Sœurs écolo et produits bio, au monastère de Taulignan

Le monas­tère de Taulignan a été fon­dé au XIXe siècle en Provence, pas très loin de Montélimar. Il a eu une his­toire assez mou­ve­men­tée et est fina­le­ment aujourd’hui habi­té par une com­mu­nau­té de sœurs domi­ni­caines. Elles y mènent une vie contem­pla­tive, entre la prière, l’étude et le tra­vail manuel.

Et à pro­pos de tra­vail manuel, les moniales de Taulignan ont une spé­cia­li­té : l’écologie ! Divine Box vous emmène faire un tour sous le soleil de Provence pour décou­vrir les bons pro­duits monas­tiques du monas­tère de Taulignan : vous nous sui­vez ?

Une terre bénie pour l’écologie

Au tout début de son his­toire, au XIXe siècle donc, le monas­tère était répu­té pour le tra­vail de la soie. Il y a d’ailleurs encore aujourd’hui un musée de la soie­rie à Taulignan ! Mais les sœurs, elles, sont pas­sées à une nou­velle acti­vi­té : les plantes bio. Eh oui, il y a dix ans, alors que ça n’allait pas fort au monas­tère, elles ont fait une chouette décou­verte : leurs terres étaient idéales pour faire pous­ser des plantes ! Un spé­cia­liste de l’agroécologie leur a même pré­dit à l’époque : “Ça peut être un petit para­dis.” (Un comble pour un monas­tère, n’est-ce pas ?)
Ni une ni deux, les sœurs se sont mises au bou­lot et se sont équi­pées d’une dis­til­le­rie. Elles ont été aidées et for­mées, et aujourd’hui, ce sont des pros de l’écologie.

Abbaye Taulignan

C’est notam­ment avec les récoltes de leurs champs de lavande que les sœurs dis­til­lent leurs huiles essen­tielles bio – © Divine Box

Un lancement à tâtons

Et pour­tant, au début, les sœurs ont dû tâton­ner un peu…! Il y a dix ans, à la fin de leur pre­mière récolte de roma­rin, elles décident de faire appel à une dis­til­le­rie de la région pour conti­nuer le tra­vail. Lorsque les moniales télé­phonent pour savoir quelle est la quan­ti­té mini­male pour pou­voir dis­til­ler, on leur répond au bout du fil : “Oh, un vase !”. Surprises mais satis­faites, elles se disent qu’elles auront bien assez de roma­rin. Ce n’est que lors de leur visite pré­pa­ra­toire à la dis­til­le­rie que les sœurs découvrent le volume du “vase” en ques­tion : 6000 litres ! Un peu déçues mais sur­tout très amu­sées, elles repartent penaudes.
C’est fina­le­ment la Chambre d’Agriculture qui leur pro­pose de dis­til­ler leur roma­rin mal­gré la petite quan­ti­té. Elles apportent donc leur voi­ture rem­plie à ras-bord de roma­rin pour reve­nir ensuite cher­cher leur huile essen­tielle quelques temps plus tard. Avant de par­tir récu­pé­rer leur huile, les sœurs hésitent : com­bien de jer­ri­canes de cinq litres faut-il ? Elles optent pour un jer­ri­cane et deux grandes bou­teilles. Une fois sur place, le dis­til­la­teur leur apporte leur huile essen­tielle : il y a, en tout et pour tout, une demi-bou­teille ! Aujourd’hui encore, les sœurs se sou­viennent de leur fou rire !

Abbaye Taulignan

Après leurs mésa­ven­tures du début, les sœurs se sont équi­pées de leur propre dis­til­le­rie, avec une cuve de 500 litres. – © Divine Box

Des tisanes et des huiles 100% bio

Mais ras­su­rez-vous : depuis, les sœurs ont beau­coup tra­vaillé et bien pro­gres­sé ! Elles font pous­ser du roma­rin, du thym, de la lavande, de la camo­mille, de la ver­veine, et plein d’autres plantes bien­fai­santes pour la san­té ! Et avec tout ça, elles fabriquent des huiles essen­tielles, qu’elles dis­til­lent elles-mêmes, mais aus­si de déli­cieuses tisanes bio, comme celle à l’origan. Leur dis­til­le­rie abrite une cuve de 500 litres (on n’en est pas encore au “vase” de 6000 litres mais c’est quand même pas mal, non ?).
GrenilletteComme elles n’utilisent que des engrais natu­rels et font tout le tra­vail à la main de A à Z, leurs pro­duits sont cer­ti­fiés bio­lo­giques, et les sachets sont même bio­dé­gra­dables : c’est pas beau ça ?
Et, cerise sur le gâteau, elles ont presque com­plè­te­ment renon­cé au trac­teur et uti­lisent prin­ci­pa­le­ment des “gre­li­nettes” pour aérer la terre (c’est une sorte de bêche, mais avec un nom plus amu­sant !)

Abbaye Taulignan

Tous les fla­cons rem­plis par les sœurs sont ven­dus à la bou­tique du monas­tère – © Divine Box

Une conservation d’archives

En plus de tout le tra­vail que leur demandent leurs plan­ta­tions et leur dis­til­le­rie, les sœurs de Taulignan ont aus­si une acti­vi­té qui n’a rien à voir. Elles ont en effet la charge des archives du dio­cèse d’Oran (en Algérie).
Trois moniales sont char­gées de répondre aux familles qui cherchent des ren­sei­gne­ments : il y en a trois ou quatre par jour ! Alors entre les champs, la dis­til­le­rie et les 70 mètres car­rés d’archives, on ne chôme pas à Taulignan…

Découvrir les produits du monastère de Taulignan

Allez donc sur place pour vous y repo­ser ou goû­ter les pro­duits des sœurs domi­ni­caines.
Voici leur adresse :
Monastère la Clarté Notre-Dame
980 che­min de l’Écluze
26770 Taulignan
Ou si vous êtes un peu loin, vous pou­vez aus­si décou­vrir les pro­duits du monas­tère de Taulignan sur la bou­tique en ligne de Divine Box !