Au service de qui sont les robots ?

Il n’y a pas si long­temps que ça, on croi­sait au moins quatre agents de la RATP avant de grim­per dans la rame de métro. Les anciens se sou­viennent. On ne croise plus per­sonne aujourd’­hui dans les villes de grande soli­tude.

Guichet métro - rétro

Guichet métro - automate

Le gui­che­tier a dis­pa­ru et a cédé la place aux auto­mates, tan­dis que le poin­çon­neur des Lilas a cédé la place aux portes auto­ma­tiques.

Métro - Poinçonneur

Métro - portes automatiques

Certaines grandes sta­tions avaient un chef de quai, dis­pa­ru. D’autres avaient même une petite bou­tique, dis­pa­rue aus­si.

Métro - chef de quai

Métro - nostalgie

Métro - portes automatiques - canalisation

Enfin, dans le pre­mier wagon de chaque rame, il y avait un pré­po­sé qui atten­dait que tout le monde soit mon­té avant de fer­mer les portes. Disparu.

Certes, le poin­çon­neur des Lilas de Gainsbourg, Le gars qu’on croise et qu’on n” regarde pas, n’a­vait pas des étoiles qui brillaient dans ses yeux, mais il avait une digni­té, un cos­tume bleu-marine et des étoiles sur sa cas­quette.
Casquette RATPIl en est ain­si d’une mul­ti­tude de « petits métiers » qui per­met­taient de faire vivre, fru­ga­le­ment peut-être, une famille. La robo­ti­sa­tion est deve­nue notre quo­ti­dien dans tous les recoins de notre socié­té moderne, comme dans les super­mar­chés.Magasin - caisse automatique

Les hypers veulent des maga­sins sans cais­sières, aidons-les à être des maga­sins sans clients !

Que faire de cette moder­ni­té, dont le seul but est de rem­pla­cer l’homme qui tra­vaille par un chô­meur ? Comment arrê­ter cette spi­rale infer­nale ?

Si ces robots nous rem­placent dans ces métiers pénibles, tant mieux, mais alors qu’on soit moins nom­breux sur Terre ! Ça régle­ra les pro­blèmes de sur­po­pu­la­tion urbaine, d’im­mi­gra­tion désta­bi­li­sante, de pol­lu­tion. La Terre rede­vien­dra peut-être un peu plus vivable.

Le Système éco­no­mique rem­place par des robots les ouvriers râleurs qui boivent de la bière, fument des clopes, roulent au die­sel et qui sur­tout coûtent cher. Ils ne servent plus à rien et il vaut mieux encore les payer à chô­mer afin qu’ils ne cessent sur­tout pas de consom­mer. Les mass-médias se pré­oc­cupent de les abru­tir avec « Plus belle la vie » et Hanouna. 

Mais alors pour­quoi aller cher­cher d’autres chô­meurs et d’autres encore en Afrique puisque les ouvriers fran­çais sont déjà de trop ?

Michel Lebon