Teresa May

Teresa May, Madame Scrogneugneu

Il est possible que le gouvernement russe soit pour quelque chose dans la mort de l’ex-espion dont il est question en ce moment. Mais il faut convenir que – généralement – les services secrets des grandes puissances – ont des méthodes plus « secrètes » qu’un empoisonnement rapidement décelé à la première autopsie, pour liquider un gêneur.
Que dire des réactions de Teresa May qui « condamne » sur la scène internationale (on se demande avec quelles preuves) un « présumé coupable » sans qu’aucune procès n’ait été instruit ?
Que dire d’une Prime Minister qui représente un pays qui, lui aussi, a su se débarrasser régulièrement (et sans états d’âmes pour ses dirigeants) de dizaines de gêneurs (pas seulement en Irlande !) et qui veut donner une leçon de morale sur la scène internationale ?

Pour se joindre au concert des puissances occidentales contre Poutine ?
Pour acquérir le crédit international qui lui fait cruellement défaut ?

Dans les chancelleries (particulièrement en Israël où l’on sait faire disparaître les gêneurs un peu partout dans le monde)(1), on doit rire de la fausse ou vraie colère de la vraie ou fausse ingénue Teresa May. Même si, par solidarité occidentale, à moins que ce ne soit par galanterie, on le fait en silence.

Quant aux diplomates expulsés (de Londres comme de Moscou) et à leurs familles, ils devront garder le devoir de réserve.

Une chose est certaine, nous voici revenus au bon vieux temps de la valse des diplomates entre les puissances occidentales et l’Union soviétique. Reste un mur à abattre. Pourquoi pas celui des préjugés ou du quant‐​à‐​soi ?

Jean‐​Claude Thialet

(1) On aimerait entendre sur ce sujet le citoyen‐​ex‐​président Hollande François qui avait avoué avoir ordonné la liquidation (sans jugement !) de djihadistes en Syrie.

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