Raoult et son bateau de Marseille

Raoult, l’African King et son rafiot

C’est à Marseille en 2012 que com­mence le chan­tier naval du paque­bot ultra-moderne d’IUH Méditerranée-Infection.
Didier Raoult - tweeterNé en 2011 sous Sarkozy et sa fan­tasque ministre de la san­té Roseline Bachelot, deve­nue chro­ni­queuse chez Hanouna, le pro­jet sera ache­vé sous Hollande avec l’i­no­dore, inco­lore et sans saveur Marisol Touraine. Ouvert en 2016, il aura coû­té plus de 150 mil­lions d’eu­ros après avoir englou­ti une part colos­sale du maigre bud­get de la recherche médi­cale.

Comme tout bâti­ment public construit, le moderne IUH n’é­chappe pas à l’in­con­tour­nable fresque déco­ra­tive finan­cée par le 1% Artistique.

Ici la fresque Jace

Là, la fresque de Nyops

La France, grande amou­reuse de l’Afrique, ne pou­vait que choi­sir le plus sub-saha­rien d’entre nous : le deve­nu célé­bris­sime sor­cier gal­lo-séné­ga­lais Didier Raoult, très pote du fran­co-magh­ré­bin Mélenchon qui est expa­trié dans la même ville que lui, Marseille.

Né à Dakar d’un père méde­cin mili­taire en poste là-bas, Didier Raoult aime l’Afrique, tant et si bien qu’il déci­de­ra de deve­nir méde­cin des mala­dies tro­pi­cales. Ayant donc coché les bonnes cases pour le poste, on lui confie les clés de cette pépi­nière à chances pour la France : des savants cher­cheurs qu’il va déni­cher dans la savane pour s’en­ri­chir de leurs talents en gris-gris et potions diverses.

Les dix points clés de son pro­jet, ici. On y note­ra (point 4) :

4. Des étu­diants du Sud ont été finan­cés pour des Masters, des Thèses et post-doc (160 étu­diants par an), au total 217 issus du Maghreb (dont 168 d’Algérie), 309 d’Afrique sub­sa­ha­rienne fran­co­phone, 30 d’Asie fran­co­phone et 19 du Liban depuis 2011, il existe des accords ins­ti­tu­tion­nels avec les uni­ver­si­tés du Liban, Algérie, Sénégal, Vietnam et Mali pour le retour des étu­diants dans leur pays d’origine, et créa­tion de bases de recherche IHU/​IRD au Sénégal, Mali, Algérie.

Les bâti­ments sont sécu­ri­sés (pas comme à Wuhan) pour une pré­ven­tion maxi­mum du risque de conta­gion. Un réseau de com­mu­ni­ca­tion interne par wifi et visio­con­fé­rence évite les contacts phy­siques pour ce monde orwel­lien. Installation de puces RFID pour une tra­ça­bi­li­té en temps réel des dépla­ce­ments de per­sonnes et de matières. Tiens, bizarre ?

Seul maître à bord après Dieu, Raoult tient bon la barre contre vents mau­vais et grandes marées. Tellement bien qu’en 2015, l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales, page 81) pointe sa « gou­ver­nance auto­ri­taire et sans par­tage ». L’homme est au som­met de la pyra­mide.

Dans l’é­qui­page du bateau, on ren­contre le coquin PD‑B (Philippe Douste-Blazy). Grand méde­cin spé­cia­liste de la chlo­ro­quine qu’il a dû consom­mer pour ses voyages de tou­risme à thème à La Mamounia de Marrakech.

En 2017, Sea Sex and Sun à l’IUH-MI mar­seillais : dans les ser­vices du pro­fes­seur, plaintes pour har­cè­le­ment sexuel, com­por­te­ments inap­pro­priés, etc. L’ambiance est débri­dée, la croi­sière s’a­muse à bord du paque­bot pho­céen. Simple humour cara­bin de salle de garde ? Sans doute.

Donc, 700 per­sonnes qui tra­vaillent pour ce bateau-hôpi­tal qui nous aura coû­té un pognon de dengue, la mala­die la plus tro­pi­cale qui soit, pour accou­cher d’un remède à deux balles, inof­fen­sif, la chlo­ro­quine.

Attention, la fenêtre de tir du remède miracle du druide est très étroite :
• à ne pas don­ner en pré­ven­tion, trop tôt ça ne sert à rien.
• à ne pas don­ner quand la mala­die décla­rée s’ag­grave, trop tard ça ne sert à rien.

Si ça ne fait pas de bien, ça ne pour­ra pas faire de mal non plus.

Là des­sus, grand bou­le­ver­se­ment média­tique. Fin du grand match à coups de son­dages d’o­pi­nion médi­cale :

OM/​Raoult contre PSG/​Lévy

Le Corona ne fait plus recette, il faut dire que les morts se font de plus en plus rares. Au moins, Raoult aura eu rai­son sur ce point, Covid-19 s’é­teint tout seul, tran­quille­ment, de sa belle mort. Tout comme un autre Corona virus, le simple rhume.

Les médias se sont donc emparé d’un nouvel os à ronger :

George Floyd et le racisme des vilains blancs contre les gen­tils noirs. On ne va plus par­ler que de cela pour un bon bout de temps. Bon cou­rage !

On attend un trai­te­ment du pro­fes­seur qui a sans doute dans ses seringues un vac­cin contre le racisme.

Michel Lebon

6 Commentaires 

  1. MERCI VOUS DÉMONTREZ PLUS DE 320 ANS APRÈS QUE LA FONTAINE AVAIT RAISON :
    Selon que vous serez puis­sant ou misé­rable /​Les juge­ments (LES MÉDIAS) de cour vous ren­dront blanc ou noir

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  2. Qu’est-ce qu’il vous prend de vou­loir dis­cré­di­ter me Pr Raoult ?
    Sans lui, nous serions aux mains de big-Pharma. Il a mis en évi­dence la col­lu­sion étroite qui existe entre le pou­voir et les labo­ra­toires phar­ma­ceu­tiques. Et en plus , il a sau­vé des vies à Marseille.
    C’est parce qu’il a épou­sé une juive et qu’il recrute des talents afri­cains que vous le détes­tez à ce point ? Votre condes­cen­dance fait pitié quand vous dites « des savants cher­cheurs qu’il va déni­cher dans la savane pour s’enrichir de leurs talents en gris-gris et potions diverses ».De tels pro­pos puent le racisme pri­maire.
    Raoult est un grand homme digne d’es­time et ses col­la­bo­ra­teurs, les noirs comme les blancs, sont des bac+7 au mini­mum. Je parie que vous n’arrivez même pas à la che­ville de tous ces gens.
    Franchement, j’apprécie votre site mai là vous avez déra­pé.

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    • » … que vous le détes­tez à ce point ». RIEN dans mon texte ne va en ce sens.
      Votre admi­ra­tion irrai­son­née vous empêche la moindre réserve, on ne touche pas à l’i­cône popu­laire.
      La san­té publique ne se valide pas par des son­dages d’o­pi­nions des BAC – 7.
      Souffrez donc qu’on puisse s’in­ter­ro­ger sur votre idole.

    • Au contraire, cher Monsieur, vos pro­pos condes­cen­dants trans­pirent la détes­ta­tion :
      – « Raoult, l’African King »
      – « sor­cier gal­­lo-séné­­ga­­lais »
      – « …pour s’enrichir de leurs talents en gris-gris et potions diverses. »
      – « …un pognon de dengue (…) pour accou­cher d’un remède à deux balles… »
      Que des for­mules péjo­ra­tives.
      Si vous avez rédi­gé cet article avec ce ton, c’est bien dans l’intention de dis­cré­di­ter le per­son­nage et pas de vous « inter­ro­ger ».
      Enfin, la remarque « La san­té publique ne se valide pas par des son­dages d’opinion des bac‑7 » qui est com­plè­te­ment dépla­cée confirme votre mépris de ceux qui admirent le Professeur Raoult.
      C’est à vous de souf­frir qu’on cri­tique vos pro­pos. C’est par défi­ni­tion la ran­çon du « jour­na­lisme ».

  3. Excellent article qui montre bien la com­plexi­té du per­son­nage.
    L’image du druide gau­lois de pro­vince en lutte contre les forces finan­cières cos­mo­po­lites est un cli­ché qui est bien loin de la réa­li­té.
    Certains vont même jus­qu’à voir en lui la figure de proue de la lutte contre ces lob­bies com­mu­nau­ta­ristes très actifs dans le milieu médi­cal et Big Pharma.
    Détrompez vous !
    Le druide gau­lois a épou­sé Natacha Caïn, psy­chiatre et roman­cière, issue d’une famille immi­grée juive lithua­nienne du côté mater­nel, du com­tat venais­sin du côté pater­nel. Ses deux parents sont psy­cha­na­lystes.
    Les enfants de Didier Raoult et Natacha Caïn fré­quentent l’é­cole tal­mu­dique de Marseille.
    La Tribune juive rap­pelle (édi­tion du 30 mai 2020) que « l’infectiologue mar­seillais s’est insur­gé contre anti­sé­mi­tisme en France à de nom­breuses reprises tout en fai­sant l’éloge de la démo­cra­tie israé­lienne. »
    On peut aus­si ima­gi­ner que Raoult s’in­surge contre le Système car il le connait bien de l’in­té­rieur.
    Rien n’est simple.

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    • En effet, rien n’est simple, mer­ci de ces pré­ci­sions.
      On note­ra sur le site de l’IUH, les par­te­naires pri­vés agré­gés aux deniers publics : Institut Mérieux, Sanofi Aventis, Cerba European Lab, IRT Lyon, Qiagen mais aus­si des entre­prises loco­ré­gio­nales…
      Je pense que l’in­sai­sis­sable Raoult a échap­pé à ses maîtres, ébloui par sa gloire inter­na­tio­nale média­tique ines­pé­rée. Il est par­ti dans un cava­lier seul incon­trô­lé. Le tout ali­men­té par les pontes pari­siens qui sont jaloux de sa gloire subite qui entrave leurs plans et leur propre gloire, à leur grand dam.
      Depuis, ils ne savent plus com­ment se débar­ras­ser du spa­ra­drap col­lé sur leur blouse blanche.

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