Texte publié ce jour sur le site de réinformation PROUVÈNÇO INFO.

Marseille, dimanche 09 juin 2019 [source prouvenco-info.com]

Décidément la Salvetat-sur-Agout est un lieu où souffle l’Esprit.

Nous avons tous, sûre­ment en tout cas ceux qui me lisent, été éton­nés, sur­pris, enthou­sias­més par les chan­sons des Brigandes. Certaines font appa­raître gra­duel­le­ment une dimen­sion spi­ri­tuelle, qui nous ouvrent un véri­table che­min ini­tia­tique.

C’est pour­quoi lorsque j’ai reçu une invi­ta­tion pour par­ti­ci­per à un pre­mier sémi­naire sur le thème « L’origine de l’homme et sa des­ti­na­tion selon la tra­di­tion indo-euro­péenne : quelle alter­na­tive de vie pour l’avenir ? D’où venons-nous ? Où sommes-nous ? Où allons-nous ? », j’ai aus­si­tôt accep­té. La par­ti­ci­pa­tion était limi­tée à une dou­zaine de per­sonnes. Ce séjour d’étude est orga­ni­sé par la Communauté de la Rose et de l’Épée. C’est ain­si que se nomme le Clan des Brigandes.
Ce nom riche de sym­boles exprime bien la prise de conscience que nous devons avoir. Il appa­raît que le com­bat des Brigandes passe à une dimen­sion méta­po­li­tique.

Nous avons été accueillis dans un lieu d’exception. Le calme, l’atmosphère, la ver­dure, l’odeur de l’air, des plantes, des pins des chênes et des érables nous font chan­ger de monde. D’abord l’absence de réseau télé­pho­nique a repo­sé nos corps des influences élec­tro­ma­gné­tiques qui nous entourent habi­tuel­le­ment. L’organisation de ce séjour est par­faite, har­mo­nie et ponc­tua­li­té.

Vendredi 31 mai. Après un apé­ri­tif sur la ter­rasse, nous avons dîné, Chrystelle nous pla­ça selon un plan de table, excel­lente idée, car ce plan chan­geant à chaque repas nous per­mit de nous entre­te­nir et de faire connais­sance plus par­ti­cu­liè­re­ment les uns et les autres. Le dîner fut déli­cieux, végé­ta­rien bien sûr, mais ori­gi­nal et savou­reux. Remercions nom­mé­ment Sara pour ses talents de cui­si­nière.

Samedi 1er juin : D’où venons-nous ? Origine méta­phy­sique de l’homme. Qui sommes-​nous selon les mythes et la phi­lo­so­phie antique ?

En pré­am­bule Roxane joua de sa harpe, égre­nant des notes mélo­dieuses har­mo­nieuses qui nous apai­sèrent, nous pré­pa­rant à écou­ter. Ce moment de séré­ni­té n’est pas fré­quent lors des confé­rences publiques, le brou­ha­ha de l’installation des par­ti­ci­pants, les conver­sa­tions ne favo­risent pas la quié­tude, l’ouverture et la récep­ti­vi­té de l’esprit. Ce moment fut répé­té entre chaque confé­rence. Antoine, Xavier et Irène sont inter­ve­nus l’un après l’autre sur nos ori­gines et ont par­fai­te­ment posé les pro­lé­go­mènes de nos tra­vaux.

Chaque confé­rence était sui­vie d’un long moment de ques­tions et com­men­taires auquel nous avons par­ti­ci­pé pour la plu­part. Je ne vais pas m’étendre et com­men­ter les sujets abor­dés, je laisse à ceux qui vou­dront par­ti­ci­per aux pro­chains sémi­naires le bon­heur de la décou­verte.

Disons seule­ment que pour cette pre­mière série de confé­rences, Antoine, Xavier et Irène nous ont éclai­rés sur l’opposition qui règne autour de nous entre les maté­ria­listes et les spi­ri­tua­listes et que cela recouvre le choix mon­dia­liste oppo­sé aux convic­tions iden­ti­taires.

Où sommes-nous ? La civi­li­sa­tion maté­ria­liste qui nous condi­tionne. Les enjeux de notre époque.
Les dan­gers de la tech­no­lo­gie et d’une science sans conscience.
Les tra­di­tions, des Indes à l’Irlande, de la Bible aux Eddas nous enseignent que nous sommes à la fin des temps ou d’un temps, l’Âge noir ou l’Âge de Fer, l’Apocalypse ou le Ragnarök. Au-delà d’une sub­ver­sion mon­dia­liste orga­ni­sée par les grands sys­tèmes finan­ciers, les tenants du poli­ti­que­ment cor­rect et les adeptes de l’uniformisation des peuples, il y a de fait un tota­li­ta­risme tech­no­lo­gique, même pas poli­tique mais omni­pré­sent.

D’internet à la carte à puce, de la carte à puce à la puce implan­tée, des vac­cins utiles aux mul­ti-vac­cins, le monde tech­no­lo­gique et finan­cier orga­nise la sujé­tion de l’individu le pré­pa­rant au trans­hu­ma­nisme. Le Grand Remplacement n’est pas seule­ment racial, il est aus­si le Grand Remplacisme des êtres humains natu­rels dans leurs diver­si­tés par un indi­vi­du huma­noïde véri­table robot androïde rêvé par les auteurs de science-fic­tion. Rêve ou cau­che­mar ?

Il est à noter éga­le­ment que l’uniformisation des humains de la pla­nète est aujourd’hui acquise. Ainsi lors du congrès de Sotchi réunis­sant les jeunes alter-mon­dia­listes des pays du BRICS (Brésil, Russie, Chine, South Africa…), on consta­tait, que quelle qu’en fûtl’origine, les par­ti­ci­pants por­taient les mêmes jeans, t‑shirts, chaus­sures et uti­li­saient les mêmes smart­phones et tablettes. Le Grand Remplacisme est aus­si moral. La culture domi­nante, les « édu­ca­tions natio­nales » modi­fient les valeurs.
Le Héros (che­va­lier, guer­rier, homme de droi­ture, de cou­rage, agis­sant avec force, fai­sant pas­ser l’honneur avant l’intérêt ou le confort) est dis­tan­cié, oublié, voire moqué. Il est rem­pla­cé par la vic­time, le faible, le han­di­ca­pé, le malin.

Avec le recul je ne peux m’empêcher de pen­ser à ce pas­sage de Zarathoustra de Nietzsche : « Point de ber­ger et un seul trou­peau » ! Chacun veut la même chose, tous sont égaux : qui a d’autres sen­ti­ments va de son plein gré dans la mai­son des fous. « Nous avons inven­té le bon­heur » – disent les der­niers hommes, et ils clignent de l’œil. 

Après le dîner, un concert de musique médié­vale par Roxane à la harpe, Sara au pia­no et Maxime à la gui­tare et tam­bou­rin. Nous avons écou­té une dou­zaine de pièces de trou­ba­dours qui cor­res­pon­daient si bien à notre attente d’harmonie.

Après une nuit repo­sée vint le dimanche. Le sujet des der­nières confé­rences fut : Où allons-nous ? L’avenir de l’ordre mon­dial et la tyran­nie tech­no­cra­tique. Comment orga­ni­ser une alter­na­tive de vie pour le futur ? Accomplir le but de la vie humaine.
Comment nous per­mettre de sur­vivre avec nos valeurs et nos tra­di­tions ? Est-il pos­sible de lut­ter contre ce monde tota­li­taire tout puis­sant par sa tech­no­lo­gie omni­pré­sente ?
Renouer avec le culte des Héros, res­tau­rer dans nos familles, nos proches, les ver­tus de droi­ture, de cou­rage, de viri­li­té. Refuser « l’uni-formisme », consta­ter que si le rôle des hommes est de com­battre et de pro­duire celui des femmes est de pro­té­ger, d’instruire et d’élever (dans tous les sens du verbe).

Face à cet uni­vers sans amour il nous faut lui tour­ner le dos, s’en écar­ter, choi­sir d’autres che­mins. Le retour au Clan est le moyen de refu­ser l’individualisme for­ce­né. De choi­sir un autre mode de vie et de se pré­pa­rer à sur­vivre.

Cela passe par un retour à la reli­gio­si­té, à la renais­sance de nos mythes ances­traux, à l’exemplarité de notre com­por­te­ment devant les géné­ra­tions futures. Cultivons l’espérance.

J’ai pas­sé deux jour­nées et demi, avec un sen­ti­ment de grande liber­té, d’harmonie. Tous les sujets ont été abor­dés, y com­pris ceux qui sont évo­qués par les adver­saires de Brigandes sur le Net. Il est si facile de salir ce que l’on craint. Joël Labruyère n’accepte pas la sou­mis­sion aux pou­voirs d’État. Il montre le tota­li­ta­risme léger, dis­cret mais sans pitié, qui cherche à étouf­fer la liber­té de conscience, l’indépendance des pen­sées, les livres mau­dits. Alors lui comme ceux qui l’entourent doivent être salis et pré­sen­tés comme mal­sains.

Contactez la Communauté de la Rose et de l’Épée et n’hésitez pas à par­ti­ci­per à un pro­chain séjour d’étude. Vous en revien­drez enri­chi. Je peux vous annon­cer un wee­kend d’étude sur le même thème du ven­dre­di 5 au dimanche 7 juillet sur le thème : L’origine de l’homme et sa des­ti­na­tion selon la tra­di­tion indo-euro­péenne.

Lieu-dit « Le Gazel » – 34330 La Salvetat-sur-Ragout
Téléphone : 04 67 97 33 82
Messagerie : communaute.rose.epee@gmail.com

Christian R.