D’Alger à Toulon, le 26 mars 1962 vécu et raconté

29 mars 2017 | 1 com­men­taire

C’est un témoi­gnage de pre­mier ordre sur le drame de la rue d’Isly que nous pro­pose le Collectif « Non au 19 mars 1962 ».

A Toulon, après le temps du sou­ve­nir, du recueille­ment et de l’é­mo­tion qui remonte chaque année à l’é­vo­ca­tion du mas­sacre com­mis à Alger le 26 mars 1962 par l’ar­mée fran­çaise à l’en­contre du peuple algé­rois, vient le temps du témoi­gnage de l’his­toire. Le 11 avril pro­chain, à la Maison du Combattant, Porte d’Italie, le témoin sera Madame Gautier, vic­time des événements.

Transmettre le sou­ve­nir consti­tue une obli­ga­tion pour ne pas ajou­ter, à l’i­gno­mi­nie des assas­si­nats de civils fran­çais sans armes par des mili­taires fran­çais, l’in­jure que repré­sen­te­rait l’ou­bli. Les silences et men­songes offi­ciels, depuis 55 ans, ont suf­fi­sam­ment empê­ché la cica­tri­sa­tion des bles­sures et meur­tris­sures, trop négli­gé le sacri­fice de celles et ceux qui ce jour-là sont de fait morts pour la France.

C’est dans cet esprit que Madame Gautier accom­pli­ra par son témoi­gnage sa part du devoir de mémoire qui doit han­ter chaque Français, Pied-noir ou non. Jusqu’à ce que la véri­té soit réta­blie. Ce n’est qu’à ce prix, celui du tra­vail de deuil et de recon­nais­sance des res­pon­sa­bi­li­tés, que pour­ra être envi­sa­gée la récon­ci­lia­tion natio­nale. La France ne pour­ra pas regar­der avec confiance et fier­té son ave­nir, dans l’u­ni­té retrou­vée, tant qu’elle ne sera pas capable de regar­der luci­de­ment son pas­sé, avec ses moments héroïques et exem­plaires mais aus­si les pages moins glo­rieuses de son histoire.

« N’oublie jamais l’Algérie ».

François Lebourg, Toulon, 28 mars 2017

1 commentaire

  1. PIEDS NOIRS TOUS UNIS CONTRE CES BANDITS VOTER FN C EST LE SEUL HOMME QUI A SERVI POUR L ALGERIE FRANCAISE

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