Viktor Orbán Bálványos 2018

Viktor Orbán : « Dire adieu à l’élite soixante‐​huitarde »

Mai 68 est de moins en moins perçu comme le début d’une ère nouvelle d’amour et de paix, mais bien plutôt comme le début d’une ère qui a permis aux plus riches de s’enrichir encore plus, aux libertés de se rabougrir, à l’environnement de se dégrader, au niveau scolaire de s’effondrer, à l’insécurité d’exploser, etc. Nous dénonçons dans nos colonnes le mythe nocif de Mai 68 encore prôné par nos élites dirigeantes, politiques, médiatiques, artistiques, syndicales (voir notamment à ce sujet Dis Papé, c’est quoi un soixante‐​huitard ? du 6 avril 2018).
Du passé faisons table rase Mais ce mythe se fissure de toutes parts. Les Français s’éveillent peu à peu et sortent de leur torpeur apathique et de leur naïve docilité. Un monde « post soixante‐​huitard » émerge en Europe centrale et touche nos portes. Le président hongrois, Viktor Orbán, figure de prou du rejet des diktats antidémocratiques de l’Europe de Bruxelles, imagine que l’Europe n’est pas morte et qu’elle peut encore se reconstruire à partir du Groupe de Visegrad.

Visegrad
Visegrád est une ville de Hongrie située sur le Danube.

L’Europe de Visegrad pourrait bien être le futur de l’Europe.

Dans un discours majeur, de très haute tenue politique, intitulé « Dire adieu à l’élite soixante‐​huitarde », Viktor Orbán, premier ministre de Hongrie, prononcé lors de la 29e Université d’été de Bálványosprend, prend à rebrousse‐​poil l’idéologie dominante et n’y va pas par 4 chemins, mais par 5 :

• Chaque pays d’Europe a le droit de protéger sa culture chrétienne, il a le droit de rejeter l’idéologie du multiculturalisme ;
• Chaque pays a le droit de protéger le modèle traditionnel de la famille, il a le droit d’affirmer que tout enfant a droit à un père et à une mère ;
• Chaque pays d’Europe centrale a le droit de protéger les marchés et les branches de son économie qu’il considère comme stratégiques ;
• Chaque pays a le droit de protéger ses frontières et a le droit de rejeter l’immigration ;
• Chaque pays européen a le droit d’être attaché, pour les questions les plus importantes, au principe « un État, une voix », et ce droit ne peut pas être contourné au sein de l’Union européenne.
Autrement dit, nous affirmons, en Europe centrale, qu’il y a une vie en‐​dehors de la mondialisation. Cette dernière n’est pas la seule voie possible. La voie de l’Europe centrale est celle de la communauté des nations libres. C’est cette tâche – qui dépasse les limites du Bassin des Carpates – qui nous attend.

et plus loin :

L’élite soixante‐​huitarde
Rassemblons donc nos forces, assumons ce débat spirituel, et équipons‐​nous ainsi en vue des élections européennes. Nous nous trouvons devant un grand moment, et nous verrons s’il se réalise. Nos chances sont là. Ce n’est pas seulement à la démocratie libérale, et au système libéral non démocratique qui s’est construit dessus que nous pourrons dire adieu en mai prochain, mais à l’ensemble de l’élite soixante‐​huitarde avec ses armes et ses bagages.

Les « quatre‐​vingt‐​dixards »
Si l’élite soixante‐​huitarde dégage, il ne nous reste plus à répondre qu’à une seule question : qui vient ? À cette question, il faut répondre modestement : nous. Posément, tranquillement, avec retenue, nous devons dire que les « quatre‐​vingt‐​dixards » viennent prendre la place des soixante‐​huitards. La génération anticommuniste, chrétiennement engagée, de sensibilité nationale arrive maintenant dans la politique européenne. Il y a trente ans, nous croyions encore que l’Europe était notre avenir. Nous croyons aujourd’hui que c’est nous qui sommes l’avenir de l’Europe.

En avant !

Nous vous invitons vivement à prendre connaissance du texte complet (traduit en français) de ce discours majeur sur le site Visegradpost.com dont vous n’entendrez guère parler dans la Presse convenue. Raison de plus.

Georges Gourdin

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Un commentaire

  1. il nous faut absolument un VRAI PRESIDENT COMME LE PREMIER MINISTRE DE LA HONGRIE QUI NE MACHE PAS SES MOTS VIVE ORBAN

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