Oui, je suis déçu par les résul­tats de ces élec­tions euro­péennes.

Voir Macron réus­sir un tel score m’at­triste pro­fon­dé­ment. On le disait cuit, reje­té par les Français. Il n’en est rien, il a encore de beaux restes pour sac­ca­ger le pays. Ce n’est pas le score du RN, hono­rable mais insuf­fi­sant, qui le fera chan­ger d’a­vis, et la reven­di­ca­tion d’une Marine Le Pen hilare de dis­soudre l’Assemblée après un retour à la pro­por­tion­nelle a dû faire dou­ce­ment rigo­ler à l’Élysée.

Six mois de Gilets Jaunes dans la rue, com­bien de bles­sés ? D’éborgnés ? Tout ça pour rien ! Les quelques miettes accor­dées par le Pouvoir, le retour à 90 km/​h sur les routes auront suf­fi à cal­mer la fureur. À quoi tient le Pouvoir !

Cela asso­cié à la peur tou­jours pré­sente, et bien mise en avant par le chef de l’État d’un RN moins mau­vais mais encore hési­tant, aura suf­fi à lui faire gagner son pari, non mathé­ma­ti­que­ment (quoique moins d’un point d’é­cart, ce n’est pas du tout une déroute), mais poli­ti­que­ment. Il péro­rait d’ailleurs dès les résul­tats connus : pas de chan­ge­ment de cap, pas d’in­flexion de sa poli­tique, on conti­nue à bra­der la France et à taxer les Français, ils en rede­mandent, pour­quoi se gêner. Bien joué Macron, la tac­tique était en effet la bonne, d’au­tant que cela a per­mis d’a­to­mi­ser un peu plus les vieux par­tis.

Les seuls qui s’en sortent, ce sont Les Verts ! Seconde décep­tion. Non que je ne sois pas éco­lo­giste, mais pas cette éco­lo­gie-là ! L’écologie défen­due par Les Verts n’est qu’un faux nez. Jean-Marie Le Pen les sur­nom­mait « les pas­tèques », vert dehors mais rouge en-dedans. Ça n’a pas chan­gé. En fait Les Verts, ils veulent quoi ? Petit exer­cice de style :

Les Verts pren­dront la défense active d’une orque que l’on fait venir de l’o­céan pour la remettre à des escla­va­gistes dans un parc marin, alors qu’ils encou­ra­ge­ront des pas­seurs qui font venir des Érythréens ou des Soudanais pour les livrer à des escla­va­gistes du bâti­ment. Allez com­prendre.

Autre chose : les Verts sou­tiennent qu’ils défendent la bio­di­ver­si­té, c’est à dire la diver­si­té du vivant. Oui, mais chez les espèces ani­males seule­ment. Chez les humains, pas de pro­blème si on déra­cine des popu­la­tions afri­caines pour les dépor­ter en Europe. Elles fini­ront bien par se métis­ser dans une race humaine unique mon­dia­li­sée, à l’i­mage du buse­ness glo­ba­li­sé. Ce n’est pas comme une pauvre gre­nouille, qui empê­che­ra la construc­tion d’une route parce que si on déplace son habi­tat de 300 m elle risque de dis­pa­raître…

Et puis ensuite, si tous ces peuples en sur­nombre sur leurs terres qu’ils ne savent pas exploi­ter, c’est bien de notre faute parce-que nous les avons colo­ni­sés. C’est bien fait pour nous car il faut nous culpa­bi­li­ser de quel­que­chose.

Les Verts stig­ma­tisent les auto­mo­bi­listes qui roulent encore au die­sel. Soit. Ceux-là, culpa­bi­li­sés eux aus­si, finissent par ache­ter une voi­ture élec­trique, qui lors de sa fabri­ca­tion, entraîne beau­coup plus de pol­lu­tion qu’une voi­ture die­sel n’en engen­dre­ra toute sa vie. La lon­gé­vi­té de cette der­nière lui per­met­tra d’ailleurs d’être rapi­de­ment récu­pé­rée et reven­due (après échange contre une voi­ture neuve en s’en­det­tant)… en Afrique où après y avoir été emme­née par porte-conte­neurs consom­mant plus d’un mil­lion de fois plus que ladite voi­ture, elle rou­le­ra pen­dant encore des années, sans entre­tien, c’est à dire qu’elle pol­lue­ra bien plus et encore bien plus long­temps. Mais elle pol­lue­ra l’Afrique. Je n’ai jamais enten­du un Vert cri­ti­quer cela.

Les Verts veulent se battre contre le chan­ge­ment de cli­mat. Ils se prennent pour qui ? Pour des Dieux ? Le chan­ge­ment de cli­mat par le réchauf­fe­ment cli­ma­tique n’a rien d’an­thro­pique, et ça ils le savent très bien. La Terre se réchauffe depuis des années, ce n’est pas d’hier, et l’Homme n’y est pour rien. Mais là encore on culpa­bi­lise. Vous vous ren­dez-compte, nous disent les experts, si on ne fait rien, le niveau des mers va aug­men­ter, et des pays vont dis­pa­raître. Il faut agiiiiir, viiiite !

Oui, mais voi­là, cette menace, on nous la fai­sait déjà il y a trente ans ! Regardez cette vidéo datant du 29 juin 1989 :

ou bien encore :

À l’é­poque on nous jurait que dans dix ans le niveau de la mer aurait mon­té d’un mètre et que nombre d’îles de l’Océan Indien ne seraient plus qu’un loin­tain sou­ve­nir. Heureusement, les Bobos Verts d’au­jourd’­hui, peuvent conti­nuer à prendre l’a­vion pour aller se pré­las­ser dans les petits palaces sur pilo­tis dans les archi­pels des Maldives.
À l’é­poque, on avait encore le droit de dire qu’on nous pre­nait pour des c‑o-n‑s. Aujourd’hui, nous sommes des cou­pables irres­pon­sables et donc condam­nables.

Les Verts jouent bien leur par­ti­tion, obéis­sant aux lob­bies de l’élec­trique non nucléaire, de l’éo­lien qui défi­gure autant les cam­pagnes que les pylônes haute-ten­sion, et qui néces­site pour chaque éolienne des tonnes de béton enfouies dans le sol.

Enfin les Verts ne font jamais la cor­ré­la­tion entre démo­gra­phie et pol­lu­tion. Et pour­tant, un des lea­ders de la pen­sée fran­çaise en éco­lo­gie, dénon­çait en son temps les ravages de la démo­gra­phie galo­pante en Afrique. Oui, mais il vaut mieux défendre bec et ongle l’a­vor­te­ment en France et lais­ser l’Afrique étouf­fer sous une sur­po­pu­la­tion expo­nen­tielle.


Avec des éco­lo­gistes comme ça, l’a­ve­nir est bien sombre, comme cette jour­née de dimanche. Quand ver­ra-t-on enfin un vrai par­ti iden­ti­taire et éco­lo­giste se dres­ser pour bar­rer la route à ces usur­pa­teurs ? Il faut pour­tant y croire, sinon c’est fou­tu.

Patrice LEMAÎTRE