La <span class=« caps »>CGT</span> collabore activement au mondialisme

La CGT des Alpes Maritimes s’est sen­tie obli­gée d’apporter un sou­tien très fort au pas­seur d’émigrés clan­des­tins de la val­lée de la Roya, Cédric Herrou le gau­chiste.

CGT - soutien Cédric Herrou - 10 août 2017

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Dans un com­mu­ni­qué récent inti­tu­lé « Condamnation de Cédric Herrou : Colère et stu­peur !!! », la CGT 06 cri­tique viru­lem­ment la Justice : « Cette condam­na­tion, au delà de son carac­tère injuste et incom­pré­hen­sible, n’est pas sans être inquié­tante pour le deve­nir de notre République et ne règle en rien la situa­tion des migrants. »(1) Elle pour­suit dans le plus pur style déma­go­gique : « La CGT réaf­firme aujourd’hui tout son sou­tien à Cédric Hérrou, mais aus­si à celles et ceux qui, au quo­ti­dien inter­viennent pour ne pas lais­ser mou­rir au bord de nos routes et nos che­mins des êtres humains, fuyant la dic­ta­ture, les hor­reurs de la guerre, la misère, qui règnent dans leur pays et qui n’ont d’autres choix que de venir en Europe, deman­der sim­ple­ment un peu d’aide. »

La CGT n’a plus aucune rete­nue à s’afficher ain­si aux côtés de nos élites diri­geantes immi­gra­tion­nistes de Bruxelles et Washington, de la presse Bien Pensante sub­ven­tion­née, des groupes finan­ciers tels que Google, Airbnb, du mil­liar­daire Soros, ou encore de la CIA et des pas­seurs mafieux.

La Charte d’Amiens de 1906 assi­gnait au syn­di­ca­lisme un double objec­tif et une exi­gence :
• la défense des reven­di­ca­tions immé­diates et quo­ti­diennes,
• la lutte pour une trans­for­ma­tion d’ensemble de la socié­té en toute indé­pen­dance des par­tis poli­tiques et de l’État.
« La CGT groupe, en dehors de toute école poli­tique, tous les tra­vailleurs conscients de la lutte à mener pour la dis­pa­ri­tion du sala­riat et du patro­nat.[…] Le capi­tal, c’est le tra­vail volé. »

Georges Sorel

Georges Sorel (1847 – 1922)

À dire vrai, la charte d’Amiens n’a pas tenu bien long­temps. Très tôt la CGT aban­don­ne­ra ses prin­cipes révo­lu­tion­naires.

Aujourd’hui c’est même l’exact contraire qui se pro­duit : sou­mis­sion aux orien­ta­tions poli­tiques domi­nantes, pro­tec­tion et déploie­ment du sala­riat dans la fonc­tion publique et les grands groupes mul­ti­na­tio­naux.

Dès 1906 pour­tant, Georges Sorel [ci-contre] per­ce­vait les défauts les plus fla­grants dans l’action de la CGT et les reliait à sa trans­for­ma­tion en une orga­ni­sa­tion cen­tra­li­sée qui ten­dait de plus en plus à repro­duire en son sein la struc­ture éta­tique. Il dénon­çait aus­si la ten­dance à délais­ser le ter­rain natu­rel de la lutte éco­no­mique pour sou­te­nir des reven­di­ca­tions poli­tiques, ten­dance qui mena­çait de conduire le syn­di­ca­lisme à deve­nir « un suc­cé­da­né du jaco­bi­nisme ». Nous y sommes en pire puisque la CGT s’aligne à pré­sent sur le « jaco­bi­nisme mon­dia­liste ».

Tous les his­to­riens s’accordent sur le fait que cette dérive poli­tique est liée à la forte influence exer­cée très tôt sur le syn­di­cat par le Parti Communiste. Ce der­nier, mino­ri­taire jusqu’à la Libération, a déjà fait scis­sion en 1921 (créa­tion de la CGTU) avant de ren­for­cer ses posi­tions au sein de la CGT réuni­fiée au moment du Front popu­laire. À l’issue de la seconde Guerre Mondiale, la CGT est deve­nue une obé­dience du Parti Communiste, les lea­ders de la CGT étant tous membres du Parti.

Lors de l’effondrement du bloc sovié­tique et de celui du Parti Communiste qui s’ensuivit, la CGT, orphe­line et impré­gnée d’internationalisme issu du Parti, a pris le même virage mon­dia­liste, libéral-​libertaire, que presque toute la gauche, extrême gauche com­prise.

La gauche a quitté Staline pour Obama

Cela avait com­men­cé dès mai 68 avec une par­ti­ci­pa­tion active au bas­cu­le­ment de socié­té qui s’opérait alors en s’alliant avec les étu­diants contes­ta­taires petits-​bourgeois. Pendant qu’elle s’éloignait des ate­liers et des usines, la CGT se rap­pro­chait des bureaux et des offices publics. Ce syn­di­cat en perte de vitesse est sur-​représenté dans la fonc­tion publique et les grands groupes ce qui lui per­met de finan­cer ses nom­breux per­ma­nents.

Le syn­di­ca­lisme révo­lu­tion­naire n’est plus qu’un loin­tain sou­ve­nir. La CGT est dans le Système dont elle défend les avan­tages maté­riels octroyés aux petits acteurs sala­riés de ses grands groupes y com­pris les États en déper­di­tion. Elle est en par­faite har­mo­nie avec le libé­ra­lisme mon­dial qui fait cir­cu­ler libre­ment les pro­duits et les hommes afin d’optimiser les pro­fits, quitte à bri­ser les États, les peuples, leur Histoire et leur culture. C’est pour­quoi le patron de la CGT se doit de dis­po­ser d’un bureau de diri­geant de mul­ti­na­tio­nale et dépense à cette fin 130 000 euros.

Chouette ! De la main d’œuvre inculte et bon mar­ché pour aug­men­ter les pro­fits d’Uber, de Deliveroo et de toutes ces nébu­leuses de la « nou­velle » éco­no­mie apa­tride et défis­ca­li­sée. « Welcome Refugees » clame doré­na­vant la CGT avec les bobos abru­tis et Cédric Herrou.

George Soros n’est pas bien loin et le pré­sident Macron n’aura aucun mal à faire voter puis appli­quer sa loi Travail.

Les 75 délé­gués repré­sen­tant 28 fédé­ra­tions, 18 bourses et 126 chambres syn­di­cales du congrès fon­da­teur de Limoges en 1895 doivent tous se retour­ner dans leur tombe.

Georges Gourdin