Benalla Macron

L’affaire Benalla et le contrôle de l’information

Alors que l’« affaire Benalla » prend la tournure d’une affaire d’État — et pour cause — nous souhaitons aborder le sujet, non pas sur sa turpitude qui sera peut‐​être un jour révélée, mais sur son aspect médiatique.

Reprenons les événements :
• Un très proche conseiller du Président de la République commet des actes de violence à l’encontre de manifestants du 1er mai 2018 à Paris. Qu’y faisait‐​il ? L’enquête en cours nous l’apprendra, peut‐​être.
• ce conseiller présidentiel s’affuble d’une tenue complète des forces de l’ordre, y compris le brassard « Police ».
• L’Élysée, informé très vite de la présence incongrue du conseiller du Président, sanctionne le dénommé Benalla : « 15 jours de mise à pied sans salaire ».
• 15 jours après, l’affaire est close. Benalla reprend sa place comme si de rien n’était et le voilà dans le bus à impériale qui descend les Champs Élysées avec l’équipe de France de football.

Jusque là les médias sont tenus dans l’ignorance complète des faits.

C’est cela qui nous insupporte : des faits extrêmement graves touchant un proche conseiller du Président de la République sont tenus sous le boisseau. Seuls quelques initiés sont informés et retiennent assidûment l’information. Le 15 juillet 2018 les Français ne sont pas informés de ce scandale qui remonte au 1er mai !

Le Président de la République couvre sa petite frappe en toute connaissance de cause. La censure tient bon pendant deux mois et demi.

Nous y sommes : le Pouvoir s’efforce de mettre en place un dispositif législatif pour contrôler l’information et on comprend bien pourquoi : ça marche !
En marche logoEnfin presque. Cette affaire énorme gronde et finit par « sortir » malgré toutes les précautions du Pouvoir. Les vannes cèdent et cette affaire, qui devait rester secrète, finit par apparaître au grand jour à la stupéfaction de tous, y compris des élus de la majorité présidentielle. Saura‐​t‐​on un jour comment cela a pu fuiter ? Les personnes chargées du contrôle de l’information seront‐​elles également sanctionnées, au même titre que l’impétrant Benalla ?

Nos lectrices et nos lecteurs doivent prendre conscience du climat très oppressif à l’égard de la liberté de la presse qui s’installe dans notre pays (lire La dictature En Marche ! du 11 juillet 2018 : nous ne pouvons pas être plus clairs). Si vous ne souhaitez pas devenir des citoyens zombis abrutis par la propagande d’État et la publicité des grands groupes, lisez et faites lire la presse de réinformation. Et si vous voulez qu’elle continue d’exister et de vous éclairer, soutenez nous avec un don.

Georges Gourdin

[Note du vendredi 20 juillet, 16:00] Ce sbire trouble et violent, qui était protégé hier encore, est licencié à présent. Si cette affaire n’avait pas fuité, Benalla serait toujours aux côtés d’Emmanuel Macron.

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7 commentaires

  1. Pour comprendre cette affaire Ben Allah, cherchez le sexe ou la drogue.

  2. Jean-Claude Thialet

    Laissant à d’autres commentateurs (plus informés ou plus compétents) le soin ce donner leur avis sur ce que d’aucuns considèrent comme une « affaire d’État » (jusqu’en Italie !)(1), je me bornerai aux quelques remarques ou questions suivantes :
    • qui a introduit jusqu’au cœur de l’Élysée Alexandre Benalla (phonétiquement, en arabe dialectal, fils d’Allah, pas moins !) ?
    • qu’est-ce qui explique toutes les indulgences : une simple mise à pied sans solde de 15 jours, et tous les avantages jusqu’à un port d’armes accordé, si l’on en croit le ministre de l’Intérieur, par le préfet de Police de Paris, en personne, un salaire mensuel de 7500 euros, un logement de fonction dans une luxueuse résidence (et ce, après une prétendue « sanction »). La première explication est à chercher, me semble‐​t‐​t‐​il, dans la simple crainte quasi‐​révérencielle de la sacro‐​sainte « Hiérarchie ». Fût‐​elle pourrie ou incompétente… Ce qui explique que, sachant (ou croyant) cet Alexandre Benalla sinon protégé du moins bien en cour auprès d’un président jupitérien, les plus haut placés au sommet de hiérarchie, les plus galonnés, tremblaient à l’idée de mécontenter un favori. Celui qui accompagnait à peine respectueusement Madame la Présidente et son chien, skiait au plus près de Monsieur le Président…
    • Quant cette affaire sera terminée, je suggère à un éditeur de sortir un album s’inspirant des « Martine à…», un album qui pourrait s’intituler « Emmanuel, Brigitte et Alexandre à…» où l’on verrait toutes les photos (elles abondent, sur la Toile !) de ce désormais inséparable trio à l’Élysée, au ski, au Salon de l’Agriculture, faisant du shopping, que sais‐​je encore ? jusque dans l’intimité de l’Élysée…

    Ah ! si nos présidents se contentaient d’avoir des bouffons comme les sages rois d’autrefois, au lieu d’imiter ceux qui avaient des favoris. Et, surtout, si la République n’était pas dirigée par des « quakers », des « trembleurs » qui sont morts de trouille à l’idée de déplaire à leur supérieur hiérarchique.

    Jean‐​Claude Thialet

    (1) Tout dépendra pour cela de la tournure des événements, mais sans doute le gong du mois d’août qui met la France en sommeil sauvera‐​t‐​il Emmanuel Macron, Édouard Philippe et même Gérard Collomb …

  3. Twitter bloque les comptes des personnes qui expriment et publient librement leurs opinions et laissent apparaître uniquement la parole des collabos, les copains du parti « Zwarte » dit‐​on en flamand pour désigner les collabos (noir), les chemises noires, disait‐​on en France.
    Collaborateur, c’est aussi le nom des RG en France ? .… donc vérifiez bien que votre commentaire apparaisse non seulement sur votre propre compte Twitter, mais aussi sur le compte d’un tiers ! (que vous pouvez créer vous‐​même) parce que la censure s’exerce d’une manière perverse : le commentaire apparaît bien sur son propre compte mais pas sur les autres et seul un compte tiers permet de le vérifier.

  4. Peut‐​on poster des images sur Nice Provence info ?

    • Nice Provence Info est très respectueuse de la liberté d’expression et ne censure aucun commentaire sauf ceux qui sont injurieux ou grossiers comme il est indiqué en entête.
      Nous savons très bien que la Police de la Pensée veille. Il nous faut donc en tenir compte afin de nous
      maintenir en vie.
      Un commentaire peut très bien envoyer vers une image en ligne, techniquement c’est possible.
      Ces images seront publiées aussi longtemps qu’elles ne sont ni injurieuses ni grossières
      .

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