Damien Savastano-Rey veut défendre le(s) patrimoine(s) européen(s)

28 décembre 2020 | 1 com­men­taire

Damien Savastano-Rey est un jeune Mentonnais de 34 ans, dont la famille est ori­gi­naire de l’ar­rière pays ligure, en par­ti­cu­lier de la val­lée de la Roya. Ancien réser­viste de la gen­dar­me­rie natio­nale, il pos­sède la double natio­na­li­té fran­çaise et ita­lienne. Il aime­rait aujourd’­hui créer une ONG pour la sau­ve­garde du patri­moine européen.

Nice Provence Info l’a rencontré.

Damien Savastano-ReyNice Provence Info : Bonjour Damien, tout d’a­bord, j’ai­me­rais savoir. Pourquoi créer une ONG plu­tôt qu’une asso­cia­tion ? Est-ce parce que cela « sonne » plus sérieux ?
Damien Savastano-Rey : Non pas du tout si j’ai sou­hai­té créer une ONG c’est dans un but bien pré­cis… Regrouper nos forces pour agir ensemble !

Nice Provence Info : Défendre le patri­moine, c’est déjà la volon­té de nom­breuses asso­cia­tions le plus sou­vent locales. En quoi pen­sez-vous être dif­fé­rents ? Et com­ment pro­po­sez-vous de les aider ?
Damien Savastano-Rey : Le loca­lisme est très impor­tant !… J’en par­tage d’ailleurs les idées ! Notre but, comme je vous ai dit, sera de tra­vailler main dans la main avec les asso­cia­tions locales… en leur ame­nant ce qui leur manque le plus c’est-à-dire des relais d’in­fluence et bien sûr des finan­ce­ments !… Financements dont ils ont besoin car sou­vent les pro­jets qu’ils défendent ne sont pas prio­ri­taires ou alors incon­nus du grand public.
Nous serons pré­sents là où tout se décide au centre de l’Europe c’est-à-dire au par­le­ment euro­péen et tout dou­ce­ment nous tis­se­rons notre toile.

Nice Provence Info : Vous avez déjà des contacts en Italie, Belgique, Pologne, Hongrie. Comment les relier ? Est ce une résur­gence patri­mo­niale et non poli­tique, de cette Europe aux 100 dra­peaux prô­née en son temps par Yann Fouéré ?
Damien Savastano-Rey : Oui c’est exact, j’ai eu la chance au fil de mes péré­gri­na­tions à tra­vers l’Europe de faire la connais­sance d’in­nom­brables per­sonnes toutes habi­tées par une même pas­sion com­mune !
La défense (et cela dans tous les domaines) de notre bonne vieille Europe !
Vous savez aujourd’­hui il n’y a plus vrai­ment de dif­fé­rence entre Européens mise à part la langue qui reste peut être la vraie dif­fé­rence entre les dif­fé­rents peuples Européens.
Différence qu’il fau­dra pré­ser­ver mais tout en avan­çant pour per­mettre aux géné­ra­tions à venir de par­ler d’une seule voix face aux périls qui nous guettent.
Pour en reve­nir à votre ques­tion… Nous n’a­vons pas cette bar­rière car cha­cun de nous parle plu­sieurs langues euro­péennes, ce qui nous per­met de conver­ser.
Nous avons éga­le­ment pré­vu de nous retrou­ver à Bruxelles plu­sieurs fois dans l’an­née… Bruxelles, qui est d’ailleurs la ville où la plu­part des futurs membres résident déjà… et puis il y a les dif­fé­rents réseaux sociaux qui nous per­mettent de res­ter en contact même à dis­tance !
L’ONG ne sera ni de droite et ni de gauche !
Je pense qu’une bonne idée est une bonne idée peu importe d’où elle vient !
Mais il est vrai qu’à titre per­son­nel et je ne m’en suis jamais caché vu mon par­cours poli­tique… je suis de droite même très à droite !

Nice Provence Info : Vous par­liez de patri­moines maté­riels et imma­té­riels, pou­vez-vous pré­ci­ser ?
Damien Savastano-Rey : Le mot patri­moine vient du latin « patri­mo­nium » qui signi­fie « héri­tage du père ». Il existe dif­fé­rents types de patri­moines :
• les immeubles /​vil­las /​mai­sons qui font par­tie du patri­moine immo­bi­lier,
• les docu­ments et les objets patri­mo­niaux qui font par­tie du patri­moine mobi­lier,
• les pay­sages, les per­son­nages his­to­riques qui eux font par­tie du patri­moine imma­té­riel.
Le patri­moine est l’hé­ri­tage du pas­sé dont nous pro­fi­tons aujourd’­hui et que nous trans­met­tons aux géné­ra­tions à venir.
Vous savez, je répète sou­vent « Résistons au temps qui passe et qui efface les mémoires » et bien cette ONG ser­vi­ra à cela !
Elle ser­vi­ra à valo­ri­ser le pas­sé, tout en vivant dans le pré­sent tout en ima­gi­nant le futur !

Nice Provence Info : L’architecture vous inté­resse éga­le­ment, et vous sem­blez regret­ter le rem­pla­ce­ment des bâti­ments his­to­riques à l’abandon par des struc­tures modernes, ines­thé­tiques, ce qu’un site nomme « lai­deur de l’architecture contem­po­raine ». Que comp­tez-vous faire à ce sujet ? C’est déjà dif­fi­cile de lut­ter en France, mais en Europe ?
Damien Savastano-Rey : Ces der­nières années les nou­velles construc­tions sont beau­coup plus esthé­tiques que les pré­cé­dentes des années 50 jus­qu’aux années 1990 – 2000 qui ont com­plè­te­ment déna­tu­ré l’as­pect visuel de nos villes et cer­taines fois de nos vil­lages…
Pour mettre un terme à tout cela il faut donc être au contact des déci­deurs.
Il y a quelques années tout le monde riait des Verts. Aujourd’hui beau­coup les craignent et, comme je disais, il y a des bonnes idées dans toutes les sphères poli­tiques ou cou­rants de pen­sée mais cela ne devra en aucun cas empê­cher le pays d’a­van­cer !
Et rap­pe­lons-nous que l’u­nion fait la force !

Nice Provence Info : Vous êtes je crois, un ancien élu men­ton­nais, le patri­moine, notam­ment de la Roya a été bru­ta­le­ment mis à mal par la tem­pête Alex. Est-ce que ce genre de dos­sier entre­rait dans les pré­ro­ga­tives de votre ONG ?
Damien Savastano-Rey : Non je n’ai jamais été élu car je n’ai jamais été can­di­dat. J’ai com­men­cé la poli­tique en 2011 à l’age de 25 ans au PCD (Parti Chrétien Démocrate) aujourd’­hui VIA qui était à l’é­poque au sein de l’UMP où j’a­vais été pro­mu res­pon­sable des Jeunes 06. Puis par la suite, j’ai rejoint Sens Commun qui était tou­jours dans l’UMP /​LR où j’é­tais éga­le­ment res­pon­sable des jeunes. Et après les légis­la­tives de 2017, j’ai rejoint le FN deve­nu par la suite RN où j’é­tais le res­pon­sable de Menton. Aujourd’hui j’ai démis­sion­né pour me consa­crer à ce nou­veau pro­jet d’ONG.
Je suis moi même très atta­ché à la val­lée de la Roya car j’y ai mes racines !

Libre - Village Vallée Roya

Le vil­lage de Libre, situé à 470 m d’al­ti­tude. Ses habi­tants sont appe­lés les Librasques.

Ma mère est née à Menton et mon père en Italie mais mon grand père mater­nel était de Libre (le vil­lage de Libre) dans la val­lée de la Roya et non pas « le hameau » comme on dit à chaque fois ! Cette appel­la­tion m’in­sup­porte car elle ne cor­res­pond pas à la réa­li­té de mon vil­lage !
D’ailleurs encore aujourd’­hui nous nous ren­dons à Libre pour culti­ver nos oli­viers qui nous donnent une huile magni­fique tout comme fai­saient nos ancêtres.
Une par­tie de ma famille habite encore dans la val­lée de la Roya et le jour où la val­lée a été tou­chée, j’ai mis tout en œuvre avec d’autres amis pour emme­ner des biens de pre­mière néces­si­té à Breil en essayant de faire le maxi­mum car cette val­lée a été bâtie aus­si par les mains de mes ancêtres.
Je suis en contact avec dif­fé­rents maires de la val­lée que j’ai connus par le pas­sé et qui sont aujourd’­hui des amis et la Roya sera même la prio­ri­té de mon enga­ge­ment !
Concernant Cédric Herrou, je suis à l’op­po­sé de ses idées. Je l’ai ren­con­tré plu­sieurs fois. J’ai essayé de dis­cu­ter serei­ne­ment avec lui mais c’est qua­si mis­sion impos­sible… Par la suite il m’a blo­qué sur les réseaux sociaux mais il faut lui recon­naître sa per­sé­vé­rance car il croit en ce qu’il fait !Cedric_Herrou_doigt_honneur_Festival_Cannes

Bien sûr il ne faut pas oublier tous ses sou­tiens du monde du spec­tacle ou bien encore de l’au­dio­vi­suel, choses que n’ont pas ses oppo­sants… Car mal­heu­reu­se­ment en France la droite n’est plus ce qu’elle était… Mais il faut lais­ser du temps au temps et j’en suis cer­tain qu’à l’a­ve­nir le ciel s’éclaircira !

Propos recueillis pas Patrice LEMAÎTRE

[NDLR] : notre illus­tra­tion à la une : le vil­lage de Saorge.

1 commentaire

  1. C’est par la jeu­nesse que vien­dra le changement.

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