Abbaye de Koningshoeven : son histoire et ses bières trappistes !

29 sep­tembre 2020 | 2 Commentaires 

L’abbaye Notre-Dame de Koningshoeven est une abbaye trap­piste néer­lan­daise fon­dée en 1881 par l’abbaye fran­çaise du Mont des Cats. Elle se situe au sud des Pays-Bas, à une ving­taine de kilo­mètres de la fron­tière belge.

Aujourd’hui 15 moines trap­pistes suivent tou­jours la règle de saint Benoît « ora et labo­ra ». Quand ils ne prient pas, les moines tra­vaillent à la confec­tion de pro­duits arti­sa­naux (pains, cho­co­lats, fro­mages, miel, etc.), sans oublier la pro­duc­tion de bières ! Attachez vos cein­tures, Divine Box vous emmène faire un petit tour…

Abbaye Koningshoeven

© Abbaye Notre-Dame de Koningshoeven

De la bergerie à l’abbaye !

L’histoire de l’abbaye de Koningshoeven débute en France en 1880, à l’abbaye du Mont des Cats. Inquiets des lois anti­clé­ri­cales qui arrivent, les moines anti­cipent une fuite pro­chaine… Pour ça, le père Sébastien part aux Pays-Bas, et y dégote un refuge dans la région de Tilburg… dans une ber­ge­rie ! Ce refuge « Notre-Dame de Saint-Bernard », pro­vi­soire à l’origine, s’agrandit en réa­li­té assez vite : 8 autres moines arrivent du Mont des Cats et se mettent au bou­lot pour les tra­vaux. Rapidement la ber­ge­rie se trans­forme en monas­tère, puis devient en 1891 une abbaye : c’est Notre-Dame de Koningshoeven !

Comme par­tout à l’é­poque, les moines construisent vite une bras­se­rie qui leur per­met­tra de sub­ve­nir à leurs besoins. Pas de temps à perdre : elle est prête dès 1884, un peu moins de 4 ans après leur arri­vée ! Seulement deux ans sont néces­saires pour concoc­ter leur pre­mière bonne bière, qui sort en 1886. Elle est brune et fait un car­ton immé­dia­te­ment ! Grâce à ces reve­nus, les moines peuvent alors être auto­nomes finan­ciè­re­ment et pra­ti­quer la cha­ri­té, deux points très impor­tants dans la vie d’un moine trap­piste ! Une bonne manière d’allier l’utile à l’agréable…

Abbaye Koningshoeven

Moine trap­piste de Koningshoeven contrô­lant les cuves au débuts de la bras­se­rie de l’abbaye de Koningshoeven – © Abbaye Notre-Dame de Koningshoeven

Des années de tumulte…

Entre crises et crois­sance, l’abbaye de Koningshoeven se livre à une ère dif­fi­cile… La bras­se­rie frôle d’abord la faillite à la fin du XIXe siècle, avant de reprendre son souffle avec l’arrivée de frère Séraphin au début du XXe siècle, jusqu’à la Première Guerre mon­diale, qui est ter­rible pour l’ab­baye… Ensuite, bien que la bras­se­rie se déve­loppe pen­dant la Seconde Guerre, c’est une période humai­ne­ment dif­fi­cile pour les moines, qui pleurent trois de leurs frères d’origine juive tués à Auschwitz… Mais heu­reu­se­ment, les moines sont bien occu­pés et la joie revient vite à l’abbaye !

D’ailleurs après la Seconde Guerre mon­diale, le nombre de moines explose : ils sont 153 ! Mais l’abbaye n’échappe pas au vent liber­taire des années 60, qui marque le début d’une période un poil com­pli­quée… Les voca­tions se font alors plus rares, cer­tains moines quittent l’abbaye, et les finances sont dans le rouge. Bref, la situa­tion n’est pas toute simple ! Finalement, dans les années 2000, l’ab­baye peut comp­ter sur de nom­breuses nou­velles voca­tions et assu­rer ain­si sa conti­nui­té… Bonne nou­velle !

Abbaye Koningshoeven

Moine trap­piste dans les cou­loirs épu­rés de l’abbaye de Koningshoeven – © Abbaye Notre-Dame de Koningshoeven

Et aujourd’hui, l’abbaye de Koningshoeven ?

Aujourd’hui, la com­mu­nau­té compte une quin­zaine de moines, qui suivent la règle de saint Benoît : « ora et labo­ra », prière et tra­vail. Ils prient ain­si ensemble sept fois par jour, avec un pre­mier office à 4h15… ouch, ça pique ! Et côté tra­vail manuel, les moines ont bien de quoi faire : bras­se­rie bien sûr, mais aus­si fro­ma­ge­rie, cho­co­la­te­rie, bou­lan­ge­rie ou encore miel­le­rie ! Pour la petite his­toire, la spé­cia­li­té des moines est une truffe au cho­co­lat four­rée à leur bière La Trappe Quadruple. Son nom ? « Quatruffel » bien sûr !

La cha­ri­té tient une place impor­tante à l’abbaye de Koningshoeven. Les moines l’exercent à l’ex­té­rieur de leur cloître, pour leur entou­rage et pour la pla­nète ! Voici quelques exemples concrets de leur bon­té qui ruis­selle :
• Les béné­fices de la bras­se­rie sup­portent finan­ciè­re­ment la fon­da­tion de Koningshoeven en Ouganda.
• Les moines emploient des per­sonnes en situa­tion de han­di­cap.
• L’orge de la bras­se­rie vient en par­tie de pro­duc­teurs locaux.
• Des pan­neaux solaires ali­mentent la bras­se­rie.
• Ils brassent une bière bio (La Trappe Puur), etc.
Tout cela, dans le silence et la prière…

Abbaye Koningshoeven

Magasin de l’abbaye de Koningshoeven – © Abbaye Notre-Dame de Koningshoeven

Et pour acheter les bières de l’Abbaye de Koningshoeven ?

Le mieux c’est bien sûr d’aller direc­te­ment sur place aux Pays-Bas, et d’aller faire un petit cou­cou aux moines :
Abbaye de Koningshoeven
Eindhovenseweg 3
5056 RP Berkel-Enschot
Pays-Bas.
Sinon, cli­quez ici pour ache­ter en ligne les bières de l’abbaye de Koningshoeven ! Ou encore pour toutes les bières d’abbayes et bières trap­pistes.

2 Commentaires 

  1. Que vient faire cet article dans Nice Provence info ?
    J’ai remar­qué que vous aimiez les abbayes mais celle-là n’a rien à voir avec la Provence, elle n’est même pas en France !
    Vous êtes en mal de sujets à trai­ter ?

    Répondre
    • Bonjour,

      votre remarque n’est pas dénuée de sens puisque nous nous sommes posé la même ques­tion !
      Nous aimons bien les abbayes, c’est un fait et nous aimons bien tout ce qu’elles repré­sentent sur les plans his­to­rique et spi­ri­tuel. Nous sou­hai­tons les sou­te­nir dans leur auto­no­mie et leur péren­ni­té en pro­mou­vant leurs pro­duc­tions « bio ».
      Cela a com­men­cé par les abbayes régio­nales et tous nos pre­miers articles furent très lus et appré­ciés. Alors nous avons éten­du nos publi­ca­tions à d’autres abbayes plus loin­taines, jusque dans le grand nord, en Flandre, où l’on boit de la bière plu­tôt que du vin.
      Nous sommes accom­pa­gnés dans cette démarche par Divine Box qui pro­meut les pro­duc­tions mona­cales. Nous nous réjouis­sons d’a­voir publié une ving­taine d’ar­ticles autour de ce thème.
      Ceci se fait sans aucun échange com­mer­cial ou finan­cier, juste par bien­veillance pour nos moines et leurs pro­duits « sains ».
      Cela peut aider les Provençaux à décou­vrir les bières des trap­pistes, fussent-ils belges.
      🙂

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