Mirage 2000 Cap 3000

Prenez le Cap 10 à Cap 3000

Du 17 au 29 septembre, mettez le cap 3000 sur votre GPS. Le centre commercial régional se transforme en base aérienne. Sur le parking requalifié en tarmac, vous ne rêvez pas, ce n’est pas un mirage, mais bel et bien un Mirage 2000. Le même « zinc » qui fit cette razzia funambulesque sur la Syrie, en avril dernier.

L’Armée de l’air vous attend nombreux dans les couloirs du centre commercial pour son exposition : Des Ailes et Des Hommes. La mission est de recruter, on s’en doutait un peu. La loi de programmation militaire 2018 fixe les orientations de la Défense de 2019 à 2025. Après 60 000 suppressions de postes entre 2005 et 2015, le Ministère des armées souhaite augmenter ses effectifs d’environ 6 000 militaires pour la nouvelle période.
Faudrait savoir ! Les effectifs de la grande muette jouent au yoyo. Le soldat restera toujours la variable d’ajustement des budgets.

Le commandant Philippe Bruni, du Service d’Informations et des Relations Publiques de l’Armée de l’Air (SIRPA Air), déclare : « L’objectif est d’aller à la rencontre du public et d’informer sur nos missions, dans une zone ou l’armée de l’air est moins connue. Il y avait une base aérienne auparavant à Nice, mais aujourd’hui, dans les Alpes‐​Maritimes, c’est moins de cent aviateurs qui sont en activité ».


Ainsi, au fil des allées, chacun peut jouer les chevaliers du ciel et tâter le manche. Je suis allé tester pour vous ces animations.

Pour le Rafale, il faudra se contenter d’une maquette sur un fond, non pas d’azur, mais de diverses robes et chemises fashion. La mode militaria a toujours été tendance..


Un simulateur de siège éjectable de Mirage F1, type Martin‐​Baker. Attention, c’est violent : près de 15 G à l’éjection (en vrai, pas à CAP 3000, il ne faudrait pas dégoûter le curieux) !


Un petit cours de pilotage sur le simulateur de vol de l’Armée de l’air.


« Il y a 47 ans, en 1971, je prenais ma première leçon de pilotage sur CAP 10″. Le tagazou vole encore en 2018, c’est toujours sur cet avion que nos pilotes de chasse font leurs premières figures de voltige. C’est avec nostalgie que je me suis installé dans le cockpit. Avec un casque virtuel, boucle, tonneau et atterrissage à Nice, piste 22.


Enfin, je prends les commandes d’un Alpha Jet de la prestigieuse Patrouille de France. La féminisation, la diversité est à l’honneur dans l’Armée de l’air : une caporale‐​cheffe très décorée, comme au temps des as, nous fait le briefing. Florence Parly souhaite que 10% des généraux soient des générales avant 2022(1).


Il faut garder la formation serrée avec le leader. Je suis Athos 6, le second solo, celui qui fait les percussions et les croisements. C’est une catastrophe aérienne, je finis dernier du jeu vidéo amélioré avec 83 points.


Il nous faut des aviateurs et pas que des pilotes de chasse. Il faut aussi des cuistots, des gonfleurs d’hélice, des vaguemestres, etc. Et des générales ! Engagez‐​vous, vous verrez du pays.

Michel Lebon

(1) Florence Parly, haute fonctionnaire technocrate membre de plusieurs conseils d’administration de grands groupes privés, est bien ministre des Armées.