Nous connais­sons bien la démarche des jour­na­listes paten­tés des grand médias col­por­teurs de la Pensée Unique : il faut faire dire à la per­sonne inter­viewée ce qu’on veut qu’elle dise. Si elle tombe par inad­ver­tance ou las­si­tude dans un des pièges ten­dus et pro­nonce un « gros mot » à pro­pos de race, de vivre ensemble, d’ho­mo­sexua­li­té, c’est un très bon point pour le jour­na­liste qui se fera un nom à cette occa­sion.

Nous fran­chis­sons avec les jour­na­listes amé­ri­cains de Fox News une étape sup­plé­men­taire dans cette démarche toute tota­li­taire : on invente sous cou­vert de tra­duc­tion ce que la per­sonne inter­viewée aurait dû dire.

Interviewée récem­ment par des jour­na­listes amé­ri­cains dans le cadre de l’é­mis­sion « Full Measure », dif­fu­sée notam­ment sur Fox, Marion Maréchal-Le Pen dit : « Ce n’est pas l’immigré que nous visons, mais la poli­tique d’immigration dans son ensemble ». Cela devient en anglais : « Les zones ayant les taux d’immigration les plus éle­vées sont celles qui com­portent le plus d’insécurité ». Cela n’a rien à voir, mais le jour­na­liste avait envie d’en­tendre ça, alors il l’a enten­du. Marion Maréchal-Le Pen qui connait bien les méthodes de la presse « mains­tream » avait pris ses pré­cau­tions en fai­sant venir plu­sieurs tra­duc­teurs : « On nous a déjà fait le coup de la défor­ma­tion des pro­pos. Pourtant j’ai pris soin de faire venir des tra­duc­teurs pour que les termes soient bien com­pris ».

Mais on n’est même plus ici dans la « défor­ma­tion des pro­pos », on est dans le men­songe gros­sier.

Ces grands médias croient encore être en capa­ci­té de mani­pu­ler l’o­pi­nion publique, et ils y réus­sissent en grande par­tie. Mais ils aime­raient bien muse­ler les médias dis­si­dents aux­quels nous reven­di­quons d’ap­par­te­nir. Ce com­bat est très inégal, mais le suc­cès que nous ren­con­trons nous encou­rage à per­sé­vé­rer. Votre sou­tien sous quelque forme qu’il soit nous est pré­cieux.

Georges Gourdin

Source : lefigaro.frMarion Maréchal-Le Pen interview Fox