Fondamentalisme islamique : danger de mort pour la France

2 novembre 2020 | 5 Commentaires 

La déca­pi­ta­tion de l’enseignant Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine sui­vie de l’égorgement de fidèles en prière dans la basi­lique Notre Dame de l’Assomption à Nice ne sont en aucune façon des actes iso­lés de simples dés­équi­li­brés comme les médias s’emploient sys­té­ma­ti­que­ment à le faire croire. Tout au contraire, ces actes ter­ro­ristes s’inscrivent par­fai­te­ment dans la stra­té­gie des réseaux isla­mistes qui gan­grènent notre socié­té et qui répondent à des fon­de­ments idéo­lo­giques et théo­lo­giques que l’on a trop ten­dance à oblitérer.

Ces réseaux sont très actifs et les ser­vices de l’État n’en ignorent rien. Un rap­port ano­nyme de 122 pages, datant de 2018, dresse un état des lieux de la péné­tra­tion de cet islam fon­da­men­ta­liste en France. Ce docu­ment très com­plet ne laisse guère de place à l’illusion quant à l’avenir de notre socié­té voire même de notre civi­li­sa­tion tant la situa­tion décrite est effrayante : « L’islam fon­da­men­ta­liste a atteint en France un seuil cri­tique d’influence qui fait désor­mais peser un véri­table dan­ger sur la vie démo­cra­tique de la nation. […] Les réseaux isla­mistes ont inves­ti un ensemble de champs et d’institutions leur per­met­tant de fabri­quer des indi­vi­dus dont la vision du monde est étran­gère au legs de l’héritage poli­ti­co-cultu­rel fran­çais ».

La menace que repré­sente cet islam poli­tique est pro­téi­forme :
• rup­ture du contrat social fran­çais,
• rejet pro­fond des valeurs répu­bli­caines,
• exa­cer­ba­tion des ten­sions inter­com­mu­nau­taires,
• confes­sion­na­li­sa­tion de la citoyen­ne­té,
• repli com­mu­nau­taire et…
• pro­li­fé­ra­tion ter­ro­riste.
L’objectif ultime des mou­ve­ments isla­mistes les plus actifs est l’instauration d’une contre-socié­té sur le ter­ri­toire natio­nal. De gré ou de force.

La puis­sance de ces réseaux isla­mistes ain­si que leur pro­li­fé­ra­tion sont la consé­quence de notre refus chro­nique à les iden­ti­fier et à com­prendre leurs stra­té­gies et leurs moyens d’action. Lesquels s’exercent dans toutes les direc­tions et essen­tiel­le­ment dans des champs aus­si névral­giques que l’éducation, les milieux de l’entreprise, les lieux de culte, les œuvres cari­ta­tives, l’internet et les réseaux sociaux.

À la manœuvre, on trouve plu­sieurs mou­vances isla­mistes dont le mou­ve­ment des Frères musul­mans est, sans conteste, le plus struc­tu­ré et le plus influent sur le ter­ri­toire natio­nal. Celui-ci dis­pose aujourd’hui d’une assise forte : contrôle des lieux de culte, qua­si-mono­pole de la for­ma­tion des imams, visi­bi­li­té média­tique entre­te­nue, guerre de l’information pour dis­qua­li­fier ses enne­mis idéo­lo­giques. Parallèlement, le mou­ve­ment très actif du sala­fisme est en crois­sance expo­nen­tielle dans notre pays. Sa capa­ci­té, via les nou­velles tech­no­lo­gies, à se rendre attrac­tif auprès d’une jeu­nesse musul­mane dépour­vue de repères iden­ti­taires fait de lui l’offre reli­gieuse la plus dyna­mique sur le ter­ri­toire natio­nal. Il tend à se sub­sti­tuer au mou­ve­ment Tabligh qui fut l’acteur majeur de la réis­la­mi­sa­tion des ban­lieues dans les années 1970. Ce der­nier s’appuie davan­tage sur la pré­di­ca­tion et un pro­sé­ly­tisme de ter­rain auprès de popu­la­tions fra­gi­li­sées sur le plan socio-éco­no­mique et cultu­rel, essen­tiel­le­ment péri­ur­baines. Moins visible sur les réseaux sociaux il n’en mène pas moins des actions de ter­rain nom­breuses effi­caces. C’est un réser­voir d’individus en rup­ture totale avec la socié­té et prêts à tout.

Ces mou­ve­ments fon­da­men­ta­listes de conquête s’appuient sur des relais asso­cia­tifs nom­breux pour faire pas­ser leur idéo­lo­gie rigo­riste dans la socié­té. Les plus effi­cients sont le CCIF (Collectif Contre l’Islamophobie en France) et le Parti des indi­gènes de la République. Avec l’appui des milieux d’extrême gauche et aus­si d’une par­tie de la gauche, ces relais agissent sur l’ensemble de la socié­té en ins­til­lant l’esprit de culpa­bi­li­sa­tion par rap­port à une vic­ti­mi­sa­tion sup­po­sée. Leur démarche consiste à intro­duire l’amalgame entre cri­tique du fon­da­men­ta­lisme et « racisme anti­mu­sul­man » dans l’opinion publique. L’arme pri­vi­lé­giée étant le vocable d’« isla­mo­pho­bie » qui, pla­cé au cœur d’un sys­tème rhé­to­rique par­ti­cu­liè­re­ment effi­cace, surfe sur la vic­ti­mi­sa­tion et l’appel à la bonne conscience.

À ce jeu per­vers, l’État et ses « valeurs répu­bli­caines » sont à tous les coups per­dants. La guerre de conquête par les mots qui leur est livrée les prend en tenaille entre une com­mu­nau­té musul­mane for­te­ment mobi­li­sée contre cette per­ni­cieuse « isla­mo­pho­bie » et une part encore trop impor­tante de la popu­la­tion fai­sant l’amalgame entre lutte contre le fon­da­men­ta­lisme et racisme. La stra­té­gie est sour­noise mais effi­cace. Comme au judo, elle consiste à exploi­ter l’énergie de l’adversaire pour le désta­bi­li­ser. En se réap­pro­priant les valeurs répu­bli­caines en faveur des droits de l’Homme, on effec­tue un habile retour­ne­ment afin de ser­vir la défense du fondamentalisme.

Bien enten­du, la laï­ci­té est la cible favo­rite de cette ins­tru­men­ta­li­sa­tion. Parce qu’elle est une des valeurs fon­da­men­tales de la République et qu’elle entend pro­té­ger les convic­tions reli­gieuses indi­vi­duelles tout en pos­tu­lant que le reli­gieux est vouée à res­ter dans la domaine pri­vé et ne doit pas inter­fé­rer dans la sphère publique. Toute la rhé­to­rique des Frères Musulmans consiste à se réap­pro­prier ce prin­cipe en le mani­pu­lant : arguant du fait que la laï­ci­té est avant tout l’égalité entre les reli­gions, ils consi­dèrent que le voile est un élé­ment reli­gieux aus­si accep­table que le port d’une kip­pa ou celui d’une croix. Occultant volon­tai­re­ment la condi­tion intrin­sèque de dis­cré­tion, ils défendent ain­si une laï­ci­té sélec­tive, fal­la­cieu­se­ment ins­tru­men­ta­li­sée pour lui faire perdre sa légitimité.

Cet état des lieux de l’islam en France met en lumière les rap­ports de force, sur le ter­ri­toire natio­nal, met­tant aux prises les dif­fé­rents cou­rants isla­mistes et l’État fran­çais. Il montre que ce rap­port de force est de plus en plus en faveur des pre­miers au détri­ment du second. Car, pour réa­li­ser leur des­sein, les Frères Musulmans n’emploient que des moyens légaux et démo­cra­tiques, qui sont en défi­ni­tive beau­coup plus effi­caces dans le cadre de leur pro­jet. Ils ont opté pour une stra­té­gie du faible au fort de type sub­ver­sif (au sens éty­mo­lo­gique du terme sub­ver­tere : retour­ner). D’où leur avantage.

Ainsi, réus­sissent-ils à intro­duire et dif­fu­ser une pen­sée concur­rente au mode de pen­sée occi­den­tal pour créer une vision du monde qui soit pro­pre­ment isla­mique. Marwan Muhammad, direc­teur exé­cu­tif du CCIF, a pous­sé cet avan­tage très loin en décla­rant, en 2011 : 

« Qui a le droit de dire que la France dans trente ou qua­rante ans ne sera pas un pays musul­man ? Qui a le droit ? Personne dans ce pays n’a le droit de nous enle­ver ça. Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là. De nous nier le droit d’espérer dans une socié­té glo­bale fidèle à l’islam. Personne n’a le droit dans ce pays de défi­nir pour nous ce qu’est l’identité fran­çaise » (prêche à la mos­quée d’Orly)

La stra­té­gie de base est de struc­tu­rer des asso­cia­tions musul­manes autour des grandes villes de France et de leur péri­phé­rie. L’Île-de-France, bien sûr, mais pas seule­ment : la région PACA (notam­ment autour de la ville de Nice) est une des régions fran­çaises les plus actives ou influentes sur le plan asso­cia­tif. Ces asso­cia­tions sont regrou­pées en enti­tés régio­nales, elles-mêmes géné­ra­le­ment reliées au réseau natio­nal des Frères Musulmans.

L’objectif est d’occuper le ter­rain : « La conquête des cœurs et des esprits » comme disent les mili­taires. Les isla­mistes ont donc mis en place, au fil des années, une orga­ni­sa­tion ter­ri­to­riale bien struc­tu­rée. Et lar­ge­ment finan­cée ! (lire à ce pro­pos : Comment le Qatar cherche à peser sur l’islam de France du 13 février 2020). Pour par­ve­nir à un contrôle plus aisé des ter­ri­toires ciblés (quar­tiers dits « sen­sibles » où l’Etat est peu pré­sent), ils ont mis en place des struc­tures qui per­mettent de créer du lien social (mais tou­jours avec une éti­quette isla­miste) : asso­cia­tions de sou­tien aux indi­gents, accom­pa­gne­ment des malades, aide aux familles des déte­nus, accom­pa­gne­ment sco­laire… Les isla­mistes s’assurent ain­si le sou­tien pré­cieux de la popu­la­tion locale, celle que le « pada­mal­game » pré­sente comme musul­mane modérée.

La France fait donc face à une organisation qui a clairement défini ses objectifs et qui se donne les moyens de les atteindre

Disposant d’un maillage ter­ri­to­rial per­for­mant, d’une capa­ci­té de séduc­tion redou­table et de moyens humains et finan­ciers consé­quents, les fon­da­men­ta­listes repré­sentent une menace gran­dis­sante pour l’État fran­çais. Les tac­tiques d’infiltration au tra­vers d’associations mul­tiples et variées, de struc­tures para-publiques, de mos­quées en nombre tou­jours crois­sant, les sala­fistes aug­mentent leur influence et le nombre d’adeptes. À terme, leur but est la remise en cause du prin­cipe de laï­ci­té. La porte sera alors grande ouverte à l’avènement d’une contre-culture isla­miste prô­nant le rejet des lois et normes de la République, des valeurs occi­den­tales ain­si que des citoyens non-musul­mans avec in fine la prise de contrôle du pays. Par l’intimidation (les actes ter­ro­ristes), les isla­mistes pré­parent la popu­la­tion de souche à l’acceptation de cette échéance.

Des « zones grises » gérées par les isla­mistes existent déjà en de nom­breux points du ter­ri­toire natio­nal. Le risque que ces fiefs fassent séces­sion ne peut et ne doit sur­tout pas être mini­mi­sé. Le cas échéant, le temps sera venu de la sou­mis­sion ou… de la guerre civile. Ce sera fonc­tion du degré de rési­gna­tion du peuple autoch­tone.

Charles ANDRÉ

Pour aller plus loin :
→ Le CCIF (consul­ta­tion ci-des­sous du docu­ment PDF

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→ La pous­sée des isla­mistes dans les entre­prises (consul­ta­tion ci-des­sous du docu­ment PDF

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5 Commentaires 

  1. Cet article certes docu­men­té feint d’i­gno­rer (volon­tai­re­ment ?) la res­pon­sa­bi­li­té pre­mière des enva­his, ci devant repré­sen­tés par la « répu­blique », dans leur inva­sion.
    Les isla­mistes n’ont pu s’é­ta­blir en France que parce que la Raie publique laïque les a fait venir et conti­nue de les faire venir, via une immi­gra­tion de peu­ple­ment assu­mée.
    La laï­ci­té elle même a été dévoyée, éle­vée au rang de reli­gion d’é­tat diri­gée qua­si exclu­si­ve­ment contre les catho­liques par des laï­cards res­tés anti­clé­ri­caux obses­sion­nels.
    Bref il n’y a de maîtres que d’es­claves, et la Raie Publique ne fait que récol­ter ce qu’elle a semé, et conti­nue de semer !
    Et nous avec malheureusement…

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    • Rien de volon­tai­re­ment occul­té, cher Monsieur.
      Il s’agissait, ici, de faire un état des lieux de l’islamisme dans notre pays, aujourd’hui, juste après les atten­tats ter­ro­ristes.
      Le pro­pos n’était pas de trai­ter de l’immigration, de ses causes et des res­pon­sa­bi­li­tés des uns ou des autres dans le rem­pla­ce­ment de popu­la­tion.
      Cela est un autre sujet que je vous invite à trai­ter, cher lec­teur, dans un article docu­men­té. Nice Provence Info vous en sau­ra gré.

  2. Quand le virus n’ef­fraie plus suf­fi­sam­ment et le gou­ver­ne­ment a peine à convaincre, on res­sort le bon vieux ter­ro­risme isla­mique, concoc­té par les loges.
    Et tous les copains à Zemmour rap­pliquent pour prê­ter main-forte. C’est beau la solidarité.

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  3. Merci pour cet excellent article et la docu­men­ta­tion annexe. Dénoncer la bar­ba­rie des atten­tats (Michel Lebon), c’est bien mais ça ne suf­fit pas. Il faut expli­quer aux gens ce qui se trouve der­rière, com­ment c’est pos­sible et ce qui nous attend si on ne réagit pas très vite. Oui, la guerre civile couve et les idiots utiles de l’islamisme en portent une grande res­pon­sa­bi­li­té. Soutenons Zemmour, Ménard et tous ceux qui ont le cou­rage d’ouvrir leur gueule pour secouer les Français lobo­to­mi­sés qui croient encore, atten­tat après atten­tat, que les bou­gies et les nou­nours vont nous sauver !

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  4. Le rab­bin David Touitou adore ce genre d’article.

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