Eurovision Celebrate Diversity

Euro-​mondo-​vision 2018, Toy story « in inglich »

Le Concours Eurovision de la chanson est né dans le contexte géopolitique des années 50 et la volonté des dirigeants de l’époque de renouer les liens culturels entre les pays européens. C’est ainsi qu’est fondée l’Union européenne de Radio-​télévision qui rassemble les télé-​diffuseurs publics des principaux pays d’Europe de l’Ouest. Le tout premier Concours Eurovision de la chanson a lieu en 1956 en Suisse. Sept pays concourent : l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg les Pays-​Bas et la Suisse. Le radio crochet est né, sous l’hymne de l’Eurovision, le Te Deum de Marc Antoine Charpentier.

Un Te Deum est un hymne latin chrétien. Il est chanté à l’occasion de services solennels d’action de grâce, victoires, fêtes nationales, naissances princières et dans toutes les circonstances où l’on veut remercier Dieu de quelque chose. C’est donc sous la protection de Dieu que s’est ouvert le « song contest 2018 » !

Avec la modernité, l’Europe occidentale s’est « ouverte aux autres » : Israël 1973, Turquie 1975, Maroc 1980, Azebaïdjan 2008, Australie 2015. Voilà la nouvelle carte de l’Europe mondialisée de la chanson.
Eurovision carte
Après la « drag queen » Conchita Wurst en 2014, on n’attend plus qu’un chanteur martien. Véritable tour de Babel, on y chante dans toutes les langues : hébreu, arabe, créole, swahili, tatar… Diversity oblige !

Cette année, c’est donc Israël qui l’emporte, pour la quatrième fois (1979, 1980, 1998 et 2018) avec le titre Toy, chanté par Netta Barzilai. Toys are us : cette fois-​ci, l’artiste de Tel-​Aviv a délaissé l’hébreu pour l’anglais, beaucoup moins clivant dans ce monde d’antisémitisme grandissant.

Vous n’avez pas tout compris. Voici la traduction :

Ree, aïe, hé, hm, la
Ree, aïe, hé, hm, la
Ree, aïe, hé, hm, la
Ree, aïe, hé, hm, la
Ree, aïe, hé, hm, la
Ree, aïe, hé, hm, la

Regarde moi, je suis une belle créature
Je me fous pas de ton prédicateur des temps modernes
Bienvenue les gars à mon spectacle, je vais vous apprendre
Hey, je pense que tu as oublié comment jouer
Mes ours en peluche s’enfuient
Ma poupée Barbie a quelque chose à dire, hé, hé,hé
Hey, mon Simon [NDLR : ?] dit « Laisse-​moi tranquille »
Je prends mon Pikachu [NDLR : Pokémon] à la maison 
Tu es stupide comme ton smartphone

Wonder Woman n’oublie jamais
Tu es divine et il est sur le point de regretter
C’est un garçon
Bucka-​mhm-​buckbuckbuck-​mhm
Bucka-​mhm-​buckbuckbuck [NDLR : frimeur ?] 
Je ne suis pas ton bucka-​mhm-​buck-​mhm-​buck-​mhm

[Refrain]
Je ne suis pas ton jouet (pas ton jouet)
Tu es un garçon stupide (garçon stupide )
Je vais te battre maintenant,
Je t’obligerai à regarder
Je danse avec mes poupées sur ce putain de tube
Pas ton jouet (Cululoo, cululoo)
(Cululoo, cululoo)

Wonder Woman n’oublie jamais
Tu es divine et il est sur le point de regretter
C’est un garçon bucka-​mhm-​buckbuckbuck-​mhm
Bucka-​mhm-​buckbuckbuck
Je ne suis pas ton bucka-​mhm-​buck-​mhm-​buck-​mhm

Je vais te prendre maintenant
Www
Avec moi maintenant, garçon

Vous n’avez toujours pas compris. Nous non plus !

Et la France dans ce concours du plus mauvais goût ? Forts du « Celebrate diversity » de l’»Eurovision Song Contest » de 2017, Monsieur Madame avaient soigneusement retenu tous les poncifs de la Bien Pensance pour l’emporter avec sa dégoulinante pop song Mercy qui surfait sur la vague du migrant en zodiac. Le gros bobard de la petite nigériane née sur le bateau repêcheur de migrants de SOS Méditerranée et baptisée Mercy, une solide « chance pour la France » à l’Eurovision.

Las ! Au concours du Politiquement Correct, c’est à présent le #metoo qui l’emporte. La surenchère de mièvreries Bien Pensantes n’a pas permis à la France de gagner malgré tous ses efforts pour accueillir par milliers des émigrés clandestins. France 13e, même pas sur le podium. Apparemment, le migrant ne fait plus recette. Un coup dur pour les Marcheurs solidaires.

La propagande sombre dans la caricature.

Michel Lebon

[Addendum du 14 mai : Nice Matin consacre ce matin 3 (trois) pleines pages à la déroute des chanteurs vençois. Sous un déluge de mièvreries convenues et ressassées, on y apprend que « Madame » Émilie Satt est la fille d’Anne Sattonnet, ce que nous annoncions dès notre édition du 28 janvier 2018. Celle-​ci met en cause la mairie de Vence : « Rien n’empêchait la municipalité d’organiser quelquechose » balance-​t-​elle « sans souhaiter polémiquer », bien entendu. L’argent des Vençois pour la promotion de sa fille et de l’immigration clandestine ! Comme si Anne Sattonnet, vieille routière de la politique, ne savait pas que tout était plié d’avance.]

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3 commentaires

  1. Je suis d’accord avec vous… mais je crains qu’avec un tel article, ce couple ne vous dise pas « MERCY »

  2. Ce n’est pas Michel Lebon qu’il devrait s’appeler mais Michel Le mauvais pour déverser autant de haine sur l’Eurovision et Madame Monsieur. Dans ce monde de bruts, on a besoin de ces manifestations qui fédèrent des millions de personnes, qui s’amusent, qui font la fête.
    On a besoin de légèreté, de strasse et paillettes, de tolérance.

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