Ring boxe

#Élections européennes 26 mai 2019#

#Attention#Attenzione#Combat en préparation#

Vont s’affronter :
Emmanuel Macron, Président français, progressiste, européiste et mondialiste, à la tête d’un gouvernement en déconfiture, …« un peu de silence dans la salle s’il vous plaît ! »
et face à lui :
Matteo Salvini ministre de l’Intérieur italien, populiste, eurosceptique, nationaliste et homme fort du gouvernement.

Petits poings serrés, le verbe haut, soucieux de s’afficher en chef de file des Européens, comprenez des partisans de l’Europe de Bruxelles, libérale et mondialiste, le président de la République évoque sa vision d’une « Europe plurielle », plus large que l’UE et plus intégrée dans tous les domaines : fiscal, social, financier, quitte à créer une « Europe à plusieurs cercles », selon sa propre expression. Accroître l’intégration et renforcer la zone euro, il faut selon lui poursuivre les travaux sur la base de l’accord trouvé à Meseberg avec Angela Merkel, c’est-à-dire la création d’un budget de la zone euro. À ce jour aucune précision de montant ni de de fonctionnement du dit instrument. Emmanuel Macron se présente comme le fer de lance de la lutte contre le camp populiste.

Macron colère


Emmanuel Macron avait souligné, lors de son discours devant le Congrès de Versailles en juillet 2018, que « la frontière véritable qui traverse l’Europe était celle qui sépare les progressistes des nationalistes ». Bien qu’il ne l’avoue pas, l’immigration EST l’enjeu central des élections européennes de 2019. Pour Emmanuel Macron, la France saura être “le cœur du réacteur” destiné à devenir l’un des pays les plus « intégrés » ! Comprenez « métissé » et mondialisé ! Gageons que feintes et esquives seront de mises face aux uppercuts !

Matteo Salvini, ténor charismatique de la droite italienne, talonné à sa botte par Marine Le Pen. Pendant longtemps, l’étoile du berger de « l’extrême droite européenne », c’était elle. Lourdement endetté, son parti lutte encore et toujours pour sa survie financière, alors même que la conjoncture politique lui est favorable entre le spectre agité d’une « submersion migratoire » et les succès enregistrés par les nationalistes ailleurs en Europe. Le fiasco du débat d’entre-deux tours continue de miner sa crédibilité. Mais l’arrivée au pouvoir du chef de file de la Ligue italienne eurosceptique et anti‐​migrants galvanise son électorat.

Matteo Salvini Marine Le Pen



« L’effet Salvini » est une véritable aubaine pour Marine Le Pen. Ce populiste de 45 ans a redressé un parti en berne n’affichant que 4% aux législatives de 2013. « Il existe une alternative à l’UE et nous la construisons », comprenez « avec notamment Matteo Salvini », a récemment tweeté l’ancienne candidate à la présidentielle… L’objectif de Salvini serait de créer un front anti‐​Bruxelles en Europe, une sorte de Ligue des Ligues et en cela il peut compter sur le Hongrois Viktor Orbán et l’Autrichien Sebastian Kurz. Le contexte politique n’a jamais été aussi porteur pour peaufiner un crochet du droit !

Matteo Salvini Lega



Matteo Salvini chamboule l’Union, modifie les usages. “C’est un animal nouveau chez les populistes de droite. Nous avions la Pologne, la Hongrie, cette fois ce qui change, c’est que l’Italie est un pays fondateur”, s’inquiète le bras droit d’un commissaire qui n’en finit pas de voir Salvini prendre du poids. “Il est le vrai Premier ministre et ça il faut qu’on l’intègre… Il prend beaucoup de place en Italie et il prend beaucoup de place en Europe”. Jusqu’à contrarier les ambitions du progressiste Emmanuel Macron.
En face Salvini est d’autant plus en forme qu’il s’inscrit dans une vague nationaliste qui a déjà submergé une partie de l’Union européenne. « Prenez la Hongrie, la Pologne, la Tchéquie, l’Autriche, la Suède, les progrès de l’AFD en Allemagne… Tout cela nourrit l’espoir d’être dans le camp des futurs vainqueurs », pensent dorénavant plus d’un candidat. « L’espoir changea de camp, le combat changea d’âme », pourrait dire Viktor Orbán en paraphrasant Victor Hugo.

Les sortants ne peuvent plus prétendre être les seuls représentants du camp du Bien comme cela a si bien fonctionné jusqu’à présent.

L’affrontement entre une Europe marchande et cosmopolite et une Europe des Nations, est inéluctable

Le match risque d’être rude car les masques tombent ! Gare aux coups bas !

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« La croyance que rien ne change provient soit d’une mauvaise vue, soit d’une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat. » (Friedrich Nietzsche)

Maud Champagne

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