Les médias contre la démocratie

12 novembre 2016 | Aucun com­men­taire

Afin d’é­lu­der tout débat poli­tique et de neu­tra­li­ser toute vel­léi­té cri­tique, les pou­voirs éta­blis ne pensent qu’à contrô­ler leur oppo­si­tion. Ceci est vieux comme le monde et c’est vrai dans tous les registres du pou­voir :
• poli­tique, avec une pro­pen­sion fon­da­men­tale vers le par­ti unique
• éco­no­mique, avec une pro­pen­sion per­ma­nente vers les mono­poles
• reli­gieux, avec cer­taines reli­gions mono­théistes exclu­sives.

« Qui veut noyer son chien l’ac­cuse de la rage », ce qui se tra­duit par « Qui veut anéan­tir son oppo­si­tion la dia­bo­lise ». Depuis la fin de la IIe guerre mon­diale, le monde a trou­vé son diable uni­ver­sel : Hitler. Staline en pre­mier décla­rait qu’il suf­fi­sait de qua­li­fier ses oppo­sants de nazis pour les muse­ler. Cela n’a tou­jours pas chan­gé depuis. Les bonnes vieilles méthodes sont tou­jours à l’œuvre dans l’en­semble de la presse occi­den­tale (Amérique du Nord et Europe). C’est même ce que l’on désigne par « Point Godwin » ou « Loi de Godwin » du nom de son inven­teur Mike Godwin, et qui s’é­nonce ain­si : « Plus une dis­cus­sion en ligne dure long­temps, plus la pro­ba­bi­li­té d’y trou­ver une com­pa­rai­son impli­quant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1 ».

Donald Trump nazi Front National nazi

Les États-Unis qui se sont auto­pro­cla­més la « plus grande démo­cra­tie au monde », sont les cham­pions de ces pro­cé­dés, décli­nés ensuite en Europe et notam­ment en France. Les pou­voirs éta­blis ne voyaient qu’Hillary Clinton pour suc­cé­der à Barack Obama. Une démo­crate pour suc­cé­der à un démo­crate. La vraie démo­cra­tie, c’est la « démo­cra­tie entre soi » sous cou­vert de choix et d’é­lec­tion. Les alter­nances sont tolé­rées dans la mesure où elles sont préa­la­ble­ment ava­li­sées par le Système. Ce qui n’é­tait pas le cas du tru­blion Donald Trump. De fait il eut droit à un matra­quage « Loi de Godwin » à la dimen­sion de ce grand pays.

Le peuple mani­pu­lé de façon concer­tée par les par­tis poli­tiques, les médias mains­tream et les asso­cia­tions bien pen­santes de George Soros, ce peuple matra­qué finit par « bien voter » sans autre ana­thème que le rejet du repli sur soi, de la haine de l’autre, autre­ment dit du nazisme, du racisme, de l’an­ti­sé­mi­tisme et la crainte d’un retour aux heures les plus sombres de l’Histoire. Le vote est une for­ma­li­té sous contrôle qui n’est là que pour ava­li­ser des orien­ta­tions prises en amont dans des cercles occultes et relayés par les médias. Et ça marche ! Du moins cela mar­chait jus­qu’à pré­sent, et il était pré­vu que cela mar­che­rait encore plus faci­le­ment pour cette élec­tion pré­si­den­tielle amé­ri­caine. Cela parais­sait d’au­tant plus assu­ré que le can­di­dat Donald Trump, non issu du sérail, n’a­vait cure de ces allé­ga­tions.

Mais pata­tras, le can­di­dat ico­no­claste l’emporte, obli­geant jus­qu’à réécrire les com­mu­ni­qués des chan­cel­le­ries et les unes des jour­naux. Là n’est pas le plus grave. Le plus grave, c’est qu’il n’y a plus de débat, il n’y a plus de vraie alter­nance, il n’y a plus de tolé­rance. Il n’y a qu’un com­bat gagné d’a­vance entre les gen­tils (démo­crates, ouverts aux autres, libé­raux, pro­gres­sistes) et les méchants (fas­cistes, repliés sur soi, pro­tec­tion­nistes et tra­di­tio­na­listes, bref nazis et racistes).

Les « gen­tils » sont désem­pa­rés, la plu­part de bonne foi car ils ont été décer­ve­lés par la pro­pa­gande qui a rem­pla­cé le débat poli­tique par le rejet vis­cé­ral des « méchants », la haine de tout ce qui n’est pas conforme à la Bien Pensance. Ils des­cendent dans la rue pour dire qu’ils n’ac­ceptent pas leur nou­veau pré­sident, puis­qu’il est méchant. Ils ne mani­festent pas contre ceux qui les ont ber­nés, mais contre le ver­dict popu­laire. La haine et l’in­to­lé­rance sont dans leur camp. Ceux qui s’ap­pellent les démo­crates ne sup­portent pas ce vote inat­ten­du.Sarkozy Hitler Jeunes socialistes

Tout ce qu’il se passe aux États-Unis, nous l’a­vons ici en France(1), et nous l’au­rons dans les mois à venir. La cam­pagne de mani­pu­la­tion à laquelle nous avons eu droit l’an­née der­nière lors des élec­tions régio­nales n’é­tait qu’un avant-goût de ce qui nous attend pour l’é­lec­tion pré­si­den­tielle à venir.

Georges Gourdin

(1) Il y a quelques jours à peine, le can­di­dat à la pri­maire de la droite et du centre Jean-Frédéric Poisson fut flin­gué par ses amis et la presse au seul motif qu’il était anti­sé­mite (le mot qui tue) car il avait évo­qué les « lob­bies juifs » qui sou­te­naient la can­di­date Hillary Clinton, ce qui est une réa­li­té que ces lob­bies eux-mêmes ne contestent pas. Mais la méthode est bien là.
Autre exemple : les décon­neurs du Monde ont qua­li­fié notre édi­to­ria­liste Pierre Lance de : « figure intel­lec­tuelle à l’extrême-droite » ce qui est une pure calom­nie pour qui­conque a lu quelques pages de ses livres ou s’est entre­te­nu avec lui ne serait-ce que cinq minutes. Toujours les mêmes méthodes.

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