-ils rien à dire ? Pas de retour de cette enquête. Rien ne bouge. Le climat d’angoisse ronge les parents. Certains alertent alors l’académie de Nice qui répond : « Tout a été parfaitement fait par la directrice de l’école ». Tout ? Mais quoi ? Pas moyen de savoir. L’académie conclut : « La situation ne présente aucun danger ». Mais ce n’est toujours pas ce que ressentent de nombreux parents.

Les institutions contre le peuple

C’est plus que du désarroi que ressentent les parents d’élèves, c’est de la colère. Non seulement ils se sentent abandonnés, mais ils sont culpabilisés par le corps enseignant qui déroule toute la litanie bien pensante : « Ouvrons nous aux autres ! Soyons compréhensifs à l’égard de ces enfants qui n’ont connu que la violence et la guerre ! Enrichissons nous de nos différences ! Surtout pas de racisme !», etc.
Tende École primaire
Ce discours convenu et culpabilisateur ne passe pas. Surtout à Tende ! Certains parents d’élèves rappellent que leurs parents sont nés italiens, que l’école accueille des Tchétchènes et des Albanais avec lesquels cela se passe bien. Ils rappellent que l’école de Tende avait accueilli, lorsqu’ils y étaient élèves — il y a une trentaine d’années — des Cambodgiens et des Laotiens qui fuyaient la terreur communiste des Khmers rouges. Plusieurs dizaines de familles furent accueillies à Tende et leurs enfants scolarisés. Il n’y eut jamais le moindre problème avec ces personnes émigrées qui fuyaient l’horreur d’un véritable génocide. Ces leçons de morale et d’«antiracisme » des enseignants sont très mal ressenties par les Tendasques. 
Bientôt ce seront les parents qui auront tort de soulever les problèmes de sécurité à l’école et de s’inquiéter de leurs enfants. Pourtant ce discours Bien Pensant, antiraciste et lénifiant, est repris par l’ensemble des institutions — scolaires, médiatiques, politiques, judiciaires — et il finit par culpabiliser — c’est son objectif — certains parents qui n’osent plus parler.
Les représentants des parents d’élèves n’osent plus exposer les problèmes soulevés par les parents d’élèves qu’ils représentent pourtant car ils subissent également ce climat rampant d’ostracisme.

Une école qui ne remplit plus sa fonction

L’école est devenue un système à formater les esprits dans le cadre d’une idéologie particulière qui s’érige en vérité révélée. Ce n’est pas son rôle, se plaignent les quelques parents qui bravent le climat oppressif et osent parler. Ils ont l’impression que l’école est faite plus pour le confort des enseignants que pour l’instruction des élèves. De fait le niveau scolaire est très bas.
Les enfants, dont beaucoup ont des parents agriculteurs et chasseurs sont plus formés à la nécessaire présence du loup dans les alpages et aux nuisances de la chasse qu’aux tables de multiplication et à la grammaire. Beaucoup de parents sont agriculteurs et chasseurs et vivent mal cet endoctrinement « anti-​chasse » et « pro-​loup » qui s’immisce jusque dans l’intimité des familles. Ces familles simples et austères attendent que l’école instruise leurs enfants et les prépare au collège dans les meilleures conditions. L’école, non seulement ne joue plus son rôle d’instruction, voire d’ascenseur social mais au contraire, elle accentue les inégalités sociales et géographiques(1).

Nous avons trouvé auprès des parents d’élèves de l’école primaire de Tende tous les maux qui rongent notre société. À ce titre l’école de Tende est vraiment un cas d’école.

Massimo Luce

(1) Lire L’école communautariste que nous prépare Najat Vallaud-​Belkacem du 5 juin 2015

Ceci peut aussi vous intéresser

La « Marche solidaire » n’est pas bienvenue dans le Var

Partis de Vintimille, après avoir rejoint Breil-​sur-​Roya en voiture, les « marcheurs en cheval vapeur » solidaires …

4 commentaires

  1. Votre article est tout simplement nauséabond… (Et raciste)

    • Nauséabond ! Ça c’est de l’argument pour emmerder les gens qui ont les yeux ouverts sur la réalité : vos qualificatifs « facho, réac, extrémiste, populiste » commencent à nous gaver sérieusement !

  2. Très bel article relatant parfaitement le climat social non seulement de Tende mais de toute la vallée. Je ne vois pas où est le racisme dans cet article !!!

  3. 40 ans de 93

    @Mg
    Vous qui voyez du racisme partout, je vous invite à allez vivre quelques années dans une fabuleuse citée du 93 et à inscrire vos enfants à l’école publique du coin. Effets garantis.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les balises < i > et < b > sont autorisées. Les champs obligatoires sont indiqués avec *.