Arrêtez un peu de nous effrayer !

Alors que les sta­tis­tiques de l’INSEE montrent obs­ti­né­ment que nous ne sommes nul­le­ment dans une période de sur­mor­ta­li­té consé­cu­tive à la pan­dé­mie du Covid-19, les pou­voirs éta­blis (poli­tiques, média­tiques, finan­ciers) déroulent métho­di­que­ment leur plan d’ef­fa­re­ment des masses.
Le maire de Nice, Christian Estrosi, qui a gué­ri du virus pré­ten­dû­ment exter­mi­na­teur grâce à quelques cachets de chlo­ro­qui­nine, reprend bien vite sa place dans le Système et lance une cam­pagne de ter­ro­ri­sa­tion à l’in­ten­tion des Niçois (cam­pagne payée par nos impôts, bien enten­du).

Ville Nice - Campagne restez chez vous

Ville Nice - Campagne restez chez vous.2

Cette cam­pagne mor­bide n’a pas man­qué de sus­ci­ter un vif émoi, comme celle de Philippe Vardon, le pre­mier oppo­sant de Christian Estrosi à la mai­rie de Nice, qui a réagi dans un com­mu­ni­qué que nous repre­nons ci-des­sous :

[Communiqué du 11 avril 2020]

La municipalité Estrosi doit retirer sa campagne de communication indécente !

En début d’a­près-midi, Christian Estrosi a pré­sen­té sur ses réseaux sociaux la nou­velle cam­pagne de com­mu­ni­ca­tion de la muni­ci­pa­li­té dans le cadre du confi­ne­ment, appe­lée à être dif­fu­sée sur inter­net mais aus­si à s’af­fi­cher dans Nice.
Les deux visuels pré­sentent pour l’un un corps à la morgue, dont on ne voit que les pieds, et pour l’autre une femme allon­gée (morte aus­si ?) exa­mi­née par des soi­gnants en com­bi­nai­son. Les deux sont assor­tis du slo­gan « Restez chez vous, sau­vez des vies – le sort de cha­cun c’est la res­pon­sa­bi­li­té de tous ». Cette nou­velle cam­pagne est par­ti­cu­liè­re­ment cho­quante, et même indé­cente, et je demande à Christian Estrosi d’y renon­cer !
Cette cam­pagne est cho­quante sur la forme bien sur, mais aus­si sur le fond.
Choquante sur la forme d’a­bord, car la mise en scène de mau­vais goût, digne d’une série télé­vi­sée, n’est pas plus à même de convaincre les citoyens que d’as­su­rer la séré­ni­té que notre période trou­blée néces­site. Elle peut, de sur­croît, repré­sen­ter une épreuve sup­plé­men­taire pour les familles des malades et des vic­times.
Choquante sur le fond ensuite, car s’il faut évi­dem­ment en appe­ler au bon com­por­te­ment de tous, il est insen­sé de vou­loir faire peser le poids des morts sur la conscience des citoyens. Les gou­ver­nants, actuels et pas­sés, ne peuvent s’exo­né­rer de leurs res­pon­sa­bi­li­tés dans cette situa­tion. Oui, notre classe diri­geante (poli­tiques, mais aus­si hauts-fonc­tion­naires) a failli dans sa mis­sion de pro­tec­tion, et nous décou­vrons notre pays non seule­ment dépour­vu mais inca­pable de pro­duire des tests, des res­pi­ra­teurs, ou même de simples masques en papier. Ceux qui ont cas­sé l’hô­pi­tal et détruit notre indus­trie sont davan­tage res­pon­sables que les Niçois !
La com­mu­ni­ca­tion, la recherche du buzz média­tique, ne peuvent pas tout jus­ti­fier, encore moins tout excu­ser. La muni­ci­pa­li­té Estrosi doit renon­cer à cette cam­pagne cho­quante et indé­cente.

Philippe Vardon
Vice-pré­sident du groupe RN au Conseil régio­nal de Provence-Alpes-Côte d’Azur
Membre du Bureau natio­nal du RN

Dans sa rubrique domi­ni­cale publiée dans Nice Matin, inti­tu­lée « Signé Roselyne », Roselyne Bachelot, doc­teur en phar­ma­cie, ministre de la Santé de 2007 à 2010 puis ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale de 2010 à 2012, que l’on ne peut pas soup­çon­ner de col­lu­sion avec le Rassemblement National et Philippe Vardon, per­siste et signe :

Si la com­pa­rai­son est faite avec mars 2018, mois de cir­cu­la­tion du virus grip­pal, on constate que le nombre de décès était supé­rieur [à cette année], soit 58641 et même 68816 en jan­vier 2017 [57441 en mars 2020] — mois où le virus grip­pal a cir­cu­lé avec une grande inten­si­té — sans que cela n’ait sus­ci­té aucun bruit média­tique. [… ] En fait il n’y a pas à s’é­ton­ner puisque l’in­fec­tion au coro­na­vi­rus pré­sente une mor­ta­li­té faible et une pro­ba­bi­li­té de gué­ri­son spon­ta­née extrê­me­ment éle­vée, que les cas graves se retrouvent majo­ri­tai­re­ment chez des per­sonnes très âgées proches de leur fin de vie et dont le décès incré­mente mar­gi­na­le­ment les sta­tis­tiques.

Les Français— pas seule­ment les com­plo­tistes — s’in­ter­rogent sur les rai­sons obs­cures de cet arrêt for­cé et mas­sif de l’é­co­no­mie. Il y a à peine deux mois les caisses étaient vides et il fal­lait faire des éco­no­mies de par­tout. Et puis main­te­nant, les mil­liards tombent pour relan­cer l’é­co­no­mie après qu’on l’a mise à l’ar­rêt.

Les Français— pas seule­ment les com­plo­tistes — s’in­ter­rogent aus­si sur les pirouettes et les voltes-faces du gou­ver­ne­ment qui impro­vise au jour le jour.

Les Français— pas seule­ment les com­plo­tistes — se demandent : « Mais qu’est-ce qu′“ILS” nous concoctent encore cette fois-ci ? »

Massimo Luce