L’Éducation nationale enseigne la confusion

1 octobre 2020 | 6 Commentaires 

L’Éducation nationale enseigne à nos jeunes enfants que les loups sont plus gentils que les agneaux

Les pro­grammes sco­laires sou­haitent abor­der la dis­tinc­tion entre les ani­maux sau­vages et les ani­maux domes­tiques. Pourquoi pas ? CP - Loup - confusion

Mais pour les doc­tri­naires mani­pu­la­teurs (lire Le condi­tion­ne­ment doit com­men­cer dès l’école du 14 sep­tembre 2020) qui rédigent les pro­grammes, le loup est deve­nu domes­tique. Plus doux qu’un agneau qu’il faut cares­ser :CP - Loup - confusion
Vous avez bien lu : le loup attend de sen­tir la cha­leur d’une main sur son poil gri­son­nant ! Les illu­mi­nés qui ont écrit ces lignes se sont-ils jamais aven­tu­rés à cares­ser un loup ? Mais ils invitent les petits enfants à le faire.
Le loup est déli­bé­ré­ment pré­sen­té comme une vic­time de la méchan­ce­té humaine. Il est empri­son­né dans un che­nil sor­dide : CP - Loup - confusion
Lui qui est si gen­til puis­qu’il est végé­ta­rien !
Chut-Je lis-CP- Loup herbivore

Quels sont les objectifs visés par les responsables des programmes en inculquant délibérément cette confusion ?

D’autant que cette confu­sion s’in­culque à tous les étages, notam­ment son sexe que l’on peut choi­sir soi-même :

Chut-Je lis-CP-transgenre

Dans le même temps la confu­sion est de mise en cal­cul et en ortho­graphe (avec l’é­cri­ture inclu­sive). Les élèves ne savent plus lire ni écrire comme toutes les études le montrent. Mais ce n’est pas grave, ils auront tout de même le bac après 15 ans de condi­tion­ne­ment.Éducation nationale - Baisse niveau scolaire

Cette confu­sion incul­quée métho­di­que­ment dès le plus jeune âge a un objec­tif : bri­ser les repères cultu­rels tra­di­tion­nels pour fabri­quer des citoyens du monde dociles et imbé­ciles, sans genre, sans patrie, sans dis­cer­ne­ment. Plus tard on leur dira : « Il faut por­ter le masque », alors ils por­te­ront le masque.

Georges Gourdin

6 Commentaires 

  1. A Rédaction Nice Provence :
    Et pour­quoi l’éducation natio­nale ne pour­rait pas faire chan­ter Je suis un loup sym­pa aux enfants après leur avoir raba­ché faus­se­ment le contraire pen­dant des siècles ? Il faut vrai­ment se tor­tiller les neu­rones, Monsieur de la rédac­tion, pour y voir le mal.
    En plus, vous vou­lez abso­lu­ment avoir rai­son et vous ergo­tez lamen­ta­ble­ment. Les argu­ments de Jacknobody res­tent cepen­dant bien plus per­ti­nents que les votres. Dans ce cas d’espèce, ce n’est pas l’éducation natio­nale qui s’enfonce, c’est vous, cher Monsieur.

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  2. Le loup, comme tout ani­mal sau­vage, mérite le res­pect, quoi qu’on en dise. L’éducation a l’é­co­lo­gie passe aus­si par-là, si l’on veut pré­ser­ver la bio­di­ver­si­té.
    Rappelons que le nou­nours des tout-petits, n’est pas non plus un ani­mal tout a fait inof­fen­sif, allez deman­der aux éle­veurs pyré­néens qui veulent son era­di­ca­tion.…
    Et puis, n’ou­blions pas que les mou­tons ont peur du loup, mais qu’à la fin, ce sont les ber­gers qui les mangent !

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  3. Vous faites des rac­cour­cis hasar­deux. Si je déplore (j’abhorre même) comme vous la confu­sion des genres que l’on veut mettre dans la tête des enfants dès le plus jeune âge, la démy­thi­fi­ca­tion du loup méchant et san­gui­naire est au contraire une bonne chose.
    Dès la mater­nelle et même la crèche, un enfant a déjà une repré­sen­ta­tion du loup bien ancrée dans son esprit : un ani­mal méchant, qui aime la chair humaine et par­ti­cu­liè­re­ment celle des petits enfants. Normal, au coeur de notre culture, notre lit­té­ra­ture, notre langue, tout amène à pen­ser que le loup est un ani­mal cruel et san­gui­naire. À com­men­cer par « Le petit cha­pe­ron rouge » mais aus­si « Pierre et le loup », « Les trois petits cochons », « La chèvre de Monsieur Seguin », « Les fables de La Fontaine »… Dans la lit­té­ra­ture, le ciné­ma, la poé­sie (« Les loups », de Verlaine), la chan­son (« Qui a peur du grand méchant loup ? »), le sym­bole a tou­jours été exploi­té à des fins inté­res­sées, par l’Eglise notam­ment, depuis la nuit des temps.
    Des spé­cia­listes de la psy­cho­lo­gie se sont inté­res­sé au sujet et n’hésitent pas à qua­li­fier de psy­chose cette peur orga­ni­sée.
    Si, aujourd’hui, on cherche à cas­ser ce mythe, il faut s’en féli­ci­ter et non condam­ner.

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    • Réponse à Jack de la part de l’auteur de l’article :
      Bonjour et mer­ci de votre atten­tion,
      Je ne vois pas de pro­blème à la réha­bi­li­ta­tion du loup. Pourquoi pas ? Bien que ce ne soit pas une prio­ri­té, me semble-t-il. Je pense que la pro­tec­tion des abeilles, par exemple, est bien plus impor­tante.
      Le pro­blème, c’est qu’on apprend aux enfants que le loup est un ani­mal domes­tique, végé­ta­rien qui plus est, qui attend qu’on le caresse.
      Voilà pour­quoi il y a CONFUSION.

    • Ma parole, vous n’avez pas lu le livre ! L’histoire ne parle pas d’un loup mais d’un chien !!! Il est dans une four­rière et attend d’être adop­té. Lui aus­si aime­rait bien des câlins. Hélas, il a « tout d’un loup » (d’où le titre) et per­sonne n’en veut.
      Vous ne voyez que ce que vous vou­lez voir et vous affir­mez des contre-véri­­tés. Ce conte aborde le thème de la dif­fé­rence et de la mise à l’é­cart qui en découle mais, à par­tir de consi­dé­ra­tions par­ti­sanes, vous dévoyez le texte pour faire des amal­games et vous répandre en pro­pos dépla­cés.
      Vous êtes conster­nant !
      Merci de pas cen­su­rer cette mise au point.

    • Je ne sou­haite pas me dis­pu­ter avec vous sur la place publique. Je réponds ici car notre échange peut éclai­rer nos lec­teurs et nos lec­trices.
      J’ai donc relu le texte et, effec­ti­ve­ment, l’a­ni­mal empri­son­né à la four­rière n’est pas expli­ci­te­ment un loup. Il « a tout d’un loup », c’est donc que ce n’en est pas un. Dont acte. Mais le texte ne dit pas non plus que c’est un chien. Pourquoi ?
      On dira que c’est un chien-loup. Animal répu­té pour son intel­li­gence et son agres­si­vi­té et qui doit être très sévè­re­ment dres­sé pour être domes­ti­qué. Tous les ans des dizaines d’en­fants sont défi­gu­rés par le chien de la mai­son. Parfois cer­tains sont dévo­rés.
      L’Éducation natio­nale s’ef­force — alors qu’elle a bien mieux à faire — de faire pas­ser les loups pour de gen­tils ani­maux auprès des jeunes élèves. Dans quel but ? Dans quel but raconte-t-elle des his­toires de « loups végé­ta­riens » (car­ni­vores = méchants, végé­ta­riens = gen­tils).
      L’Éducation natio­nale orga­nise des fêtes au cours des­quelles les élèves chantent : Je suis un loup, un loup sym­pa.
      https://youtu.be/C‑hEz45YXac
      Je redis qu’il y a bien mieux à apprendre, notam­ment que loup est un sub­stan­tif mas­cu­lin sin­gu­lier.
      Mais je me répète, j’é­cris tout cela sans la moindre ani­mo­si­té à votre égard.
      🙂

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