Les décla­ra­tions d’Emmanuel Macron, ancien ministre, can­di­dat à la pré­si­dence de la répu­blique fran­çaise, sur le ter­ri­toire algé­rien, en exclu­si­vi­té pour la presse locale, n’ont pas fini de faire des vagues sur la Méditerranée. Avec un fort effet de res­sac sur les rives françaises.

Dans le Var, où les Pieds-Noirs et les Harkis résident en nombre, avec une sym­pa­thie envers eux lar­ge­ment par­ta­gée, ça ne passe pas. Ici encore plus qu’ailleurs, on se sou­vient que les seuls crimes contre l’hu­ma­ni­té com­mis en Algérie des années 50 aux années 60 ont eu pour vic­times, pré­ci­sé­ment, les Français pieds-noirs et har­kis. Ainsi que les mili­taires fran­çais. Et ont été per­pé­trés par ceux que le pou­voir algé­rien actuel encense comme héros, au mépris de la véri­té, de l’hon­neur et de l’Histoire. Avec la com­pli­ci­té d’of­fi­ciels fran­çais, tels le pro­vi­soire pré­sident de la répu­blique encore en poste pour quelques semaines, ou son ancien ministre coque­luche des médias subventionnés.

À Toulon, comme dans bien d’autres villes de France, le ras-le-bol contre une repen­tance à sens unique et une huma­ni­té à géo­mé­trie variable atteint son paroxysme, du fait de la der­nière pro­vo­ca­tion d’Emmanuel Macron.

C’est dans ce contexte que var-provence.info a reçu le com­mu­ni­qué de presse du Collectif « Non au 19 mars », que nous repro­dui­sons tel quel, in extenso :

« Suite aux der­nières décla­ra­tions à Alger d’Emmanuel Macron, concer­nant “le crime contre l’Humanité de la France en Algérie”, le Collectif National NON au 19 mars 1962, des asso­cia­tions de Harkis et Pieds-Noirs, ain­si que tous les Patriotes défen­seurs du Drapeau Français et de son Œuvre, orga­nisent une « haie d’hor­reur » au can­di­dat Macron, à par­tir de 15 heures same­di 18 février devant l’en­trée du Zénith de Toulon.
N’ayant pas pu béné­fi­cier des 3 jours pour décla­rer cette mani­fes­ta­tion impro­vi­sée, le CNN19M1962 demande la bien­veillance de Monsieur le Préfet du Var.
La France a été insul­tée depuis un pays étran­ger, par un ancien ministre fran­çais ; nous ne pou­vons pas lais­ser pas­ser une telle forfaiture. »

Renseignements auprès de Hervé Cuesta, herve.cuesta@bbox.fr , 06.60.73.80.92

François LEBOURG, Toulon, 16 février 2017

[NDLR] Notre illus­tra­tion à la une : le port d’Alger au temps de la « bar­ba­rie française »