Nietzsche. Cinq scénarios pour le futur

Nietzsche prophète ? On l’a dit.

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L’encre marine-belles lettres, 158 pages, 21 euros.

Mais on a sur­tout trop sou­vent sépa­ré la dimen­sion pro­phé­tique du veilleur de Sils Maria de sa dimen­sion de phi­lo­sophe. C’est l’objet du livre de Philippe Granarolo*, tiré d’une par­tie de sa thèse, tra­vail à la fois éru­dit et d’une totale clar­té. Nietzsche était harus­pice, à la manière des Étrusques. Il voyait dans les entrailles de notre monde les signes du monde de demain. La pré­oc­cu­pa­tion essen­tielle de Nietzsche n’était pas la déplo­ra­tion, fut-ce de la dis­pa­ri­tion de la noblesse féo­dale, mais le « devi­ne­ment » du futur. Dans les dif­fé­rents mou­ve­ments de sa pen­sée – posi­ti­visme, clas­si­cisme, puis dépas­se­ment des deux – Nietzsche ne remet jamais en cause ce qu’il a cru aper­ce­voir, même s’il en conteste ensuite la valeur. Ainsi, il ne remet jamais en cause le pro­jet de Wagner d’unir l’oreille et le regard, la musique et la scène, une nou­veau­té qui annonce le ciné­ma du XXe siècle.

Pierre Le Vigan

*Philippe Granarolo est pro­fes­seur de Chaire supé­rieure. Né à Toulon en 1947, il est agré­gé de phi­lo­so­phie et Docteur d’État ès-Lettres. Il inter­vient dans les Universités du Temps Libre de l’agglomération tou­lon­naise, par­ti­cipe régu­liè­re­ment aux tra­vaux de l’Académie du Var, au sein de laquelle il occupe le 38e fau­teuil. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages et d’un nombre consi­dé­rable d’articles.

[NDLR] Notre illus­tra­tion : Nietzsche à Nice

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