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Ma bonne semaine de mauvaise foi (26 mai 2019)

Ma bonne semaine de mauvaise foi (26 mai 2019)

Dimanche 19 mai 2019
Ainsi donc, tout ce que nous avions dit et pré­vu sur l’Eurovision s’est concré­ti­sé. Michel Lebon le dit très bien dans nos colonnes : tant que l’on s’obstinera à envoyer à ce concours tout ce qui nie la tra­di­tion de la chan­son fran­çaise, je pense que nous n’aurons aucune chance de rem­por­ter le concours. Mais le milieu « artis­tique » et cultu­rel n’en a cure, pour lui, ce qu’il faut, c’est être dans le « vent de l’Histoire », de leur his­toire, c’est à dire démo­lir sys­té­ma­ti­que­ment nos valeurs, celles qui ne sont jamais mises en avant par nos poli­tiques. Ce ne sont pas les valeurs de la République, mises en avant à chaque élec­tion pour effa­rou­cher le cha­land, dont je parle, mais les valeurs de notre socié­té fran­çaise et euro­péenne. Et celles-ci ne concernent sûre­ment pas le métis­sage, ni la sexua­li­té trouble et inver­tie. Nous sommes encore quelques irré­duc­tibles à défendre ce point de vue.


Lundi 20 mai 2019
Vincent Lambert : c’est pas bien­tôt fini ?
On croyait la semaine der­nière l’affaire défi­ni­ti­ve­ment close avec la déci­sion de mettre fin à l’assistance de sur­vie qui le main­tient depuis une dizaine d’années dans un corps han­di­ca­pé et tota­le­ment dépen­dant. Il avait à l’époque, si j’en crois les infor­ma­tions don­nées, deman­dé lui-même à ce que ses souf­frances soient abré­gées.
Depuis c’est la guerre entre dif­fé­rentes par­ties de sa famille. Je ne pren­drai pas ici par­ti pour l’une ou pour l’autre, mais je me per­mets quand même une réflexion qui n’a pas été appor­tée. L’arrêt tem­po­raire de ce que l’on appelle pudi­que­ment les soins, c’est-à-dire l’alimentation et l’hydratation, entraî­ne­raient une mort par « insuf­fi­sance rénale », dont les par­ti­sans notent la dou­ceur, grâce aux séda­tifs pro­fonds admi­nis­trés. Soit.
Il est donc pos­sible d’ôter la vie d’une manière douce à un adulte inno­cent acci­den­té et han­di­ca­pé ? Mais alors pour­quoi les mêmes qui prônent cette solu­tion la refusent-ils pour un misé­rable vio­leur et tueur d’enfant ou à un ter­ro­riste entur­ban­né. Il y a quand même quelque chose qui ne tourne plus rond en cette fin de cycle.


Mardi 21 mai 2019
Langues régio­nales, la guerre reprend ?
Avec la réforme du bac­ca­lau­réat qui sera mise en place à la ren­trée 2021, la langue régio­nale va comp­ter pour un dixième des points néces­saires dans le cadre du contrôle conti­nu pour l’obtention du bac. Un chan­ge­ment qui ne concerne pas les langues anciennes comme le latin ou le grec. Beaucoup moins de points donc, puisque la dis­ci­pline inté­gre­ra le contrôle conti­nu. Les pro­fes­seurs s’en émeuvent, à l’instar de M. Chiaramonti, pro­fes­seur de niçois au col­lège de Contes, pour qui le bac met en péril l’enseignement du nis­sart. « Ce ne sont pas des menaces de postes ou de nombre d’élèves, mais à force, on met en dan­ger cette matière. D’ici quelques années, nous n’aurons plus que les élèves les plus mor­dus. » Il a donc, avec l’association des pro­fes­seurs de langues régio­nales, sai­si les ins­tances, à savoir le rec­teur d’académie.
Il est évident que les langues régio­nales sont aujourd’hui les racines, sou­vent le seul lien qui relie encore cette socié­té du XXIe siècle aux géné­ra­tions pré­cé­dentes. Si on veut tuer un peuple, il faut jus­te­ment le cou­per de ses racines. Et le com­bat qui va se maté­ria­li­ser dimanche lors des élec­tions euro­péennes est faus­sé à ce jeu-là. D’un côté ceux qui veulent noyer les peuples d’Europe dans un gros mag­ma informe mais uni­forme, et de l’autre ceux qui veulent conser­ver l’indépendance et la sou­ve­rai­ne­té des « nations » telles qu’elles existent aujourd’hui. Mais pas une liste pour défendre les iden­ti­tés euro­péennes qui ont véri­ta­ble­ment fait l’Europe. Pas une liste pour deman­der l’autonomie des nations basque, corse, savoyarde, nis­sarde, même au sein d’une fédé­ra­tion ou une confé­dé­ra­tion euro­péenne.
Entre deux maux, il nous res­te­ra à choi­sir le moindre….


Mercredi 22 mai 2019
Les méfaits de Monsanto sont à nou­veau dénon­cés lors d’importantes mani­fes­ta­tions. Beaucoup de bruit, c’est bien… mais peu d’action, parce que les diri­geants euro­péens sont sous la coupe finan­cière de l’industriel chi­miste empoi­son­neur. On l’a bien vu avec le finan­ce­ment du futur par­ti de Macron au par­le­ment euro­péen.
La véri­table oppo­si­tion à ces manières de faire, va t-elle nous venir de l’est ?
La der­nière décla­ra­tion de Poutine laisse entendre que le ter­ri­toire russe veut main­te­nant se démar­quer, en termes d’aliments.
Poutine n’a en effet jamais été favo­rable à la poli­tique de Monsanto, ni à cer­taines pra­tiques d’ingénierie en termes de nour­ri­ture. Pour cette rai­son, il a adres­sé au par­le­ment russe son inten­tion de faire deve­nir la Russie le pre­mier pays dans l’exportation d’aliments non-OGM, pro­duits en res­pec­tant l’environnement.
« Nous sommes non seule­ment capables de nous nour­rir avec notre terre et nos réserves hydriques, mais la Russie est aus­si en mesure de deve­nir le plus grand four­nis­seur mon­dial d’aliments de qua­li­té, ce que les pro­duc­teurs occi­den­taux ne sont plus en mesure d’offrir, compte tenu de la demande tou­jours plus sou­te­nues pour ce type d’alimentation. »
Dans son esprit, la Russie sera plei­ne­ment en mesure de four­nir les mar­chés inté­rieurs des ali­ments culti­vés sur les terres russes en 2020. Cette décla­ra­tion fait suite à la récente déci­sion du Kremlin d’arrêter la pro­duc­tion en Russie de tout type d’aliment OGM : un grand pas en avant dans lutte inter­na­tio­nale contre le géant Monsanto.
Quand on veut… on peut ! Oui, mais c’est Poutine et voi­là pour­quoi « ils » ne l’aiment pas.


Jeudi 23 mai 2019
Encore plus bas ! Si, si, c’est pos­sible !
Je vous par­lais du désastre de la pres­ta­tion fran­çaise à l’Eurovision… je croyais le tes­ta­ment signé, et bien non, il faut y ajou­ter un codi­cille :
Le « pauvre » Bilal, arri­vé 14e à l’Eurovision, same­di der­nier, a fina­le­ment été relé­gué à la 16e place, à cause d’une « une erreur humaine » de la Biélorussie qui avait révé­lé les résul­tats de ses votes pour la pre­mière demi-finale. La com­pé­ti­tion a donc déci­dé de rele­ver de ses fonc­tions le jury bié­lo­russe de la finale.
De ce fait, les scores ont été recomp­tés sans les points accor­dés par les Biélorusses. La France a tou­jours 105 points, mais est pas­sée 16e, ex-aequo avec la Slovénie.
Bilal a été dépas­sé par Malte, qui est pas­sé de 95 à 107 points, et Chypre, pas­sant de 101 à 109 points.


Vendredi 24 mai 2019
Nouvelle marche pour le cli­mat, sous une effi­gie de Macron, por­trait volé dans la mai­rie du 19e arron­dis­se­ment de Paris ! Tout un sym­bole !
Y aura t-il quelqu’un pour expli­quer à tous ces jeunes qui sont pour­tant en grande majo­ri­té de bonne foi que :

  • le chan­ge­ment cli­ma­tique (réchauf­fe­ment) est réel, mais que l’Homme… n’y est pour rien (ne pas confondre avec la pol­lu­tion)
  • ceux qui nous dirigent, avec la com­pli­ci­té (plus ou moins éclai­rée) de ceux qui nous gou­vernent, s’engouffrent dans cette brèche pour exploi­ter encore plus le peuple, le sum­mum étant… la taxe car­bone, ce qui fait la for­tune des lob­bies indus­triels pro­po­sant des voi­tures élec­triques ou des éoliennes, les deux grosses arnaques de ce début de siècle.
  • déro­ger à ces règles risque de vous coû­ter très cher, dans cette dic­ta­ture cli­ma­tique ; rap­pe­lez-vous Philippe Verdier qui pré­sen­tait la météo à la télé, ou mieux encore Claude Allègre, ancien ministre de l’éducation, pous­sés dans les oubliettes de la République.
  • le fait que la mer monte n’est pas quelque chose de vrai­ment nou­veau, ni qu’elle des­cende d’ailleurs…. dans notre région, on peut trou­ver des cen­taines de fos­siles de coquillages au pla­teau de Caussols, et inver­se­ment, on oublie que l’Angleterre pou­vait être jointe à pieds à une cer­taine époque, le niveau des mers ayant varié d’environ 400 mètres… entre moins 150 m et + 250 mètres par rap­port au niveau actuel.


Samedi 25 mai 2019
Demain, jour d’élections, je n’aurais pas la pré­ten­tion de vous don­ner une consigne de choix. Mais, soyez vigi­lants dans les bureaux de vote… Lisez bien ceci :

Vous avez bien lu : « par­ti­ci­per à un maxi­mum de dépouille­ments afin de maxi­mi­ser notre score !»


Bonne semaine à tous, et à dimanche pro­chain…

Patrice LEMAÎTRE

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