Goéland Nice

Voilà pourquoi nous allons droit dans le mur

Les goélands précèdent l’Homme sur notre planète et lui survivront très vraisemblablement. Pourquoi ? Parce-qu’ils défendent leur territoire.

Nice-Matin 29 mai 2018 Goélands attaquentLorsque le goéland sent qu’il est agressé sur son territoire, il le défend hardiment. Cela semble surprendre les ouvriers qui s’affairaient sur le toit d’un immeuble de Cagnes-​sur-​Mer [source Nice-​Matin 29 mai 2018]. Ceux-​ci avaient oublié une valeur fondamentale de la nature, peut-​être même la valeur la plus essentielle : la nature est fondée sur le territoire des espèces, végétales et animales.

C’est ainsi. Nul n’y peut rien. « On ne commande à la nature qu’en lui obéissant » nous prévient dès le XVIe siècle Francis Bacon (1561−1626). Les religions monothéistes transcendentales placent l’Homme, fils d’un dieu sur-naturel, au dessus de toutes les espèces de la nature. L’humanisme des Lumières a encore consolidé cette vue du monde anthropocentrée. La révolution industrielle allait, à court terme, donner raison aux humanistes. L’Homme prométhéen allait régenter le monde pour son plus grand bonheur (hédoniste) en se jouant de la nature pendant ces deux derniers siècles.

La nature est alors domestiquée, asservie au seul bénéfice de l’Homme. Le sous-​sol est exploité avec avidité, le sol est dopé aux nitrates et soigné aux pesticides, le ciel est voilé, l’eau devient rare et trouble. Mais qu’importe ! Le « Progrès » règlera tous les problèmes qu’il crée lui-​même.

Ce délire humaniste franchit un nouveau pas avec l’abandon du principe naturel de territorialité. L’Homme est maintenant « citoyen du monde », qui devient un « small village », comprenez « un petit village ». Il est libre de se déplacer où bon lui semble. La gauche humaniste, orpheline du communisme, rejoint le capitalisme libéral : « No borders » scandent ils ensemble :
Manifestation No Border Calais
Le mouvement de Mai 68 s’inscrit dans cette évolution : ouvriers-​étudiants, même combat… pour la mondialisation. Figure emblématique du happening soixante-​huitard Romain Goupil revendiquait encore récemment d’être né en France « par hasard » (voir notre vidéo du 6 avril 2018 : Dis Papé, c’est quoi un soixante-​huitard ?). Aujourd’hui la CGT et le MEDEF — tous deux favorables à l’arrivée sur notre sol d’une main d’œuvre peu qualifiée et peu rémunérée — agissent de concert pour la mondialisation et un salariat nomade déraciné. Jacques Attali prône inlassablement le nomadisme. Il est un partisan actif de l’immigration de masse, très largement sponsorisée par le milliardaire George Soros.

Jacques Attali Homme nomade Régis Debray Éloge frontières

Bien que classé à gauche, l’intellectuel Régis Debray prend le contre-​pied frontal de Jacques Attali ce qui lui valut immédiatement d’être classé à l’extrême droite par la police de la pensée : Debray dans le sillon de Le Pen et Barrès titrait immédiatement le Nouvel Obs en 2010 à la sortie du livre du Normalien, ancien conseiller de François Mitterrand. C’est que les frontières — comprendre le « repli sur soi », le « franchouillard » — sont à droite tandis que l’humanisme généreux et mondialiste est à gauche.
Il est cocasse de remarquer que Jacques Attali prône un Homme nomade sans territoire tandis qu’il défend mordicus Israël qui s’efforce de reconquérir un mythique territoire juif avec Jérusalem comme capitale. Idem pour Bernard-​Henri Lévy(1).

L’utopie communiste était aussi classée à gauche. Elle s’est effondrée pour les mêmes raisons que notre système humaniste mondialisé ultra-​libéral s’effondrera : ces utopies dénient le territoire. Les marxistes ont cru que la propriété privée était une aliénation alors qu’elle représente le territoire essentiel de la survie de toute espèce, encore une fois animale et végétale. Le besoin de territoire est ancré dans chacune de nos cellules.
Le communisme n’a pas réglé le problème des inégalités des richesses en imposant par un régime très coercitif la suppression de la possession de richesses. L’humanisme mondialisé et ultra-​libéral ne résoudra pas les conflits en détruisant les peuples et leur territoire au profit d’un Homme global, passe-​partout, pacifié parce-​que sans spécificité. On ne guérit pas la fièvre en cassant le thermomètre.

Il faut s’attendre à l’effondrement de notre système actuel. À quelle échéance ? Quels seront les dégâts ? La Russie a réussi le miracle de ressusciter après 60 ans d’une utopie funeste dévastatrice car elle avait su préserver, en son intimité, ses attaches culturelles profondes, famille, religion orthodoxe, amour de la patrie (attachement au territoire) notamment. Que restera-​t-​il de l’Europe après son effondrement ? Il dépend de nous de préserver ce que nous sommes.

Nous avons beaucoup à apprendre des goélands… avant qu’il ne soit trop tard.

Georges Gourdin

(1) « Je suis un cosmopolite résolu. J’aime le métissage et je déteste le nationalisme. Je ne vibre pas à La Marseillaise. J’espère que le cadre national sera un jour dépassé. Et l’un des principaux mérites de l’Europe, à mes yeux, est de fonctionner comme une machine à refroidir cette passion nationale. »
Bernard-​Henri Lévy, 4 octobre 2007, Interview, dans Le Nouvel Observateur, paru le 4 octobre 2007.
« Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref, “franchouillard” ou cocardier, nous est étranger, voire odieux.» Bernard-​Henri Lévy, 1985, Édito, dans Globe, paru en 1985.

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3 commentaires

  1. Fernand Jourdan

    Très bien vu !
    Les Français de souche sont sommés de partager leur territoire avec la planète entière. Et que font les émigrés dès qu’ils arrivent : ils constituent leur territoire chez nous, générant ainsi de véritables zones de non-​droit car ils défendent eux leurs nouveaux territoires conquis.
    Et il y a encore des Français pour leur dire : « Welcome Refugees » ou « No border ». Ils sont complètement shootés à la propagande du Politiquement Correct.

  2. Solange Appert

    Cela rappelle l’excellent film d’Hitchcock « Les oiseaux » qui met en scène justement des goélands qui attaquent en nombre pour défendre leur espèce.
    Hitchcock y fait un cours magistral sur la longue relation entre les volatiles et les hommes : ces derniers les chassent, les mettent en cage, en font des chapeaux et les mangent. Lorsque Hitchcock glisse son doigt dans la cage d’un canari et se fait mordre par la méchante bête, il prend une expression surprise et effrayée : pourquoi tant d’agressivité ?
    Les goélands ne sont pas Charlie. Il est temps que l’Homme retrouve sa nature et la protège.

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