Les maires de Nice et d’Antibes critiquent le couvre-feu

26 octobre 2020 | 3 Commentaires 

Nos maires com­prennent qu’ils ne servent à rien. Le couvre-feu vient « d’en haut » et la presse aux ordres est char­gée de pré­pa­rer les esprits. En trois jours, le couvre-feu s’é­ta­blit sur l’en­semble des Alpes Maritimes.

Les trois étapes de la manipulation, un grand classique :

Mercredi 21 octobre 2020, première phase : faire peur, même sur un mensonge

Nice-Matin - mercredi 21 octobre 2020 - Réanimation saturée

Jeudi 22 octobre 2020, deuxième phase : proposer une solution

Nice-Matin - jeudi 22 octobre 2020 - Foi république

Vendredi 23 octobre 2020, troisième étape : apporter la solution

Nice-Matin - vendredi 23 octobre 2020 - Couvre-feu

Les maires sont donc char­gés de faire appli­quer des déci­sions pour les­quelles ils n’ont abso­lu­ment pas été consul­tés. Du reste le par­le­ment non plus n’est pas consul­té. Et on peut se deman­der si ces déci­sions émanent bien du gou­ver­ne­ment fran­çais lors­qu’on voit com­ment les mêmes mesures liber­ti­cides sont prises dans tous les pays occi­den­taux. Cela démontre sans ambigüi­té qu’une auto­ri­té supra-natio­nale orchestre tout cela dans l’arrière-boutique.

Dans ce contexte parfaitement anti-démocratique, les maires s’efforcent d’exister et de faire face à la grogne du peuple

Le maire de Nice, lui, trouve que l’on n’en fait pas assez et demande un confi­ne­ment géné­ral immé­diat ! « Plutôt qu’un couvre-feu, ne valait-il pas mieux un confi­ne­ment géné­ral tout de suite pour deux ou trois semaines ? », s’in­ter­roge Christian Estrosi. Et puis pour­quoi deux semaines ? Ou trois ? Alors que l’on s’ap­proche des mois d’hi­ver, il s’at­tend à ce que le virus dis­pa­raisse tout seul ?
De sur­croît il ne se pose pas de savoir s’il sera payé pen­dant le confi­ne­ment : il le sera. Mais nom­breux sont celles et ceux qui ne le sont pas dans ces circonstances.

De son côté le maire d’Antibes récuse le couvre-feu dans un tweet cinglant :

Rappelons que Jean Léonetti, ancien dépu­té et ancien ministre, est méde­cin. Il remet en cause l’ar­gu­ment de base du gou­ver­ne­ment selon lequel les salles de réani­ma­tion seraient engor­gées. Rappelons cet argu­men­taire par­fai­te­ment lou­foque du gou­ver­ne­ment : le couvre-feu est décré­té

afin d’é­vi­ter un engor­ge­ment dans les salles de réani­ma­tion.

Jean Léonetti sait quand même de quoi il parle lors­qu’il avance le chiffre de deux per­sonnes en réani­ma­tion. Le couvre-feu pour deux per­sonnes en réa ? Le maire d’Antibes, par ailleurs très modé­ré, regrette une déci­sion sans cohé­rence et sans concer­ta­tion.

Pour nos grands mani­pu­la­teurs, il est grand temps que la deuxième vague si sou­vent annon­cée et tant atten­due arrive pour jus­ti­fier et pro­lon­ger leurs mesures liber­ti­cides, sans cohé­rence ni concer­ta­tion. Prostrez vous et atten­dez ! nous impose le gou­ver­ne­ment. Peut-être qu’à l’ap­proche de l’hi­ver, la Covid se réveillera ?

Le gou­ver­ne­ment fait un pari qui est loin d’être gagné.

Massimo Luce

[NDLR] Notre illus­tra­tion à la une : Jean Léonetti et Christian Estrosi en 2016 lors de la signa­ture du Contrat Régional d’Équilibre Territorial entre la Région Provence Alpes Côte d’Azur et la Communauté d’Agglomération Sophia-Antipolis (contrai­re­ment à l’é­ti­quette, Jean Léonetti est à gauche sur la pho­to et Christian Estrosi à droite)

3 Commentaires 

  1. Estrosi La Girouette joue le jeu de Macron : s’il cri­tique le couvre-feu, c’est pour mieux nous pré­pa­rer au confi­ne­ment.
    Parce-que l’é­tape sui­vante, c’est le confinement.

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  2. CELA SE PASSE DE COMMENTAIRE HEUREUSEMENT QUE L ÉTAT EXISTE SINON AVEC NOTRE MAIRE DE NICE NOUS SERIONS TOUS ENFERMES
    AU DIABLE LA SANTÉ MENTALE QUI SE DÉTÉRIORE COMME CELLE DES PERSONNES ÂGÉES QUI NE FONT PLUS LES QUELQUES PAS POUR ENTRETENIR LEUR SQUELETTE
    EST CE QUE CETTE VIE VAUT ENCORE LA PEINE PARDON C EST LA SURVIE MAIS LA VIE ELLE C EST AUTRE CHOSE
    VIVRE AVEC LE VIRUS OUI MAIS PAS SURVIVRE

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  3. Il suf­fi­sait de se pro­me­ner hier à Antibes pour consta­ter le résul­tat de ces pro­pos irres­pon­sables et outran­ciers. A Antibes c’é­tait open bar, que ce soit au cap dans la vieille ville ou sur le port, plus de la moi­tié des gens ne por­taient pas le masque, et ne par­lons pas des gestes bar­rières dans les bars de la vieille ville. C’est mar­rant avec les maires, c’est jamais dans leur ville que ça se passe. N’oubliez pas, chers maires, les autres malades graves autre que la covid. Eux aus­si ont le droit aux soins et il serait bon de pen­ser à pou­voir les soi­gner et leur lais­ser de la place.

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