Ma semaine d’observation de l’info (4 octobre 2020)

3 octobre 2020 | 1 com­men­taire

Chronique du Kali-Yuga

Dimanche 27 septembre 2020

Avec le départ de Jean-Pierre Pernaut, le « pape du 13 heures », les rumeurs de suc­ces­sion vont bon train… Ce serait Marie ‑Sophie Lacarrau, du « 13 heures » de France 2, qui serait ame­née à le rem­pla­cer. Celle qui pré­sente depuis 2016 le jour­nal de France 2, pren­dra les rênes du jour­nal télé­vi­sé concur­rent, sur TF1, le 4 jan­vier 2021 (illus­tra­tion ci-des­sous).
En atten­dant, des bruits courent comme quoi la direc­tion de France2 cher­che­rait une nou­velle pré­sen­ta­trice… noire !
Comme dit Jean-Claude Bourret qui dévoile l’in­for­ma­tion, « Il fut un temps où l’on enga­geait un jour­na­liste pour sa com­pé­tence… Maintenant c’est pour la cou­leur de sa peau, et son sexe… Reste à caser les peaux rouges, les jaunes, les arabes, les les­biennes, les mar­tiens et… les jour­na­listes com­pé­tents… »
Mais des jour­na­listes com­pé­tents… en reste t‑il ?

Lundi 28 septembre 2020

Anniversaire par­ti­cu­lier aujourd’­hui…
Régnant sur la Provence, la Reine Jeanne périt assas­si­née le 27 juillet 1382. Bien que mariée quatre fois, elle n’avait aucun suc­ces­seur direct.
En 1373, elle avait dési­gné pour héri­tier son cou­sin Charles, duc de Duras en Albanie.
Puis en 1380, reve­nant sur son choix, elle avait adop­té le duc d’Anjou, Louis 1er, l’un des frères du roi de France CharlesV.
À la mort de la reine, cha­cun se pré­ten­dit héri­tier et les troupes des pré­ten­dants s’affrontèrent dans un conflit long et dou­lou­reux. Après la mort des deux pro­ta­go­nistes, le conflit fut pour­sui­vi par leurs épouses en qua­li­té de régentes de leurs fils mineurs.
Nice tenant pour les Duras et Marseille tenant pour les Anjous, la Provence était donc déchi­rée.
Au début de l’année 1388, Georges de Marle, séné­chal de Louis II, concen­tra des troupes autour de Nice pour inves­tir la cité. Voyant cela, les édiles envoyèrent une délé­ga­tion auprès de Ladislas de Duras pour deman­der de l’aide. Il lui fut répon­du que le roi de Naples ne pou­vait les aider et qu’en consé­quence, ce der­nier per­met­tait aux Niçois de se don­ner à tel sei­gneur qu’il leur plai­rait, et qui pour­rait assu­rer leur pro­tec­tion, à condi­tion qu’il ne fût pas un adver­saire des Duras. Au retour de la délé­ga­tion et après déli­bé­ra­tion, il fut déci­dé de choi­sir le comte de Savoie Amédée VII, dit « le comte rouge ».
Amédée VII arri­va avec son armée à l’Abbaye de Saint Pons, aux portes de Nice, le 27 sep­tembre et le Conseil des Quarante don­na man­dat aux quatre Syndics d’aller deman­der la pro­tec­tion du comte de Savoie. Le len­de­main, 28 sep­tembre 1388, était rédi­gé par devant notaire le pacte de « dédi­tion » aux termes duquel le comte de Savoie s’engageait à gou­ver­ner et pro­té­ger Nice et sa vigue­rie.
La dédi­tion de Nice à la Savoie est donc une charte du 28 sep­tembre 1388 qui scelle le rat­ta­che­ment de Nice à la Savoie avec la créa­tion des « terres neuves de Provence » qui, en 1526, devien­dront com­té de Nice. Le terme dédi­tion est un terme juri­dique qui carac­té­rise la sou­mis­sion volon­taire d’un peuple ou d’une com­mune à un sou­ve­rain.
peine… d’ac­cord ?

Ces deux vidéos sont les pre­mières que vous pré­sente Pais TV, une nou­velle chaîne niçoise pro­po­sée sur YouTube. Si vous êtes ama­teurs d’his­toire locale, n’hé­si­tez pas à vous y abon­ner.

Mardi 29 septembre 2020

En 1991, inter­viewé par le Courrier de l’Unesco, le com­man­dant Cousteau expli­quait que la méde­cine fait du mal à l’humanité. L’élimination des virus et des mala­dies ne per­met pas de main­te­nir la popu­la­tion à un niveau stable et durable pour la sur­vie de la Terre. Ce en quoi il n’avait pas tort. Le pro­blème, c’est que niveau solu­tion, Jacques-Yves Cousteau pro­po­sait une idée plu­tôt radi­cale : « Une terre et une huma­ni­té en équi­libre, ce serait une popu­la­tion de cent à cinq cent mil­lions de per­sonnes, mais édu­quées et capables d’auto-subsistance. Le vieillis­se­ment de la popu­la­tion n’est pas le pro­blème. C’est une chose ter­rible à dire, mais pour sta­bi­li­ser la popu­la­tion mon­diale, nous devons éli­mi­ner 350 000 per­sonnes par jour. C’est une chose hor­rible à dire, mais ne rien dire l’est encore plus. »
Cela ne l’a pas empê­ché de res­ter la per­son­na­li­té pré­fé­rée des Français pen­dant de longues années.Jacques-Yves Cousteau

Mercredi 30 septembre 2020

Je reviens sur ce son­dage paru la semaine der­nière qui mon­trait que 72 % des Français n’é­taient pas contre un nou­veau recon­fi­ne­ment. 72 %, ce pour­cen­tage est énorme, il faut en conve­nir. Et de quoi ont peur ces « recon­fi­neurs » ?
Tout sim­ple­ment des infor­ma­tions que les médias leur livrent chaque jour. Si nous étions confron­tés à une véri­table pan­dé­mie, nous n’au­rions pas besoin de voir les infos pour le savoir. L’info de la rue nous mon­tre­rait tout sim­ple­ment l’am­pleur du désastre :
« Tu as vu, la sœur de… est entrée en réa hier »
« J’ai appris que la mère de… est décé­dée »
« Le prof de maths de mon fils est dans le coma »
« Les voi­sins ont fait la fête dimanche, trois cas se sont décla­rés. On est en train de dés­in­fec­ter l’im­meuble. »
Chacun de nous aurait des cas concrets, nets, pré­cis à racon­ter, et pro­pices à engen­drer la peur. Mais là ? Entendez-vous ce genre de remarque ? Connaissez-vous beau­coup de cas pré­cis de décès (je pré­cise… de la Covid !) ?
Alors faites un essai, sup­pri­mez vos chaines d’in­for­ma­tion et vivez comme d’ha­bi­tude, et vous ver­rez que ce sen­ti­ment de peur va vite se dis­si­per. Certes vous enten­drez par­ler de décès, une vieille tante, une voi­sine dans son EHPAD, mais c’est du domaine du « nor­mal », comme il s’en pro­duit tous les jours. Et c’est ça que vous appe­lez une pan­dé­mie ?
Relisez « Le hus­sard sur le toit » de Giono, et sa des­crip­tion de l’é­pi­dé­mie de cho­lé­ra, et vous com­pren­drez ce qu’est une pan­dé­mie.
Et dire que 72 % des Français sont prêts à enfon­cer encore plus le pays dans le marasme éco­no­mique pour… ça ?
C’est ça la pan­dé­mie du siècle qui vous ter­ri­fie au point d’ac­cep­ter toutes ces mesures qui vous empêchent de conti­nuer à vivre, sor­tir, dan­ser, chan­ter, s’a­mu­ser, embras­ser, aimer ?
C’est cette pseu­do-pan­dé­mie qui est en train de plon­ger des gens, des familles dans la pré­ca­ri­té, de faire cou­ler des petits com­mer­çants, de faire mou­rir vos parents de soli­tude, de plon­ger des mil­lions d’êtres humains sur la pla­nète dans la psy­chose ?
De nous dres­ser un peu plus chaque jour les uns contre les autres ?
Alors oui. Des gens sont morts. Et il y en aura encore. Comme il y en a tous les jours. De ça ou d’autre chose. Mais pas plus de ça que d’autre chose.

Le cri - Edvard Munch - 1893

Le cri, tableau d’Edvard Munch (1893)

Jeudi 1er octobre 2020

Covid et éco­lo­gie ne font pas bon ménage !
En Australie, les com­pa­gnies aériennes se retrouvent en grandes dif­fi­cul­tés finan­cières, de nom­breux avions étant cloués au sol. Le pays qui a fer­mé ses fron­tières pour faire face à la pan­dé­mie doit se limi­ter aux vols inté­rieurs.
La com­pa­gnie Qantas a per­du plus de 1,2 mil­liard d’euros depuis le début de la pan­dé­mie.
Alors, l’i­dée de génie a fusé : il faut faire voler les avions tout de même ! Et c’est ain­si que cer­taines com­pa­gnies aériennes pro­posent des vols de Sydney à… Sydney ! Il fal­lait y pen­ser.
Le prin­cipe est plu­tôt simple. Il s’agit de par­tir d’un point pour reve­nir exac­te­ment au même endroit plu­sieurs heures plus tard. La com­pa­gnie aérienne aus­tra­lienne Qantas emmène ain­si ses voya­geurs pour sept heures de vol, afin de pal­lier l’arrêt des vols inter­na­tio­naux.
C’est ain­si que le 18 sep­tembre, 130 per­sonnes ont déjà débour­sé entre 500 et 2 300 euros pour faire un vol vers « nulle part ».
Pas très éco­lo­gique tout ça me direz-vous. Rassurez-vous la com­pa­gnie Quantas a ache­té des com­pen­sa­tions car­bone pour réduire l’impact du vol de sept heures.
Greta peut être ras­su­rée !Qantas - Spirit of Australia - Flight to nowhere

Vendredi 2 octobre 2020

Genève est une des villes les plus chères au monde, ce qui crée une pré­ca­ri­té forte dans les couches les plus basses de la popu­la­tion. C’est pour­quoi cer­tains syn­di­cats avaient orga­ni­sé une « vota­tion » (réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive citoyenne) sur le relè­ve­ment du SMIC à… 3 800 € pour les sala­riés les plus pré­caires. Cette vota­tion qui avait été repous­sée en 2011 et 2014, a recueilli cette fois l’a­vis favo­rable de près de 58 % des 500 000 élec­teurs gene­vois. Il devient donc inté­res­sant finan­ciè­re­ment d’être « smi­card » à Genève… à condi­tion de venir habi­ter en France, comme font une grosse quan­ti­té d’hel­vètes. Vie moins chère d’un côté de la fron­tière, pour un salaire plus gros de l’autre côté. Que deman­der de plus ?
Un bon­heur éga­le­ment pour tous les tra­vailleurs fron­ta­liers, savoi­siens ou juras­siens qui viennent chaque jour tra­vailler dans la grosse ville cos­mo­po­lite…Genève

Samedi 3 octobre 2020

Macron a assu­ré hier sa réélec­tion en 2022. Avec son dis­cours sur les sépa­ra­tismes, et, d’une manière sur­pre­nante, en s’en pre­nant exclu­si­ve­ment à l’is­lam, il vient de brû­ler les der­nières car­touches de Marine Le Pen, qui s’est d’ailleurs empres­sée de le féli­ci­ter, sans trop de bémols. Le RN, après LR, devient donc par­fai­te­ment Macron-com­pa­tible, et il n’y aura plus d’op­po­si­tion au chef de l’État l’an pro­chain. Dont acte.
Oui, mais… que pen­ser des pro­po­si­tions de Macron ? Celle qui semble faire le plus débat ce matin dans la presse, c’est l’in­ter­dic­tion de « l’é­cole à la mai­son », autre­ment dit les écoles libres hors contrat. Les écoles cora­niques tenues par des fon­da­men­ta­listes musul­mans existent depuis au moins trente ans en France, il serait temps de s’en aper­ce­voir. J’ouvre une paren­thèse sur un sujet du JT de TF1 il y a une semaine ou deux par­lant des écoles « hors contrat », où l’on insis­tait bien sur le dan­ger que repré­sen­taient les écoles catho­liques de la fra­ter­ni­té St Pie X ! Ben voyons…
Cette inter­dic­tion ne chan­ge­ra rien à rien au sujet, puisque de toutes façons les lois de l’is­lam seront tou­jours au-des­sus des lois de n’im­porte quel pays non musul­man.
C’est cela que doivent com­prendre tous nos poli­ti­ciens ! Tant que cette don­née ne sera pas prise en compte, il sera vain de « com­battre ». Toute ten­ta­tive qui vou­drait mettre les lois votées par un par­le­ment au des­sus des lois de l’is­lam, est une uto­pie totale, et Macron le sait très bien. Mais le dis­cours anti-sépa­ra­tisme, ne va ser­vir qu’à sup­pri­mer un sépa­ra­tisme : celui avec le RN. Bien joué.École coranique

Bonne semaine à tous, à dimanche pro­chain, et j’a­dresse toutes mes pen­sées aux familles dure­ment tou­chées par les intem­pé­ries de ven­dre­di.

Patrice LEMAÎTRE

1 commentaire

  1. A pro­pos du son­dage sur le confi­ne­ment qui avance que 72 % des Français ne sont pas contre un nou­veau recon­fi­ne­ment.
    Tout dépend com­ment la ques­tion a été posée. Est-ce qu’on a deman­dé aux Français s’ils étaient prêts à ne pas être payés s’ils étaient recon­fi­nés ?
    Etre confi­nés tout en étant payés, cela peut bien conve­nir à 72 % des Français qui sont en grande par­tie payés par l’Etat ou des ins­ti­tu­tions publiques, ou encore des pen­sions.
    Mais com­bien seraient prêts à recom­men­cer l’ex­pé­rience s’ils n’é­taient pas payés pen­dant ce temps-là ? Comme les petits patrons, les arti­sans, les sala­riés des petites boites ou de nom­breux artistes indé­pen­dants.

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