Ma bonne semaine de mauvaise foi (12 avril 2020)

Dimanche 5 avril 2020

Tribune juive, sous la plume de sa jour­na­liste vedette Sarah Cattan, nous apprend que, dès le début mars, des sources sérieuses et véri­fiées affir­maient qu’un vac­cin contre des virus (dont le COVID-19) était en cours de déve­lop­pe­ment en Israël, et même qu’il était en bonne voie. Selon le ministre israé­lien de la Science, ce nou­veau vac­cin oral, admi­nis­tré aux adultes et aux enfants, trans­for­me­rait la patho­lo­gie en un coup de froid très doux : tout indi­vi­du vac­ci­né et ensuite infec­té par le Covid-19 ne serait pas affec­té.
Le vac­cin aurait une double action :
• des pro­téines spé­ciales, pul­vé­ri­sées par spray oral, acti­ve­raient une réponse immu­ni­taire de la muqueuse, entraî­nant une réponse immu­ni­taire pro­té­geant le point d’entrée du virus.
• un deuxième niveau de pro­tec­tion se met­trait en action si le Covid-19 péné­trait l’organisme et dopait le sys­tème immu­ni­taire, le pro­té­geant avec les anti­corps et les glo­bules blancs néces­saires.
La chose se passe à l’Institut de recherche Migal Galilée, finan­cé par l’État et spé­cia­li­sé dans les domaines de la bio­tech­no­lo­gie, des sciences de l’environnement et de l’agriculture, lequel ins­ti­tut tra­vaillait depuis quatre ans sur un vac­cin qui pour­rait être adap­té pour lut­ter contre le nou­veau coro­na­vi­rus. Ledit vac­cin à action pré­ven­tive pro­tè­ge­rait les per­sonnes entrées en contact avec le virus deux semaines après l’inoculation.
L’État hébreu affirme être en mesure de tes­ter le vac­cin chez l’homme dès le 1er juin si le labo­ra­toire était exemp­té du pro­to­cole « pro­ces­sus de puri­fi­ca­tion com­plet ». Il faut aller vite, la concur­rence est active, notam­ment celle de la chlo­ro­quine.Tribune juive - vaccin coronavirus

Lundi 6 avril 2020

La Bulgarie est pour l’ins­tant rela­ti­ve­ment peu impac­tée par le Covid-19. Elle ne comp­tait en effet au début de la semaine « que » 549 cas confir­més et 22 morts. Mais le pays est tout de même pla­cé en état d’urgence. C’est pour cette rai­son que les dépu­tés et ministres bul­gares ont déci­dé d’of­frir leur salaire à la san­té publique. Ce don repré­sen­te­rait au total plu­sieurs mil­lions d’euros.

Parlement bulgare - Sofia

Le Parlement bul­gare à Sofia

Avis aux par­le­men­taires fran­çais, dépu­tés et séna­teurs. Cela repré­sen­te­rait une coquette somme. Mesdames et mes­sieus les dépu­tés et séna­teurs, êtes vous prêts ?

Mardi 7 avril 2020

Alors que les prio­ri­tés bud­gé­taires euro­péennes devraient tout de même être réser­vées à la san­té publique et à la lutte contre le Covid-19, la Commissaire aux Transports de l’Union Européenne, vient d’accorder une pro­ro­ga­tion d’une sub­ven­tion de 813,8 mil­lions d’euros pour finan­cer la ligne fer­ro­viaire de ligne trans­al­pine à grande vitesse fran­co-ita­lienne, Lyon-Turin. Les détrac­teurs du pro­jet s’in­surgent contre une déci­sion qui viole les règles internes de l’Europe.
Cette sub­ven­tion de 813,8 mil­lions d’euros cor­res­pond en effet à un pro­gramme de 2 mil­liards d’euros de tra­vaux que le pro­mo­teur du Lyon-​Turin, la socié­té franco-​italienne Telt s’était enga­gé à ache­ver fin 2019. Or ceux--ci ne sont pas ter­mi­nés. Le contrat serait donc caduc et l’UE ne devrait plus accor­der cette sub­ven­tion.
Dans la période de désastre sani­taire que nous vivons en ce moment, alors que l’Italie n’a pas pu béné­fi­cier de l’aide euro­péenne, l’UE montre bien là où vont ses inté­rêts : l’é­co­no­mique avant l’hu­main, dans tous les cas !Train grande vitesse Lyon-Turin

Mercredi 8 avril 2020

Ce n’est pas le scé­na­rio d’un film comique. Selon RTL, lun­di 6 avril, 16 mil­lions de masques devaient arri­ver en France mais sont res­tés fina­le­ment à Shanghai. La rai­son ? Un pilote d’Air France a été tes­té posi­tif au coro­na­vi­rus la semaine pré­cé­dente et l’avion envoyé par la France qui devait trans­por­ter le char­ge­ment n’a tout sim­ple­ment pas pu par­tir. 😄
D’après une source gou­ver­ne­men­tale citée par la sta­tion de radio, d’im­por­tantes négo­cia­tions entre les auto­ri­tés fran­çaises et chi­noises seraient en cours pour trou­ver une solu­tion le plus rapi­de­ment pos­sible, l’avion dési­gné pour cette mis­sion se retrou­vant cloué au sol dans la méga­lo­pole chi­noise. Le stock de masques serait pla­cé sous haute pro­tec­tion.Pilote Air France

Jeudi 9 avril 2020

Information reçue hier d’une amie turi­noise : en Italie, un pont s’est écrou­lé, un drame a donc été évi­té grâce aux mesures de confi­ne­ment. Ce pont se trouve à Aulla, sur le fleuve Magra, pas très loin du port de La Spezia, à la limite entre la Ligurie et la Toscane.
Cette affaire rap­pelle tris­te­ment celle du via­duc de Gênes qui s’é­tait écrou­lé le 14 août 2018 fai­sant 43 morts. Hier heu­reu­se­ment, un seul bles­sé léger était à déplo­rer parce que la cir­cu­la­tion est en ce moment for­te­ment dimi­nuée en rai­son du confi­ne­ment impo­sé.
La ministre Paola De Micheli a deman­dé un rap­port détaillé à Anas, la socié­té gérant cette route depuis 2018. Cet acci­dent est extrê­me­ment grave. Les pre­mières alarmes sur la sta­bi­li­té du pont remontent à 2013, mais… elles étaient tom­bées dans le vide. Selon l’agence ita­lienne AGI, les signa­le­ments d’automobilistes s’étaient mul­ti­pliés après une vague de mau­vais temps début novembre.
Mais on sait depuis l’af­faire de Gênes que les inté­rêts entre les construc­teurs et la mafia entraînent des tra­vaux mal ter­mi­nés tou­jours aux dépens de la sécu­ri­té. Le pro­chain sera-t-il le pont de la Magliana sur le Tibre à Rome, emprun­té chaque année par 20 mil­lions de véhi­cules et qui est sans cesse mon­tré du doigt par les uti­li­sa­teurs ?Pont Aulla Italie

Vendredi 10 avril 2020

Le jour­nal Le Parisien fai­sait sa une de son numé­ro domi­ni­cal avec quatre « pen­seurs » qui s’ex­pri­maient dans le jour­nal au sujet du « Monde d’a­près ». Entendez : après le Coronavirus bien enten­du ! Les quatre sont des gens connus : le cli­ma­to­logue Jean Jouzel, le com­mis­saire euro­péen Thierry Breton, le poli­to­logue Yascha Mounk et le géné­ti­cien Axel Kahn. On peut ne pas être d’ac­cord avec leurs opi­nions (lire à ce pro­pos Le jour d’après s’organise sans vous !) , ils n’en sont pas moins auto­ri­sés à don­ner leurs avis.
C’était sans comp­ter sans quelques pasio­na­rias de la cause fémi­niste, qui se sont immé­dia­te­ment offus­quées du fait que ce soit quatre hommes et aucune femme qui soient invi­tés à s’ex­pri­mer.

Le quo­ti­dien de Bernard Arnault s’est tout de suite confon­du dans de pro­fondes excuses, cela ne lui arri­ve­ra plus dans… « le monde d’a­près » ! Fermez le ban.
À noter dans les griefs jetés à la figure de l’heb­do­ma­daire, le mes­sage fort et clair de la des­si­na­trice de BD Pénélope Bagieu qui d’un regard raciste déplore que ce soient encore quatre « vieux mecs blancs » qui aient été dési­gnés pour par­ler du monde d’a­près.
Si la pré­sence de quatre « vieux mecs blancs » pour dis­ser­ter de choses sérieuses gêne Mme Bagieu, je lui pro­pose une autre alter­na­tive : la porte-parole du gou­ver­ne­ment qui s’est dite effa­rée par les men­songes du gou­ver­ne­ment chi­nois à l’é­gard du COVID 19. « Je n’au­rais jamais cru que des res­pon­sables poli­tiques puissent men­tir à leur peuple » a t‑elle osé ajou­ter…
Alors, plu­tôt que mettre en une « quatre vieux mecs blancs », je pro­pose au Parisien de mettre « une seule jeune nana noire » ! Succès garan­ti ?Sibeth-Ndiaye-mentir-protéger-Macron

Samedi 11 avril 2020

Macron en visite à Marseille chez le pro­fes­seur Raoult. On ne sait pas exac­te­ment ce qu’ils se sont dit, ni quel était le véri­table but de cette visite… J’ai pour ma part la petite idée que le Président, voyant l’o­pi­nion publique lui échap­per de plus en plus, à cause des fron­tières qui n’existent pas, à cause des masques que la France n’a plus, à cause de la chlo­ro­quine qui n’est pas dans les plans de Big Pharma, à cause de la valse hési­ta­tion, à cause des retards mul­tiples… vou­drait bien reprendre la main. Il doit par­ler lun­di soir, je pense qu’il va jeter un peu de grain à moudre à ses mul­tiples oppo­si­tions en accor­dant une petite faveur au trai­te­ment mar­seillais, qu’une cer­taine classe « élite » uti­lise déjà avec suc­cès.

Toujours à Marseille, vous avez vu dans vos jour­naux « d’in­for­ma­tions » la magni­fique séquence où l’on voit Macron applau­dir en même temps que les soi­gnants dis­po­sés sur des bal­cons au-des­sus de lui. Ces images viennent du ser­vice de pro­pa­gande de l’Élysée, les jour­na­listes n’ayant pas été conviés à la petite réunion, par peur sans doute de quelques expli­ca­tions récla­mées de la part de ceux qui, il n’y a pas si long­temps, se fai­saient gazer et matra­quer vio­lem­ment par les forces de répres­sion. Mais cer­tains télé­phones por­tables étaient en marche, ce qui a tout de même lais­sé une trace d’un échange par­ti­cu­liè­re­ment savou­reux entre Jupiter et une de ses vic­times… Celle-là même qui, sur la vidéo « offi­cielle » auto­ri­sée, demande au Président « Est-ce qu’on peut s’ap­plau­dir comme le font les gens à 20 heures ? », se fait ici un peu plus inci­sive. À noter la réponse peu glo­rieuse de Macron, reje­tant cette fois encore la faute sur ses pré­dé­ces­seurs (c’est pas moi, c’est les autres… air bien connu, mais peu glo­rieux de la part du Président de la République !).

Bonne semaine à tous, et à dimanche pro­chain.…
Patrice LEMAÎTRE