Ma bonne semaine de mauvaise foi (1<sup class=« ordinal »>er</sup> septembre 2019)

Dimanche 25 août 2019

Archéologie : un manus­crit vieux de 1000 ans rela­tant les bien­faits de la phy­to­thé­ra­pie vient d’être mis en ligne par la Bibliothèque Nationale du Royaume-Uni. La phy­to­thé­ra­pie, ou méde­cine par les plantes, est uti­li­sée depuis des siècles. Ce manus­crit est donc une aubaine pour tous les cher­cheurs ou les adeptes de cette méde­cine douce, qui a soi­gné et soigne encore cer­tains maux de la manière la plus natu­relle qu’il soit et ce, depuis des siècles !
Contrairement à l’homéo­pa­thie qui a été décla­rée inef­fi­cace par la Haute Autorité de la Santé, la phy­to­thé­ra­pie est bel et bien recon­nue par tous, comme une alter­na­tive à la méde­cine clas­sique. De nom­breux médi­ca­ments issus de labo­ra­toires sont d’ailleurs à base de plantes.
Le manus­crit étant écrit en vieil anglais, il faut être au moins anglo­phone voire his­to­rien pour en déchif­frer les secrets ! Il est en fait une tra­duc­tion d’un guide du IVe siècle écrit par un her­bier, Pseudo-Apulée. Ce livre indique l’utilisation des plantes dans un cadre médi­cal pour les humains et pour les ani­maux. Des anno­ta­tions ajou­tées au fil des siècles (XIe au XVIe siècle) viennent éga­le­ment étof­fer les connais­sances acquises au cours du temps.
Vous pou­vez en prendre connais­sance ici.
Traité phytothérapie British Museum

Lundi 26 août 2019

La com­mune de Théoule-sur-Mer et l’association Méditerranée 2000 (véri­table asso­cia­tion éco­lo­gique) dont je vous ai déjà par­lé, ont orga­ni­sé cet été des actions de sen­si­bi­li­sa­tion à l’environnement lit­to­ral, avec au pro­gramme :
• Une pré­sen­ta­tion du parc mari­time à la Maison du Parc en pré­sence du garde lit­to­ral de Théoule. Premier parc mari­time du dépar­te­ment, ce site de 353 ha attri­bué au Conservatoire du lit­to­ral et implan­té au droit de la com­mune de Théoule-sur-Mer, assure une conti­nui­té en mer des parcs natu­rels dépar­te­men­taux de l’Estérel et de la Pointe de l’Aiguille.
• Mais aus­si une balade gui­dée par l’animateur déve­lop­pe­ment durable de Méditerranéee 2000, le long de la pro­me­nade Pradayrol jusqu’à la pointe de l’Aiguille avec la décou­verte de l’évolution des roches rouges façon­nées au cours des temps géo­lo­giques par l’érosion. La décou­verte de la laisse de mer (dépôts natu­rels lais­sés par la mer sur la plage) et de la posi­do­nie (plante aqua­tique), véri­table source de nour­ri­ture et abri pour plu­sieurs mil­liers d’espèces, toutes deux indis­pen­sables à la pro­tec­tion des côtes et des plages contre l’érosion.
• Une enquête sur la pro­ve­nance des déchets retrou­vés sur la plage (embal­lages plas­tiques, micro-frag­ments, mégots…) pour sen­si­bi­li­ser le public à l’importance de la pro­tec­tion des fonds marins.
La Maison du Parc vous accueille jusqu’au 28 sep­tembre pour décou­vrir le Parc Maritime, sa bio­di­ver­si­té et toute la docu­men­ta­tion liée à l’écologie et à la pré­ser­va­tion de l’environnement. Ne man­quez pas d’y faire un tour.
Théoule-sur-Mer

Mardi 27 août 2019

Triste anni­ver­saire en Corse.
C’est le 27 août 1975, soit 5 jours après l’as­saut don­né contre les mili­tants de la cave d’Aleria, que le conseil des ministres d’a­lors se réunis­sait et déci­dait de la dis­so­lu­tion de l’Action Régionaliste Corse (ARC) diri­gée par Edmond Simeoni.
Des mil­liers de gardes mobiles enva­hissent alors Bastia, siège de l’ARC. Ils patrouillent toute la jour­née, insul­tant les femmes, les trai­tant de « putes », insul­tant les per­sonnes âgées, frap­pant des jeunes et pro­vo­quant ain­si la réac­tion. Les CRS et gardes mobiles inter­viennent à coup de gaz lacry­mo­gènes. Certains jettent des gre­nades dans des éta­blis­se­ments de la Place Saint Nicolas et tiennent les portes afin que per­sonne ne puisse en sor­tir. Excédés par la situa­tion, en milieu de soi­rée, des dizaines de mili­tants, sym­pa­thi­sants ou corses tout sim­ple­ment des­cendent en ville avec leurs armes et com­mencent à tirer… un gen­darme tom­be­ra sous les balles et 24 autres seront bles­sés. Les gardes mobiles apeu­rés se réfu­gient dans l’an­cienne pré­fec­ture (la Casa Cumuna attuale) et refusent de répondre aux ordres du pré­fet et du minis­tère de l’Intérieur. Dans la nuit, les ren­forts arrivent d’Aleria et au petit matin, Bastia res­semble à Belfast. Un mili­tant sera inter­pel­lé le 28 août, il s’a­gis­sait de Serge Cacciari, 23 ans. Accusé de com­pli­ci­té de meurtre, il sera tra­duit devant la Cour de Sureté de l’État. Jusqu’à l’am­nis­tie de 1981, le FLNC le sou­tien­dra et exi­ge­ra sa libé­ra­tion.
Cette période tra­gique de notre his­toire contem­po­raine se dérou­la un cer­tain 27 août 1975, il y a 43 ans jour pour jour.
Bastia ViaStella 1975

Mercredi 28 août 2019

Une confé­rence de presse « à la corse » ! C’est ce qu’ont fait huit per­sonnes armées et cagou­lées, se reven­di­quant du Front de la libé­ra­tion du Champsaur et décla­rant qu’elles allaient « entrer en action » contre le loup. La vidéo, dif­fu­sée sur FR3, sur­vient après la perte de 97 bre­bis en une seule semaine dans le Valgaudemar.
La secré­taire géné­rale FDSEA des Hautes Alpes, Sandrine Hauser, sou­tient la démarche des éle­veurs.

Jeudi 29 août 2019

Ça y est, « ils » y sont ! « Ils » ont inté­gré l’ancien centre de loi­sirs Orméa à Sainte-Agnès, réno­vé et adap­té pour accueillir des « migrants mineurs non accom­pa­gnés », com­pre­nez « émi­grés clan­des­tins ». Malgré l’ar­rê­té pris par le maire et annu­lé par le pré­fet !
Le maire est cho­qué et craint pour son vil­lage.
« L’on est confron­té à des pro­blèmes eth­niques, face à des jeunes qui ont subi des troubles et des tor­tures dans un cli­mat de guerre. On peut arri­ver à des vio­lences… Les zones urbaines me paraissent plus adap­tées, car elles sont proches des centres hos­pi­ta­liers et favo­risent une meilleure inté­gra­tion sociale… Je n’ai même pas de police muni­ci­pale sur ma com­mune ! » (lire éga­le­ment dans nos colonnes Le délire immi­gra­tion­niste du pré­fet des Alpes Maritimes du 30 août 2019)
Qui assu­me­ra la res­pon­sa­bi­li­té en cas de pro­blème ?
Migrants envahisseurs Sainte-Agnès

Vendredi 30 août 2019

Vous connais­sez Gourdon, petit vil­lage pro­ven­çal des Alpes Maritimes, situé juste au-des­sus de Grasse et clas­sé comme l’un des plus beaux vil­lages de France. Et bien ce petit vil­lage est aujourd’­hui au cœur d’une lutte pour la pré­ser­va­tion de son envi­ron­ne­ment.
En effet, proche de ce petit vil­lage plein de charme et authen­tique, se trouve le quar­tier calme et encore pré­ser­vé du Colombier. Et ce petit quar­tier est aujourd’hui mena­cé par un pro­jet d’urbanisation inco­hé­rent et inadap­té à cet espace et à cet envi­ron­ne­ment.
Ce pro­jet pré­voit la construc­tion d’un ensemble immo­bi­lier contem­po­rain de plu­sieurs loge­ments dans 18 nou­velles habi­ta­tions de type « vil­la cali­for­nienne » d’en­vi­ron 100m² cha­cune dans ce quar­tier où de vieilles ber­ge­ries en pierres et des bâtisses anciennes sur­plombent le vil­lage de Gourdon.
À la vue de cette catas­trophe à venir, la très grande majo­ri­té des habi­tants du vil­lage et des com­mer­çants, mais aus­si des visi­teurs et amis qui appré­cient le Gourdon que nous connais­sons aujourd’hui, ont fon­dé l’association « Gourdon 06 en dan­ger » pour se battre contre la signa­ture du per­mis de construire.
Stéphane Garcini, le pré­sident de l’association a décla­ré : « Ce pro­jet immo­bi­lier inutile, en face du châ­teau de Gourdon, et dans le fameux péri­mètre des 500 mètres qui régle­mente les abords d’un monu­ment his­to­rique, risque de défi­gu­rer notre vil­lage s’il va jusqu’au bout ».
L’association invite tout le monde à par­ti­ci­per à un grand ras­sem­ble­ment contre le pro­jet le 6 sep­tembre au par­king Saint-Pons, à par­tir de 18h, et à signer une péti­tion dis­po­nible sur Internet.
Gourdon 06 en danger

Samedi 31 août 2019

Si vous vous trou­vez au chô­mage et que vous ne savez pas com­ment retrou­ver du tra­vail, il suf­fit comme l’a­vance notre Président, de tra­ver­ser la rue et d’al­ler se faire voir chez LREM. C’est ce qui vient d’ar­ri­ver à l’ancien ministre des Armées, Sylvie Goulard, qu’Emmanuel Macron a dési­gnée mer­cre­di pour inté­grer la future Commission euro­péenne. Rappelons au pas­sage que Sylvie Goulard avait per­du son poste minis­té­riel à la suite de cer­taines affaires et notam­ment les emplois fic­tifs pré­su­més des assis­tants des euro­dé­pu­tés MoDem ou encore sa rému­né­ra­tion de 10 000 euros men­suels par un think-tank amé­ri­cain alors même qu’elle sié­geait à Strasbourg.
Elle devrait donc héri­ter d’un por­te­feuille lié au com­merce, à la zone euro ou à la régu­la­tion finan­cière. L’investissement amé­ri­cain n’au­ra pas été vain.
Sylvie Goulard

Bonne semaine à tous, et à dimanche pro­chain…
Patrice LEMAÎTRE