Paris état alerte

Les bourreaux doivent aussi mourir

Charles Bronson Justicier ville
L’acteur Charles Bronson dans un film désormais mythique : Un justicier dans la ville. Il incarne un citoyen qui, anonymement et au péril de sa vie, vient pallier aux carences d’une police débordée.

Monsieur Stephan Turk, bijoutier niçois, aujourd’hui âgé de 72 ans, qui fut braqué, jeté au sol et violemment frappé par deux individus armés d’un fusil à pompe et d’un pistolet, vient d’être condamné à cinq ans de prison avec sursis pour avoir abattu l’un de ses agresseurs au moment où ceux-​ci s’enfuyaient sur un scooter. Sans, le moins du monde, vouloir contester une décision de justice, cinq ans, même avec sursis, c’est tout de même cher pour avoir réagi virilement face à des crapules qui, n’en doutons pas, seraient revenus tôt ou tard pour réitérer leur forfait et, peut-​être, l’auraient assassiné s’il avait résisté. Ce jour-​là, en laissant sur le carreau l’un des malfrats, il a défendu sa vie et même celle d’autres commerçants – car, dans le quartier, nombreux furent ceux qui subirent des braquages – ou de braves gens victimes toutes désignées de prédateurs qui jouent les « caïds » (terme adéquat de par l’origine de certains), les « mecs », les « durs », les « frimeurs », etc.
Le braqueur abattu était, à 19 ans, connu comme multirécidiviste (14 condamnations, excusez du peu). Il est, au sens latin du terme, « defunctus », « sorti de sa fonction » ou encore « décédé dans l’exercice de sa fonction ». Ce sont là les risques du métier. Ses congénères comprendront ainsi que la mort peut venir sanctionner leurs propres menaces de mort. Prendre un plaisir sadique à coller le canon d’une arme sur la tempe d’une personne âgée, puis à la tabasser copieusement avant de piller le fruit de son travail, signifie que ni pitié ni scrupules n’habitent ceux qui commettent de tels actes. Alors, pas de regrets à avoir si, dans le climat de violence paroxysmique qu’ils déclenchent, une balle tirée par instinct de survie vient interrompre leurs lucratives activités. Les bourreaux meurent aussi, ainsi que nous le rappelle Fritz Lang.

Les bourreaux meurent aussi Fritz Lang
Célèbre film de Fritz Lang, sorti en 1943 et consacré à la Résistance. De nos jours la Résistance doit s’adresser à la guerre que nous livre l’alliance de la voyoucratie et du djihadisme.

À ma connaissance, les professionnels du braquage n’appartiennent pas à la France qui se lève tôt et trime pour vivre et même, souvent, pour arriver à survivre péniblement.

Réactions de beaucoup de personnes : ce commerçant a – inconsciemment, certes – accompli un acte de salubrité publique. « Moi Président », je l’aurais convoqué à l’Élysée afin de le féliciter.

Clint Eastwood Inspecteur Harry
L’inspecteur Harry ou l’art d’aller droit au but avec les voyous.

Je salue donc, ici, la capacité à riposter vigoureusement. Peu m’importe que la légitime défense n’ait pas été reconnue, ce qui compte c’est qu’un honnête citoyen, d’un âge où d’autres coulent une paisible retraite, ne s’est pas laissé faire malgré les menaces et les coups. Originaire du Liban, il a peut-​être, une partie de sa vie, vécu au milieu des balles qui sifflent lorsque l’on se souvient des épreuves endurées par cette courageuse petite nation du Proche-​Orient. Si l’Europe veut survivre, il faut espérer qu’un même sursaut réactif anime tous les citoyens confrontés à des agressions ; qu’il s’agisse de violence verbales ou (et) physiques – vite qualifiées d’« incivilités » par des pouvoirs publics passés maîtres dans l’art de l’euphémisme mais dépassés par la situation – ou, bien pire encore, au moment d’attentats islamistes.

Citoyens, assez de riposter avec des fleurs, des bougies et des peluches. Montrez votre légitime colère en vous souvenant qu’après le braquage du bijoutier une pétition en sa faveur avait reçu environ 300 000 signatures et qu’une marche organisée dans Nice devait rassembler plus d’un millier de personnes (dont des élus municipaux) scandant « Non à la racaille, oui à la mitraille !» Depuis les sinistres actions de Mohamed Merah, on nous a appris que le passage entre la délinquance de banlieue et le djihadisme était courant. D’où ce déluge d’ « Allahu akbar » intervenu ces dernières semaines. Qu’on en juge par la succession des faits qui suivent.

Paris état alerte
Paris en état d’alerte. Une guerre subie à dose homéopathique.

Il y a un peu plus d’un mois (le samedi 12 mai), un Tchéchène, fraichement naturalisé français (2010) et, surtout, fiché S, attaque au couteau des passants dans le quartier de l’Opéra, à Paris. Avant d’être abattu, il a le temps de hurler « Allahu akbar ».
Le 19 mai, à Liège, un malfrat islamisé, poussant le même cri de guerre (sainte ?), tue deux policières à coups de couteau, s’empare de leurs armes et, après avoir abattu un jeune homme, ouvre le feu sur les forces de police avant d’être abattu. Incarcéré pour des faits de droit commun, il était en permission de sortie ; magnifique exemple d’aberration humaniste.
Moins dramatique mais très significatif d’un climat d’intolérance qui rime avec violence, le 25 mai, dans le T.E.R. reliant Paris à Dijon, un femme est insultée et frappée par des réfugiés afghans en raison de son décolleté jugé offensant en période de Ramadan. Ces « réfugiés » (de quoi, au fait ?) tentent de l’expulser du train en gare de Dijon. On n’a pas entendu le cri coranique d’usage mais la véhémence de leur comportement témoignait hautement de la foi qui les animait.

Poignard
Ordre de l’État Islamique : provoquer la terreur avec un simple couteau.

Revenons dans notre région.
Dimanche 27 mai, pour cause de supposé mauvais regard lancé à un individu, un homme reçoit un coup de cutter à la gorge. La scène se passe devant un « bar à chicha ». Cette fois, pas d’ « Allahu akbar » mais qu’on se rassure, cet appel prophétique avait été lancé, trois jours plus tôt, le 24 mai, dans les couloirs de l’hôpital de Draguignan par une personne de confession musulmane provoquant un commencement de panique.
Même « Allahu akbar » lancé à Beauvais, le 31 mai, par un excité qui, brandissant une arme blanche, menaçait les passants.
Le même jour, à Schiedam, près de Rotterdam (Pays Bas), un émigré syrien, hurlant à pleins poumons qu’ « Allah est le plus grand », attaque à la hache des policiers. Prenant leur défense, le chien qui les accompagne se jette sur l’assaillant. Cette pauvre bête meurt sous des coups répétés mais son sacrifice permet à ses maîtres de maîtriser le forcené. Une pensée pour ce brave émule de Rintintin et le regret que les policiers n’aient pas fait immédiatement usage de leurs armes.

Rintintin
Souvenir de notre enfance, Rintintin et le caporal Rusty ainsi que leur supérieur, le lieutenant Ripley, au service des personnes menacées par tous les hors la loi infestant le Farwest.

Ce qui fut le cas, la veille, dans un train, à Flensburg (Allemagne) où un réfugié érythréen sort subitement un couteau et s’en prend aux passagers. Un homme s’effondre, grièvement blessé. Une policière parvient à abattre le « saigneur » africain. Bravo ! Acte salvateur qui venge ses deux collègues belges.

Enfin pour terminer (très provisoirement) cette sanglante chronique, signalons un fait, heureusement moins tragique, qui se serait déroulé en la cathédrale Saint-​Pierre-​et-​Paul de Nantes. Le conditionnel s’impose car l’événement est, selon les sources, rapporté de façon contradictoire. Au moment où, sous les voûtes, se déroulait la messe célébrant la Pentecôte et que l’évêque prononçait le sermon, un homme s’empara du micro et, « dans une langue étrangère » (dixit monseigneur l’évêque) tint des propos incompréhensibles. L’intrus était de type africain (peut-​être le représentant d’un Wakanda mythique rêvé par Hollywood) et, aux dires de plusieurs témoins, il aurait crié dans le micro « Allahu akbar » avant d’être expulsé manu militari. Le vicaire général de la paroisse, le père Benoît Bertrand, assure, par le truchement du quotidien Presse Océan, que l’énergumène n’a jamais prononcé cette formule coranique. Peut-​être d’autres témoignages viendront confirmer ou infirmer l’appel au djihad.

En dehors des attentats de Paris et de Liège, nos chaînes d’information sont d’une étouffante discrétion sur la plupart des événements énoncés ici tandis qu’elles se « déchaînent » lorsque Mamoudou Gassama, émigré malien en situation irrégulière, grimpe aux balcons d’un immeuble pour arracher un enfant des bras de son sauveteur.

Walther

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3 commentaires

  1. Tirer dans le dos de quelqu’un n’est pas de la légitime défense. La justice ne pouvait en aucun cas l’admettre sous peine de légitimer la loi du talion et d’instaurer le far-​west dans le pays.
    Cinq ans avec sursis, c’est une juste peine. Le bijoutier niçois n’ira pas en prison. Tout est bien.

    • Le bijoutier s’est levé comme tous les matins pour aller à son magasin, ne sachant pas qu«il passerait la nuit suivante en garde-​à-​vue, que son magasin serait fermé, qu’il devrait déménager pour un nouveau lieu d’habitation tenu secret pour éviter des représailles. De quoi vit-​il maintenant ? Un jeune qui meurt c’est triste, mais ce n’est ni par maladie, ni par accident. Les juges qui l’ont condamné à plusieurs reprises le considéraient comme le grain à moudre qui fait marcher leur fond de commerce. C’est ennuyeux de perdre un tel client, il aurait encore pu être un prévenu pour les prochaines audiences de correctionnellle.

    • « Nous sommes en guerre !» a reconnu Hollande (sans d’ailleurs songer à y répondre…)
      Guerilla, sans doute : attentats, agressions individuelles commis toujours par les mêmes, avec ou sans Allah…
      Donc, en guerre ou en guérilla, ON APPLIQUE LA LOI DU TALION ! Point barre !

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